Spec. I. x, ce, 27. — 2, Gilbert de Oillandia
preinte de cette onction et de cette paix dont son âme était remplie ».
Les quatre dernières années de sa vie, il sevra son corps de toutes les jouissances terrestres : aussi il devint d’une maigreur extrême, de sorte qu'on eût plutôt pris pour un esprit que pour un homme. Laissant de côté les conseils des médecins, il s’occupait uniquement avec Dieu de la santé de son âme. Il avait continuellement à la main les confessions de saint Augustin, au lieu des livres de Cicéron, qu'il lisait assidûment dans le siècle. Souvent il se mettait dans une fosse creusée dans le sol de son oratoire, et là il pensait qu’il n’était que poussière, causant avec les habitants des demeures célestes, comme nous le faisons avec nos semblables, et on entendit souvent plusieurs voix là où il était seul.
Sa mort, qu'il avait annoncée d’avance, arriva le 12 janvier 1166. I] avait 57 ans. Il était abbé depuis 22 ans. Le chapitre général de Citeaux (4250) le mit au nombre des saints de l’Ordre, et régla qu’on ferait solennellement sa fête le 12 janvier. Mais elle a été mise au 2 mars dans le nouveau martyrologe que Benoît XIV a publié à l’usage de cet Ordre.
On trouvera dans la patrologie de M. l’abbé Migne, t. cxcv, les œuvres complètes de saint Aelred, partagées en deux classes ; en voici la liste :