Die vier Botschafter
8. Cf. Bollandistes, t. 1er de janvier, p. 368 et suiv.; Godescard, édition de Bruxelles, au 7 janvier; — Bavuria sunvla, par Rader, où il est représenté dans sa solitude, près de Meran, avec un enfant qu'il vient de ressusciter,
SAINT CRISPIN I, ÉVÊQUE DE PAVIE (an 466).
Il fleurit au temps de saint Léon le Grand, pape, et assista au Concile de Milan, alors assemblé; on en a la preuve dans la lettre synodique envoyée au pape par le même Concile. Il eut pour successeur saint Epiphane, son égal par la sainteté et par le savoir. Ennodius, évêque de Pavie, parle de lui dans sa vie de saint Epiphane, et dans un poëme du même Ennodius, on lit ces vers 1 :
« Salut, père saint ; salut, cendres tant vénérées de Crispin; salut, äme admirable, demeure « sacrée des sciences et des vertus évangéliques ».
SAINT NICÉTAS, ÉVÊQUE DES CONTRÉES DANUBIENNES (v° siècle).
Cet évêque, des contrées Danubiennes, n’était pas inconnu à Rome. Saint Paulin (épitre x à Sévère), loue hautement sa science et le propose à l'admiration des Romains : il avait l'habitude de venir en pèlerinage aux Saints Lieux, en Italie. C’est à l’occasion d’un de ces pèlerinages que saint Paulin composa une belle ode en vers saphiques, dans laquelle il célèbre ses belles actions, et entre autres choses parle de la conversion des Besses à la foi de Jésus-Christ. C’était une nation sauvage entre toutes, car, au témoignage de Strabon, l'habitude du vol qu'avaient ces peuples leur fit donner à tous le nom commun de Latrones, Larrons. Voici les vers de saint Paulin sur ce sujet 2:
« Sauvages par leur climat et par leur naturel, les Besses, nation plus dure que ses «glaciers, changés en agneaux paisibles, se rassemblent sous sa houletie dans la demeure de « la paix ».
Les Besses, dit saint Jérôme, horde de sauvages couverts de peaux de bêtes, qui immolaient autrefois les hommes aux mânes des morts, ont maintenant adouci leurs voix stridentes pour chanter les louanges du Christ.
SAINT THÉAU OU TILLON, OU THIELMAN, ABBÉ DE SOLIGNAC (an 702).
Enlevé dès l’enfance par des brigands à sa famille qui était de la nation saxonne, saint Théau ou Tillon eut le bonheur d’être vendu comme esclave à saint Eloi, évêque de Noyon. Sant Eloi le traita comme son fils, Penvoya étudier à l'abbaye de Solignac, en Limous n, l'éleva ensuite au sacerdoce, puis lui confia la mission d'annoncer l'Evangile à Tournai et dans d'autres lieux des Pays-Bas. Théau revint à Soliguac après la mort de saint Eloi, y vécut dans la solitude, retraçant la vie des Antoine et des Macaire, par sa simplicité, sa ferveur et ses austérités. Sa sainteté éclatante attira tant de monde autour de Jui, que son désert était peuplé à sa mort de trois cents religieux.
Notre Saint avait atteint l'âge de 94 ans ; sentant sa fin prochaine, il dépêcha un jeune homme vers l’évêque de Limoges, et lui dit : « Va-t-en, mon fils, en toute hâte à la ville de Limoges, ct « dis au pasteur de l’église que je le prie de venir demain en ce lieu, de me recommander à Dieu « dans ses prières, et de rendre mon corps à la terre ». Théau recut les derniers Sacrements, et mourut doucement dans le Seigneur, au milieu des larmes de ses religieux assemblés à son chevet. Cependant le jeune homme se rendit auprès de l’évèque de Limoges, Hermenus, qui, en ce moment, était retenu au lit par une maladie grave; mais à peine eut-il appris la volonté de Théau, qu'il se transporta au lieu indiqué pour ensevelir sun saint corps. Ceci se passait en l’année 702.
1. Salve, sancte parens, salvete, o sæpe recepti Crispini cineres, ad cujus vota redundat Quidquid in hoc Christi miramur dogmate dignum, etc, 2. Kam simul terris animisque duri, Et suâ Bessi nive duriores, Nunc oves facti, duce te, gregantur Pacis in aulam.