SCÈNE VIII
Les Mêmes, MORIN.
MORIN
Me voici exact à ma parole , comme vous voyez., eh ! bien, mademoiselle Thérèse ?
Philippe, avec fierté.
Eh ! bien , monsieur Morin ?
MORIN
Vous savez...
PHILIPPE
Je sais tout , monsieur... et vous croyez que j'endurerai un pareil affront ?
MORIN
Ce n'est pas de vous dont il s'agit... c'est votre mère qui me doit... et quand on doit... il faut payer, autrement... ma foi...
THÉRÈSE , d'un Ion suppliant.
Monsieur Morin, par pitié.
MORIN , froidement.
Eh! bien , oui... la pitié... c'est fort bon... quand on a le moyen d'attendre ou envie de perdre... moi je n'ai ni l'un , ni l'autre... et mon jugement est exécutoire.
t thilippe.
Air: Le magistrat irréprochable.
Quoi! sans remords, vous vernirez sa chaumière! Sur volie cœur, l,i pitié perd ses droits; Bien mieux que vous , un pauvre militaire, Sut donc toujours obéir a sa voix?
J'aurais cent fois, au milieu du carnage, Pu m'enrichir par un honteux butin ; Mais j'ai toujours respecté l'héritage De la veuve et de l'orphelin.
MORIN
C'est fort bien penser... mais...
THÉRÈSE
Monsieur Morin , vous ne perdrez rien avec nous... de grâce , accordez-nous du temps pour vous payer.
( 29 ) piiiuppe, avec dignité.
Laissez , laissez Tliè: èse.