‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 162 sur 412 · SAINT PIERRE DE SÉBASTE, ÉVÊQUE · texte numérisé non relu

SAINT PIERRE DE SÉBASTE, ÉVÊQUE

Saint Pierre, évêque de Sébaste, était non-seulement frère de Basile le Grand, mais aussi de saint Grégoire de Nysse ; il était fils de saint Basile l'ancien et de sainte Emmélie, et petit-fils de sainte Macrine l'ancienne. Il fut d'abord moine sous la conduite de saint Basile, dans un monastère fondé par leur mère ; il se vit placé à la tête du monastère quand saint Basile fut nommé évèque. 862. il donna des preuves d’une ardente charité dans une famine qui ravagea le Pont et la Cappadoce, On le vit plus tard, élevé sur le siége de Sébaste, lutter avec courage contre les Ariens qui désolaient son diocèse. Il fut du nombre de ceux qui, au concile général de Constantinople, condamnèrent les Macédoniens qui niaient la divinité du Saint-Esprit. Sa mort arriva vers 392.

SAINTE MARCIENNE, MARTYRE (rv° siècle).

Sainte Marciènne était née à Rusuccur; mais c’est à Césarée, capitale de la Mauritanie, qu'elle souffrit le martyre, pendant la dixième persécution qui sévit en Afrique sous les successeurs de Dioclétien, et ne finit qu'à la mort de Sévère, tué en 309. Ayant brisé une statue de Diane sur la place publique de la ville, elle fut livrée jusqu'à trois fois à des gladiateurs pour être déshonorée ; mais Dieu, veillant sur son épouse, il ne lui fut fait aucun mal. Ces hommes brutaux, contenus par une force invisible, respectèrent la vierge, comme les lions avaient respecté Daniel. Il y en eut même un qui se convertit à Jésus-Christ. Tertullien fait allusion à ces faits, lorsque, dans son apologétique, il adresse aux Gentils ces paroles : « Tout récemment, lorsque vous avez exposé une chrétienne à la brutalité d’un gladiateur, plutôt qu’à la voracité d’un lion, vous avez confessé par là que, parmi nous, une atteinte à la pudeur est réputée pire que toute peine et toute mort. Mais vous n’avez rien gagné. Toutes vos cruautés les plus recherchées se tournent en attraits pour nous ». Sainte Marcienne acheva son martyre dans l’amphithéâtre : un lion la respecta, mais blessée par un taureau, la dent d’un léopard l’acheva ; aussi la représente-t-on entourée de ces divers animaux,

SAINT MARCELLIN, ÉVÉQUE D’ANCONE (vr siècle).

11 était infirme et se fit transporter au-devant du feu. On possède encore son Bréviaire, ou du moins le possédait-on en 1643, époque à laquelle Ferrari édita son Catalogue des Saints d'Italie. Ce bréviaire à gardé les traces de l'incendie, car, dit la légende, le démon fit tous ses efforts pour envelcpper le Saint dans le tourbillon des flammes : celles-ci le respectèrent, mais endommagèrent son livre, comme pour laisser un témoignage de la protection de Dieu. Cette vénérable relique a servi, depuis, à éteindre d’autres incendies et à guérir par son contact plusieurs malades. Saint Marcellin fut enseveli dans l’église de Saint-Cyriaque.

Cf. Acta Sanct., janv., tome 1, p. 590; Ferrari, Op. cif.; Cornaro, ÆZagiologium Ilalicum : ce dernier ouvrage renferme sept cents vies de plus que le Catalogue de Ferrari.

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