THÉRÈSE, PHILIPPE
THÉRÈSE
Philippe , pourquoi ce bagage?
PHILIPPE
Rassurez-vous , tout est arrangé.
THÉiU.SL.
Mais encore que signifie ?..
PHILIPPE , embarrasse.
]>■ vais à la ville.
THERESE
Quel motif?
PHILIPPE , à part.
Que lui dire ?. ( haut ). Les litres étant entre les mains d'un homme de loi...
Thérèse , avec inquiétude.
Philippe... serez-vous longtemps absent ? PHILIPPE , hésitant.
Je l'ignore... ( on entend battre la caisse et V orchestre exécute pianissimo * pendant le reste de la scène , la marche suivante ). Dieu ! le signal du départ. •
Thérèse , de même avec une inquiétude croissante.
Vous l'ignorez... ah ! ne me trompez pas.
PHILIPPE
Ma chère Thérèse , vous m'avez toujours aimé ?
THERESE
Vous me le demandez.
PHILIPPE , lui prenant la main.
C'est aujourd'hui que j'en attends la preuve.
Thérèse , avec effroi.
Quel langage !.. vous m'effrayez !
PHILIPPE
Eh! bien , oui... ce signal est celui du départ... oui , mon amie... il faut nous séparer.
Thérèse j avec explosion.
Nous séparer !
PHILIPPE
Il fallait payer Morin... mais j'emporte l'espoir , si jamais vous vous mariez , que vous n'abandonnerez pas ma mère... que si j;« ne dois plus la revoir , vous recueillerez pour moi sa dernière bénédiction... et que vous penserez quelquefois encore à celai... adieu, Thérèse.
(Le tambour bat de nouveau; les recrues , diversement habillées j défiait et s'arrêtent au fond du théâtre). Les Frères. 4
choeur De recrues , descendant de la colline , à gauche de l'acteur j qui conduit au village.
Air : Musique de M. Heud'tr.
Pour le régiment, Partons tous gaiment, I\'ofre bon Roi nous appelle , A ses lois fidèle , Que chacun gaîment, liejoign' son régiment.
( Thérèse se laisse tomber sur un banc de gazon , Philippe s'approche pour la secourir 3 et la soutient pendant le chœur précèdent ) ..