‹ Les petits appartemensChapitre 48 sur 356 · CATHERINE. RAIMBAUD · texte numérisé non relu

CATHERINE. RAIMBAUD

Jamais! à sa constance Jamais! ah ! quelle offense !

Moi qui croyais d'avance ! Grand Dieu ! quelle imprudence !

Refuser l'alliance Refuser l'alliance

Que je lui conseillais ! Que je lui conseillais !

BERTRAND

C'est moi qui suis le plus aimable ;

C'est moi qui l'emporte sur lui!

CATHERINE , à part.

Elle n'a fait un choix semblable

Que pour m'enleverun mari.

ENSEMBLE

ALBÉRIC. ALICE

O trahison ! ô perfidie ! Il m'accuse de perfidie,

Un aulre obtient le nom d'époux! Et j'ai mérité son courroux ;

Qu'il redoute ma jalousie ! Mais de peur mon anie est saisie.

Qu'il craigne mon jnste courroux! Je ne puis prendre un tel époux1

»6 LE LOUP-GAUOU,

RA1MBAUD. CATHERINE.

Voyei, voyez quelle folie ! Voyez, voyci la perfidie !

Refuser un pareil époux ! Venir m'enlever un époux ,

Lorsque cet hymen que j'envie Lorsque d'un autre elle est chérie!

Faisait notre Lonheurh tous'. C'est affreux... c'est indigne a vous'

BERTRAND

J'ai iléjoué sa perfidie :

C'est moi qui serai son époux ; Mais je crains fort sa jalousie , Et je crains surtout son courroux.

(Bertrand donne la main à silice et ils entrent par la porte à droite.)

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