XII - AVIS DES ÉDITEURS
g — Les HaAGIOGRAPHES de chaque diocèse. Des mesures avaient été prises pour que chaque diocèse reviît, corrigeât sa propre histoire par l'organe d’ecclésiastiques ou de savants que leurs études rendaient les plus aptes à ce travail.
S’est-il agi d'écrire la vie d’un PAPE (comme saint Pierre, saint Lin, saint Clet, saint Calixte, saint Urbain, saint Léon, saint Grégoire, saint Martin, saint Benoît, etc.), l’auteur s’est attaché à en donner une histoire exacte, complète, détaillée, d’après les documents découverts par la science moderne. Il s’est étudié à défendre les droits du Saint-Siége, à décrire le rôle auguste des souverains Pontifes, non-seulement dans la conduite de l'Eglise universelle, mais aussi dans la direction du genre humain.
Les autres recueils sont défectueux sous ce rapport, omettant un certain nombre de saints Papes, et ne mettant pas la vie des autres dans tout leur jour au moyen des découvertes de l’archéologie et de la science historique.
A-t-il fallu retracer l’histoire d’un APôrTrE de notre France (comme saint Martial, apôtre de Limoges ; saint Firmin, apôtre d'Amiens ; saint Front, apôtre de Périgueux ; saint Denis, apôtre de Paris, etc.), l’auteur s’est appliqué à y raconter longuement l’évangélisation des Gaules, conformément à la tradition qui la fait remonter aux Apôtres, tradition que sont venues confirmer de nos jours les recherches des savants.
Il n’a pas négligé, non plus, les Apôtres des autres contrées, les Saints qui ont porté les premiers la lumière de la foi aux divers peuples du globe, et qui sont universellement regardés comme les fondateurs des principaux siéges épiscopaux.
Les autres recueils sont encore tout à fait inférieurs sous ce rapport.
Le nom d’un PÈRE DE L'EGLISE ou d’un ECRIVAIN ECCLÉSIASTIQUE quelconque (comme saint Apollinaire, saint Augustin, saint Basile, saint Bernard, saint Bonaventure, le bienheureux Cassien, saint Chry: sostome, saint Irénée, saint Isidore de Séville, saint Jérôme, saint Thomas d'Aquin, etc., etc.) s'est-il rencontré dans les fastes de l’histoire hagiographique, il a eu soin de donner la liste aussi complète que possible et même l'analyse critique de ses œuvres. Il a comme extrait la moelle des écrits ascétiques, et présenté ainsi aux âmes pieuses un aliment aussi suave que substantiel. Bien plus, il a su amener à propos l’histoire d'auteurs illustres que l'Eglise n’a pas placés sur les autels (comme Bossuet, Clément d'Alexandrie, Origène, Tertullien), et il en a profité pour présenter au lecteur, dans un abrégé sommaire, la description analytique de leurs écrits. Il fait connaître les meilleures éditions et les traductions qui ont paru jusqu’à nos jours. Il indique même les ouvrages restés manuscrits, tels que ceux du bienheureux cardinal de Luxembourg. Les ouvrages spéciaux publiés sur ce sujet, celui de Dom Ceillier, par exemple, sont tellement étendus et dispendieux, que bien peu de personnes ont le loisir de les lire ou les facultés nécessaires pour se les procurer.
Les autres recueils se taisent sur cette matière ou reproduisent