Voir au 14 octobre. — 3. Voir au 30 décembre
4. Le père du Bienheureux était don Pédro de Ribera, duc d'Alcala, gouverneur de l’Andalousie et vice-roi de Naples. Ayant élevé son fils dans la piété, il le vit avec bonheur entrer dans l'état ecclésiastique où l'attirait l'amour qu'il avait pour le Sauveur caché dans l'Eucharistie. Elevé malgré ses refus persévérants sur le siége de Badajoz, peu de temps après le Pape le nommait patriarche d'Antioche, et Philippe If, archevêque de Valence. Les Maures habitaient en grand nombre dans le pays qu'ils gâtaient par leurs mauvais exemples et le mauvais emploi de leurs richesses. Ils avaient entre les mains tout le commerce ct l'industrie. Le saint archevêque lutta contre leurs désordres, mais inutilement. Alors il réclama et obtint de Philippe II leur expulsion. Sa charité adoucit à ces malheureux ce qu'une semblable mesure avait pour eux de rigoureux; il en ramena plusieurs à la vraie foi. Dieu avait donné à l'archevêque le don de prophétie : il avait prédit la mauvaise réussite de Philippe IL contre l'Angleterre. Devenu, us lui encore, vice-roi de Valence, il dota cette ville d'un magnifique collége. Pie VI l'a béatifé e 30 août 1795.