LES PRÉCÉDENS, FABRICE
FABRICE
Monsieur le premier podesla de la ville de Siennedemande à parler à son altesse.
SAINT-ALBAN
Le baron de Trigoso ?
Oui; depuis hier il est à Florence pour solliciter.
SAINT-ALBAN
C'est le magistrat dont je vous parlais tout à l'heure.
LE PRINCE, avec inquiétude.
Comment?
SAINT-ALBAN
Eh ! oui : l'oncle de mademoiselle d'Alberti , une des filles d'honneur de la princesse votre mère. le prince, à part.
Dieu! Qu'entends-je? celle que j aime! (haut) à Saint* Al ban.) Tu ne dois point rester ici, il ne faut pas qu'il te voie.
s Ai \TT- A LB AN s '(-Joignant.
Non , monseigneur.
le prince.
Sors, sors bien vile (Saint- Aïban sort : le prince à Fabrice.) Qu'on introduise le baron, (seul .sur le devant de la scène.) Conçoit-on une pareille audace de la part de Saint-Alban?... S'adressera une jeune personne qui est la vertu même... qui n'a jamais voulu m accorder un regard!... Ces mauvais sujets ne respectent rien,