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AVIS DES ÉDITEURS. XIII

Godescard qui n’est plus, de nos jours, au niveau de la science bibliographique.

Chaque fois aussi que l’auteur a rencontré sur sa route un Fonpa- TEUR OU un RÉFORMATEUR D'ORDRES, D'ABBAYES OU DE CONGRÉGATIONS RELI- GIEUSES, il a eu soin de donner de nombreux et intéressants détails sur ces fondations, restaurations ou réformes, sur les vicissitudes par lesquelles elles ont passé et sur l’état actuel de ces communautés.

Quand les autres recueils parlent des Ordres religieux, des abbayes, etc., ils s'arrêtent aux xvu et xvin® siècles, avec Giry, Godescard, Hélyot ; ils ne disent rien de la situation présente, au xix° siècle. L'auteur des Petits Bollandistes, au contraire, conduit l’histoire des Congrégations religieuses, par exemple celle de la Compagnie de Jésus, jusqu’à nos jours, jusqu’à la persécution de M. de Bismark contre ces religieux et contre les catholiques d'Allemagne.

L'auteur des Petits Bollandistes, depuis sa première édition, a enrichi son ouvrage de la vie de plusieurs milliers de Saints français, grâce aux nombreuses publications qui ont paru de nos jours sur l’hagiographie nationale, provinciale, diocésaine, locale, et aux documents qui lui ont été fournis de tous les points de la France. Aussi dans tel autre recueil il y a deux mille Saints français de moins que dans les Petits Bollandistes. Tel autre, moins complet aussi que les Petits Bollandistes pour le nombre, l’est surtout en ce qu’il emprunte chacune de ses biographies à quelque auteur des deux derniers siècles, au lieu de profiter des remarquables travaux publiés de notre temps, de sorta qu'il est fatalement incomplet et inexact.

La même remarque s'applique aux Saints récemment canonisés. Ainsi, un recueil paru cette année ne consacre que deux colonnes à la vie de sainte Germaine Cousin, qui occupe, dans les Petits Bollandistes, dix-sept pages. Un autre recueil, en cours de publication, dans un volume qui porte la date de 1873, appelle cette Sainte bienheureuse, et s'arrête en effet à sa béatification en 1854, sans parler de sa canonisation en 1867.

Elle s'applique aussi aux Saints de l'Ancien Testament, et aux personnages évangéliques étudiés avec plus de soin de nos jours.

Chacune des grandes biographies dont nous parlons comprend quatre parties bien distinctes :

a — L'Histoire de la Vie du Saint ou de la Sainte, du Bienheureux ou de la Bienheureuse de l’ancien ou du nouveau Testament ; cette vie n’est pas résumée avec sécheresse et aridité, mais agréablement développée ; elle contient des détails propres à édifier les fidèles, et à montrer l’action surnaturelle de la Providence ; elle est pleine de charme et d’onction;

b — L’iIconographie et le Patronage, quand il y a lieu, ce qui arrive presque toujours. Il n’était pas sans intérêt d'indiquer, à la fin de la biographie de chaque Saint, comment l’art chrétien l’a représenté et pourquoi ; quel attribut le caractérise et quel est le motif de cette caractéristique ; à quel trait, à quelle circonstance de la vie du Saint

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