‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 15 sur 412 · XIV AVIS DES ÉDITEURS · texte numérisé non relu

XIV AVIS DES ÉDITEURS

-cet altribut fait allusion. Le but spécial de l’auteur est d'expliquer ainsi à ses lecteurs l'histoire des Saints, écrite dans nos églises par la -Sculpture, la statuaire, la peinture; de leur apprendre à lire ces livres -admirables qu'ils ont sans cesse sous les yeux et qui sont nos monuments religieux; enfin d'éclairer les artistes et surtout les pasteurs qui, au lieu de se contenter de commander un travail sans instructions, sans indications, s’en rapportant à l'artiste, étranger bien souvent aux idées, aux sentiments religieux, à la connaissance de l'antiquité ecclésiastique, devraient le diriger, le guider, l’inspirer. Il n’est pas inutile non plus de faire connaître aux fidèles de quelle corporation particulière tel Saint est le patron, ou contre quelle maladie, quelle infirmité, quel fléau nos pères avaient l'habitude de l’invoquer avec confiance ; voilà encore ce qu’on ne trouve que dans les Petits Bollandistes.

c — Les Reliques et.le Gulte, Cette partie importante de la biographie de chaque Saint a été plus particulièrement soignée par l’auteur, par cela même qu’elle avait 6té négligée par ses devanciers. Il indique, d’après des renseignements sûrs et récents, qu'il s’est procurés au prix de démarches, de recherches, de sacrifices inouïs, quel est pour chaque Saint l’état actuel de son culte, de ses reliques, des pèlerinages, des églises et abbayes, en un mot de toutes les traditions, de tous les monuments destinés à conserver sa mémoire.

On ne saurait croire combien de préjugés l’auteur a redressés, combien de doutes il a éclaircis, combien de questions il a résolues par cette méthode aussi sûre qu’expéditive, qui consiste à ne point s’en rapporter aux livres, mais à prendre soi-même des informations. Voilà plusieurs siècles que les savants disputent s7? Boëce était chrétien. L'auteur des Petits Bollandistes écrit à l'évêché de Pavie pour l’interroger làdessus. L'évêché lui répond, le 7 septembre 1872 : « Le diocèse de Pavie célèbre sous le rite double l’office et la messe de saint Séverin-Boëce, le 93 octobre ; l'office et la messe sont du commun d’un martyr; le culte du Saint remonte à la plus haute antiquité. Son crâne et son corps sont en grande partie conservés avec la plus grande vénération dans cette église cathédrale ». (Petits Bolland., t. vi, p. 259).

Il fait connaître exactement les archiconfréries et autres associations pieuses ou charitables; il indique les indulgences attachées aux sanctuaires, aux fêtes et à toutes les dévotions qui s’y rapportent. Les autres recueils de Vies des Saints, les plus nouveaux, ou se taisent sur ces sujets si intéressants, ou, copiant les vieux livres, décrivent les choses en l'état où elles étaient avant la tourmente révolutionnaire de 93, qui a tout bouleversé : on les décritici, avec de longs et minutieux détails, dans l’état où elles étaient et où elles sont aujourd’hui, après toutes les guerres et toutes les révolutions, après la commune de 1871 ;

d — L'exacte et scrupuleuse énumération des Sources où l’auteur a puisé son récit. Cette mesure a pour but : 4° de prouver au lecteur l'authenticité de la narration qu’il a sous les yeux ; — 2° de lui permettre de s’édifier à loisir, en consultant les ouvrages originaux, sur les faits que l'auteur, vu son plan, n'aurait pu qu'effleurer. Les autres

Page 1