‹ Les petits appartemensChapitre 47 sur 356 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Je ne puis t'offrir en ce jour Ni les honneurs, ni l'opulence; Mon seul trésor est mon amour.

Veux-tu, loin du fracas des villes, Recevoir mon cœur et ma main, Et dans les lieux qui me servent d'asiles, Quel qu'il soit , suivre mon destin?

Eh quoi ! tu gardes le silence ?

Alice, à part, le regardant.

S'il devait toujours être ainsi, Je ne dis pas... mais quand j'y pense, La nuit... dans les bois... près de lui... Et le suivre dans les forêts...

ALBÉRIC

Eh bien ! répondez?

ALICE

Jamais.

Non, je ne le pourrai jamais!

ENSEMBLE

ALBÉRIC. ALICE

Jamais! ah! quelle offense ' Hélas! à sa vengeance

Voilii ma récompense ! Je me livre d'avance;

Il n'est plus d'espérance Mais je souffre en silence

Pour moi qui l'adorais! De crainte et de regrets.

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