‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 188 sur 412 · XIIT JOUR DE JANVIER · texte numérisé non relu

XIIT JOUR DE JANVIER

MARTYROLOGE ROMAIN

L'Octave de l’'Epiphanie de Notre-Seigneur ?. — À Rome, sur la voie Lavicane, les couronnes remportées par quarante bienheureux soldats, et méritées par eux pour avoir confessé la vraie foi, sous l’empereur Gallien. 1112 s. — En Sardaigne, saint POTIT, martyr, qui, ayant beaucoup souffert sous l’empereur Antonin et sous le président Gélase, termina enfin son martyre par le glaive. 466.— À Singidon, dans la Mysie supérieure (Belgrade), les saints martyrs Hermile et Stralonice, qui, après de cruelles tortures endurées sous l’empereur Licinius, furent noyés dans le Danube. 315. — À Cordoue, les saints martyrs GUMESINDE ou GOMEZ, prèlre, et SERVUS-DEI, moine. 852. — À Poitiers, dans la Gaule, la naissance au ciel de saint HILAIRE, évêque et confesseur, qui, relégué quatre ans en Phrygie pour avoir courageusement défendu Ja foi catholique, opéra, entre autres miracles, celui de ressusciter un mort. Sa fête se célèbre demain. Vers 368. — À Césarée, en Cappadoce, saint LÉONCE, évêque, qui eut fort à combattre, sous Licinius, contre les Gentils, et sous Constantin contre les Ariens. 1vV°$. — À Trèves, saint Agrice 3, évêque. 335. — Au monastère de Vergy, saint VIVENCE, confesseur. Vers 400. — À Amasée, dans la province de Pont, sainte Glaphyre #, vierge. 324, — À Milan, au monastère de Sainte-Marthe, la bienheureuse VÉRO- NIQUE DE BINASCO, de l'Ordre de Saint-Augustin, 1497.

MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ

A Vienne, en Dauphiné, saint Vire (Verus), deuxième de ce nom, évèque et confesseur, qui assista au concile d'Arles, en 314. — À Sens, saint Théodore, onzième évèque de ce siége et contemporain de saint Martin de Tours. 394. — À Bourges, le bienheureux Etienne, évêque, dont la

1, Voir la vie de saint Césaire d'Arles, 27 août.

2. L'Eglise honore particulièrement en ce jour le baptême dé Notre-Seigneut Jésus-Christ dans Île Jourdain par saint Jean-Baptiste. Autrefois, on chômait cette fête en France et en Allemagne, comme nous l'apprenons par les capitulaires de Louis-le-Débonnaire, L'empereur Théodose II défendit de passer aucun acte en justice pendant les huit jours qui précèdent et qui suivent l'Epiphanie.

4. Ses actes ont été écrits par son contemporain, Jeañ, prêtre de l'église de Césarée, et mêlés par lui à ceux de saint Basilée, évêque d'Amasée, lequel remporta la couronne du martyre en défendant la virginité de sainte Glaphyre, sous l'empereur Licinius. La même vierge déjoua avec beaucoup d'art les mauvais desseins de ce tyran, en se déguisant comme autrefois David devant Abimelech. (Æxtrait de Baronius.)

modestie et la charité étaient si admirables qu'il se privait des choses les plus nécessaires à la vie, pour subvenir au besoin des pauvres, disant que les biens de l'Eglise étaient proprement leur pa- “trimoine. 835.—A Maëstricht, saint Désigné (Designatus) évèque. [lressuscita trois soldats qui donnèrent leurs biens à son église. Vers 520. — En Bretagne, saint Enogat, évêque de Guic-Aleth £. 631. — Eu Bourgogne, le bienheuréux Euthice, abbé et réformateur du monastère de Baume. 1x9 s. — À Cluny, le bienheureux BERNON, abbé du même lieu et instituteur du très-célèbre Ordre de Cluny, qui a donné tant de saints pasteurs à l'Eglise, 927.— A la Boisselière, au pays du Maine, saint Léogisile2ou Longis (Launogisilus), abbé d’un monastère de son nom. 653. — Eu Flandre, le bienheureux Hic- DEMAR, fondateur de l'abbaye d’Arrouaise, en Artois. 4097. — À Huy, au pays de Liége, la bienheureuse YVETTE, JUETTE ou JUTTE, veuve, recluse. 4228. — Dans le Jura, saint Pallade, moine de Condat, compagnon de saint Romain dans ses courses aposloliques et le témoin de ses miracles. Seconde moilié du Ve siècle. — À Poitiers, et pour mémoire, saint Hilaire, filleul du docteur de l’église de ce nom et saint Juventius qui ont été honorés du titre de Sainis et qu’on ne connait pañ autrement : tous deux furent disciples de saint Hilaire, alors qu'avant sa conversion celui-ci enser gnait l’éloquence et ia philosophie dans les écoles publiques de Poitiers 5. 1ve s.

ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES

À Trèves, saint André, évêque ; on le trouve qualifié de martyr dans un seul manuscrit. Vers Jan 236. — À Rome, les saints Second ou Secondin, Enon et Quirion, martyrs, mentionnés dans le martyrologe de saint Jérôme et dans d’autres ; ces saints faisaient partie, selon toute apparence, des quarante soldats martyrisés sous l'empereur Gallienet dont il est fait mention ci-dessus d’après le martyrologe romain. Vers l’an 262. — En Afrique, les saints Ingénu, Vincent, Satte, Sature et Félicité, martyrs, mentionnés dans le martyrologe de saint Jérôme et dans d’autres. — A Naples, les saints Cyriaqué, Cimin, Zotique, Hérise ou Hérisin, Glycère, Félix et Janvier, martyrs. — En Grèce, saint Pacôme, saint Papyrin et saint Athanase, nommés dans différents martyrologes, — En Ecosse, saint KENTIGERN, évêque de Glascow : il ressuscita un serviteur de saint Servan ; et, après la mort de ce dernier, fixa le siége de son évêché à Glascow, où il vécut dans de grandes austérités, fonda un monastère, et recut la visite de saint Colomb, attiré par la renommée de ses vertus et de ses miracles. 601. — En Allemagne, le bienheureux GODEFROI, qui, de comte de Kappenberg en Westphalie, se fit religieux et fonda dans ce même lieu de Kappenberg un monastère de l'Ordre des Prémontrés. An 4127. — A Tadère, en Illyrie, le B. Opon DE NovarE, de l'Ordre des Char: treux. 4196.

1. Quelques mots de géographie bretonne, à propos de saint Enogat : Aleth était une ancienne ville dé l'Armorique chez les Redons, comme le porte la Voice de l’Empire. On en voit encore des ruines dans lé village appelé Guic-Aleth et Quidaleth, comme nous l'avons vu écrit quelquefois. Les Bretons mettaient fréquemment devant les noms de lieux les préfixes guic, qui signifie ville fortifiée foppidum); land ou landt, qui signifie église ; plou, qui signifie peuple ; /plebs) ou église paroissiale ; lue, qui signifie lieu, endroit. Saint-Jean de la Grille transféra le siége épiscopal d’Aleth à Saint-Malo en 1141, Quant à saint Enogat; il était le cinquième successeur de saint Malo: il fut sacré au commencement de l’année 638, sous le règne d'Hoel JT et lé pontificat d'Honorius Ie* { il mourut le 13 janvier 631. Il existe, près de Dinan, une paroisse qui porte son nom.

2, Voir sa vie et celle de sainte Noflette au 2 avril. 8. Origines de l'église de Poitiers, par M. Auber, in-8°, 1866

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