SAINT -ARCADE, MARTYR
Victorien, abbé d’Asane, qui, avant sa retraite, édifia les peuples de Provence et de Languedoc par de grands exemples de vertus. 560.
MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX
Martyrologe de l'Ordre de Saint-Basile, — À Ephèse, le martyre de quarante-deux, etc. (Voir la 7° mention du Martyrologe romain.) — Le deuxième dimanche après l’Epiphanie. — La fête du très-saint Nom de Jésus.
Martyrologe de l'Ordre de Saint-Benoît, des Camaldules et de la Congrégation de Vallomdreuse. — En Angleterre, saint Benoit, abbé, surnommé Biscop.
Martyrologe de l'Ordre des Trinitaires déchaussés. — Le samedi avant le deuxième dimanche après l’Epiphanie, la fête du très-saint Nom de Jésus, qui lui fut donné par un ange, avant qu'il fût conçu dans le sein de sa mère.
Martyroluge des Carmes déchaussés, — Comme ci-dessus pour les Trinitaires.
ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES
En Sicile, saint Maxime, évèque de Taormina, entre Catane et Messine, successeur de saint Pancrace, que Pon croit avoir été disciple du prince des Apôtres ; Maxime lui-même {ut ordonné vraisemblablement par saint Pierre. 127 s. — En Grèce, sainte Euthaise, martyre ; les saints Cyriaque et Moscent, martyrs, compagnons de saint Satyre, mentionnés ci-dessus d’après le martyrologe romain. 119 s. — En Grèce également, saint Mertius ou Méorce, martyr, qui était soldat romain et fut sept fois battu de verges pour avoir refusé de sacrifier aux idoles. Règne de Dioclétien. — En Egypte, les saints Pierre, Philorome, Zotique, Castule, Aventin, martyrs. — À Nicée, en Bithynie, huit saints martyrs, mis à mort ensemble, et dont les nonis sont restés inconnus. — En Espagne, saint Nazaire, abbé d’Asane, successeur de saint Victorien, mentionné ci-dessus. vi s. — En Angleterre, le bienheureux AELRED ou EALRED, abbé de Rieval, qui fut lié d'amitié avec le roi d’Ecosse David. An 4166. — A Brescia, l'invention des saints martyrs Nainius, Jacobin, Anselme, compagnons des saints Faustin et Jovite 1.
SAINT ARCADE, MARTYR Vers 259.— Pape : Saint Denys.— Empereur : Valérien,
C'est ne pas connaître les chrétiens, de croire que la crainte de la mort puisse les faire manquer à leur devoir. Paroles de saint Arcade.
Dans la persécution de Valérien (de 257 à 260), le démon avait armé les tyrans de toute sa rage contre les disciples de Jésus-Christ. Sur le moindre soupçon on enfonçait les maisons, on y faisait une recherche rigoureuse; et lorsqu'il s’y rencontrait quelques chrétiens, ils subissaient, avant d’être conduits devant le juge, les outrages les plus tyranniques et les plus odieux. On les contraignit d’assister à des cérémonies superstitieuses, de conduire par les rues les victimes couronnées de fleurs, de brûler de l’encens en l'honneur des idoles, de chanter à la manière des bacchantes. On espérait arracher de leur cœur, par ce moyen, la foi de Jésus-Christ. Pour éviter ces dangers, Arcade, qui, d’après saint Zénon, habitait Césarée en Mauritanie, province d’Afrique, résolut de prendre la fuite; ayant trouvé aux environs un lieu écarté, il s’y tint caché, servant Jésus-Christ dans les veilles, l’oraison, et tous Tes autres exercices d’une vie austère et pénitente. Le gouverneur, informé qu’il ne paraissait plus en public, envoie des sol-