‹ Les petits appartemensChapitre 90 sur 356 · I KM M · texte numérisé non relu

I KM M

Je m'en rapporte à vous, madame Durand, Ahl si Lu

voulais un peu devenir veuve! Mais, liens, il Paul que je te fasse ma confidence... Dans le peu d'heures que j'ai sommeillé , je n'ai fait que rêver à noire jeune mariée; c'est toujours si joli une mariée.

Ali; : Vau<le\ill(.' îles Maris out tort.

Je ne sais quel charme invisible

Rend encov ses attraits pins doux,

Et dans mon humeur irascible

Souvent j en veuv à son époux.

C est un vol qu'il nous l'ait, je peuse ,

Et Ton se pendrait pour un rien

Si l'on n'avait pas l'espérance

De rentrer un jour dans son bien.

Mais, dis-moi , quel est son nom de famille ? son futur ? Que diable, causons donc un peu. Je ne te reconnais pas là, loi qui, d'ordinaire, ne demandes pas mieux.

MAD.OIK ptfJJAKD.

Vous ne m'en laissez pas le temps. Le futur est un monsieur Jacotin, qui depuis long-temps s'est lancé dans les CourniLures. Il avaÏL l'entreprise de tout un corps d'arnn'v. nt roulait voilure pendant que nos regimens de cavalereallaient à pied. Du reste, ni beau , ni laid , ni sol , ni spirituel , ni honnête homme, ni fripon , quoiqu'on Prétende qu'il ait plus de crédit que de fortune , et que celte dot-la \ irinlra bien à point pour faire face à plusieurs mauvaises a ffu 1 1

< RRESÎ.

Et, sa femme ?

MADAME DLUASD.

Dix-huit ans, de jolis yeux, la douceur, l'ingénuité même... voilà mademoiselle Estelle de Gercourt.

ERNEST

Comment dis-tu? Estelle de Gercourt, une jeune 01 phelinc, qui dépend de son oncle , ... d'un tuteur.

. \DAMK DURAND.

C'csl cela même 1

ERNKS 1 .

Ma chère madame Durand, il faut qu'a l'instanl même je lui parle, à elle ou à M. de Gercourt. .1. m |, s ,,,nnais pas; mais, n'importe, rends-moi ce >ei \ il

^1 WiAME I>IR\M>.

\h ça! perdez-vous la tête ?

ERNEST

C'est celle que j'ai refusée. Tout était d'accord , ses parens et le9 miens... Moi seul...

MADAME DURAND

C'est ça; et parce qu'elle est à un autre , voilà que vous y pensez.

AIR : Tenez j moi je suis un bon homme.

Ah! mon dieu , voilà bien les hommes!

Qu'un' pauvre fille a de malheurs !

Elle trouve au siècle où nous sommes Des amans et pas d'épouseurs.

Souvent enfin sur dix ou douze Pas un seul n'a dit : me voici !

Mais sitôt que quelqu'un l'épouse , Chacun veut être son mari.

ERNEST

Eh! il s'agit bien de cela. Ne vas-tu pas me faire aussi de la morale, toi?... Donne-moi plutôt les moyens de lui parler, (se mettant à genoux.) Madame Durand, ma chère petite madame Durand, fais seulement que je puisse approcher d'elle , que j'aille à cette noce, que j'y sois invité.

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