X° JOUR DE JANVIER
MARTYROLOGE ROMAIN
En Chypre, saint NICANOR, l’un des sept premiers diacres, qui, s'étant rendu admirable par l’éminence de sa foi et de sa vertu, a remporté une très-glorieuse couronne. 35 ou 16. — À Rome, saint AGATHON, pape !, qui, après avoir brillé par sa sainteté et sa doctrine, 8e reposa en paix. 682. — À Bourges, dans l’Aquitaine, saint GUILLAUME, archevêque et confesseur, illustre par ses miracles et ses vertus. Honorius IL l’a inscrit au canon des saints. 4209. — À Milan, saint Jean le Bon, évêque et confesseur. 659. — Dans la Thébaïde, la naissance au ciel de saint Paul, premier ermite, qui demeura seul dans le désert depuis la seizième jusqu'à la centième année de son âge; saint Antoine vit son âme que les anges portaient au ciel parmi les chœurs des Apôtres et des Prophètes. Sa fête se célèbre le 45 janvier. 342. — A Constantinople, saint MARCIEN, prêtre. Vers 489. — Au monastère de Cusan (diocèse de Perpignan), la naissance au ciel de saint PIERRE URSÉOLE, confesseur , d’abord doge de Venise, et ensuite moine de l’ordre de Saint-Benoit, célèbre par sa piété et ses vertus. Sa fête se célèbre le 44 janvier. 997.
MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ
A Cahors, la fête de saint Maurille, évêque de ce siége. On rapporte de lui qu'il savait l’Ecriture sainte presque entière par cœur. Son amour pour les souffrances allait si loin qu’au lieu de chercher à diminuer les douleurs que lui causait la goutte, il les augmentait en se laissant appliquer, comme remède, un fer chaud aux pieds et aux jambes. 580. — En Limousin, saint Vaulry ou Valeric (Valericus), ermite et confesseur. Vers 620 2. — A Fare-Moustier, au diocèse de Meaux, sainte Sétbride, vierge ?, née en Angleterre, dont le vénérable Bède a fait l’éloge. vire s. — A Dijon, sainte Floride, religieuse qui fut ensevelie près de sainte Paschasie #. — A Die, saint Pétrone, évêque de cette ville, qui fut la lumière de son église par ses prédications et ses miracles. 463 5,
1. Le nom de Pape fut originairement donné par les fidèles à tous les dignitaires de l'Eglise, comme une appellation exprimant le respect et l'amour. Les simples fidèles se regardant comme les enfants des évêques et des prêtres, leur piété filiale leur avait mis sur les lèvres la belle expression de pape, c'est-h— dire Père, ou quelque chose de plus tendre encore. L'usage prévalut de ne l'accorder qu’au souverain Pontife. Puis, comme les schismatiques se l'arrogeaient fastueusement, le pape Grégoire VII, en 1073, la troisième année de son pontificat, tint un Concile à Rome, contre les schismatiques, dans lequel il fut statué, entre autres choses, que le nom de Pape ne serait plus donné qu’à un seul homme dans tout l'univers chrétien.