‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 125 sur 412 · Voir au 19 de ce mois. — 4, Voir 1e 51 Ac ce mois · texte numérisé non relu

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l’ancien archevêché d'Embrun 1.-— À Senlis, saint Saintin, évêque ?. 1ve 8. — Au diocèse de Limoges, saint THÉAU ou TILLON, disciple de saint Eloi et abbé de Solignac, qui quitta volontairement son abbaye pour se retirer dans la solitude, où il devint le père d'un grand nombre de religieux. 702, — Au Mans, saint ALDRIC ou Audry, d’abord chanoine et préchantre de Saint-Etienne de Metz, puis évêque au Man:, qui assembla en un cloitre les chanoines de sa cathédrale, jusqu'alors dispersés «ans la ville, et procura beaucoup d’autres biens spirituels et temporels. Il fut inhumé à Saint-Vincent. 856. — A Sens, saint ANASTASE, évêque et confesseur, remarquable par sa grande abstinence et par son extrême charité envers les pauvres, qui fit commencer la construction de la grande église de Saint-Etienne, et fut enterré à Saint-Pierre-le-Vif, où il est honoré. 971. — A Saint-Jean-sur-Loire, en Anjou, saint Julien, martyr. x1° 8. — Au territoire d’Avranches, le bienheureux ViraL, fondateur de la Congrégation de Savigny, célèbre par ses prédications. 4119.

MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX

Martyrologe des Carmes déchaussés. — L’éloge de saint Raymond de Penna‘ort se lit aussi à la même place qu'il occupe dans le Martyrologe romain. — A Barcelone, saint Raymond de Pennafort, de l'Ordre des Frères prêcheurs, célèbre par sa sainteté et sa doctrine. Le jour de sa fêle arrive chez nous le 48 février. ù

ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES

À Vérone, saint Sénateur, qui fut évèque de cette ville entre saint Procule et saint Probus, sous les empereurs Dioclétien et Maximien. — En Bavière, fête de saint VALENTIN, évêque de Passau, et apôtre du Tyrol. ve siècle, — A Pavie, saint CRISPIN Ill, évêque, qu'il ne faut pas confondre avec son prédécesseur saint Crispin Ier, mentionné ci-dessus, Il instruisit saint Epiphane, qui fut aussi évêque de Pavie. An 466. — En Sicile, le bienheureux Mathieu, de l'Ordre de Saint-François, évèque d'Agrigente. 1200. — En Espagne, la vénérable Maria Raggia, du Tiers-Ordre de Saint- Dominique. Fin du xvié siècle. — En Italie, saint Valentin II, évèque de Terni et confesseur ; il convertit un grand nombre d’Ariens, et demeura trente-neuf ans à la tête de son diocèse. Vers l'an 533. — En Angleterre, saint Cedde, évèque de Londres, qui convertit une partie des Anyles, suiets du roi Penda, chrétien lui-même ; 11 fut aussi l’apôtre et le second évêque des Saxons orientaux, baptisa le roi Suidhelm, construisit plusieurs monastères, et mourut de la peste l’:n 664. — En Allemagne, le bienheureux Wittikind le Grand, le célèbre duc des Saxons, que Charlemagne amena à la foi chrétienne et tint sur les fonts de baptême. Les guerres et les révoltes incessantes de Wittikind avant sa conversion sont int mement liées 4 l'histoire de son va nqueur, et sont racontées par tous les annalistes, La conduite édifiante qu’il tint après sa soumission définitive est moins connue : ce harbare, tant de ‘ois parjure, fut aussi ardent à réparer le mal qu'il l'avait été à le commettre. Il couvrit son territoire d'églises et de monastères; on ser ppelle la tradit on suivant laquelle il vint un jour se présenter à Charlemagne sous un déguisement de mendiant, parmi les pauvres auxquels on d stribuait l'aumône, et vit, durant le service divin, un petit enfant entrer, avec les saintes espèces, dans la bouche de chacun des communiants. Sa fidélité envers Dien et envers l'empereur excita contre lui la haine des autres chefs Saxons. Il mourut vers l'an 808, dans une guerre contre les Suèves ; se: restes furent transportés à Paderhorn, où 1ls furent honorés d'un culte public. — À Cologne, au monastère de saint Pantaléon, saint REYNOLD, moine et martyr, fait par son abbé maitre des tailleurs de pierres; ceux-ci, par jalousie, complotèrent contre ses jours etle mirent à mot. 960.— En Danemark, saint Canut, duc de Sleswig, roi des Slaves occidentaux, ce: petit-lils de saint Canut IV; il fut martyrisé par les Danois le 7 janvier 1130.— A Sienne, le bienheureux Albert, moine sous les ordres de saint Guillaume, ancien comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, puis ermite de l'Ordre des Camaldules sur le territoire de Sienne. Vers l’in 1181.— Les Bollandistes ajoutent encore à ce jour la vie du vénérable P. Louis DE LOIS, abbé de Liessies (abbas Lætiensis), en Belgique, non pas, d sent-ils, qu'il soit encore honoré d'aucun culte, mais en raison de sa grande célébrité et par reconnaissance pour la protection dont il entoura la société de Jésus à son berceau. Il mourut en 1566. — En Ecosse, sainte Kentiserne, fille de Kelly, prince de Leinster, en Irlande, et mère du saint abbé Félan ; après la mort de son mari, elle se retira en Ecosse et y prit l'habit monastique. Il y avait une église paroissiale de son nom à Locloumont, dans la petite ile d'Inchelroch. 728. — A Bréscia, inveution des reliques de saint Benjamin et de saint Maxime.

1. Voir au 28 janvier. — 2. Saint Saintin succéda à saint Lethard, lorsque ce Pontife accompagna en Angleterre la princesse Berthe. — V. la vie de saint Ethelbert au 24 février. — Le nom de Saintin figure

parmi ceux des évêques qui ont assisté à un concile tenu à Paris sous Chilpéric 18r. Non loin de l'église de Saint-Ricul, une chapelle lui était dédiée. Voir au 7 février.

812. — Pape ; saint Melchiade. — Empereurs romains : Constantin, Licinius et Maximin-Daïa.

Seigneur, l'explication de votre parole éclaire et donne de l'intelligence aux petits. Ps. cxvur. Etudiez et surtout tâchez de comprendre les commentaires que les Docteurs ont faits sur les saints

livres. Thomas à Kempis.

Ce grand personnage était Syrien de nation, d’une famille illustre de la ville de Samosate !. Ses parents, qui étaient chrétiens, prirent un soin particulier de l’élever en la crainte de Dieu, et de lui faire apprendre les maximes de la vraie piété et de la religion chrétienne. Il demeura néanmoins orphelin de père et de mère à l’âge de douze ans, et dès lors, jugeant que la vie religieuse était un port assuré contre les orages du monde, il se retira chez un saint personnage appelé Macaire, qui faisait profession d’interpréter les saintes Ecritures en la ville d'Edesse. Lucien profita si bien à cette école, qu’il se prescrivit dès lors une façon de vivre très-austère : de sorte que pour ses mets les plus délicieux, il n'usait que de pain sec, d'herbes crues et de racines; et, quelle que fût la rigueur du froid en hiver, il ne s’'approchait jamais du feu. L’oraison et le silence étaient ses plus familiers entretiens, ets’illui échappait quelquefois une parole de la bouche, elle n’était puisée que dans les saintes Ecritures.

Avançant de plus en plus en âge et en vertu, il se fit ordonner prêtre en la ville d’Antioche ; et pour être plus utile au public, il entreprit d’instruire la jeunesse, tant dans les belles-lettres que dans la pratique de la piété. Pour cet effet, il tint école ouverte, à l'exemple de son maitre saint Macaire, afin que tous ceux qui voudraient jouir du fruit de ses travaux, le pussent faire sans aucune difficulté. Et, pour avoir de quoi faire l’aumône aux pauvres, il s’acquit une telle facilité de bien écrire, qu'il y gagnait assez pour son entretien et celui des autres. Il entreprit, de plus, un ouvrage très-difficile ; car, ayant observé que les hérétiques, traduisant diversement les livres sacrés, y avaient glissé beaucoup d'erreurs, il résolut d'en revoir toutes les traductions, et d’en faire une toute nouvelle de l’hébreu en grec ; cette édition mérita l'estime universelle, et fut très-utile à saint Jérôme, qui rapporte que l’on s’en servait dans l'Eglise d'Orient, particulièrement depuis Constantinople jusqu’à Antioche.

Comme notre Saint travaillait ainsi pour la religion, l’empereur Maximin renouvela les édits de ses prédécesseurs Dioclétien et Maximien, et continua de persécuter les fidèles. Sachant que ce très-saint prêtre était un des plus fermes soutiens et une des plus fortes colonnes de l'Eglise catholique d’Antioche, et que les fidèles avaient pour lui beaucoup de déférence, il résolut de le faire arrêter ; mais le saint homme en ayant avis, pour ne se pas exposer témérairement au péril, sortit de la ville et se retira secrète-

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