‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 226 sur 412 · XV° JOUR DE JANVIER · texte numérisé non relu

XV° JOUR DE JANVIER

MARTYROLOGE ROMAIN

Saint PAUL, premier ermite, qui fut reçu au milieu des chœurs des bienheureux, le 40 janvier. 342. — Au territoire d'Anjou, le bienheureux MAUR, abbé, disciple de saint Benoît, dont il reçut les leçons dès l'enfance. Rien ne montra mieux combien il en avait profité que la manière dont il marcha sur la surface des eaux n'étant encore qu'écolier, ce prodige ne s'étant pas vu depuis saint Pierre. Envoyé en Gaule par son maître, il y fonda un monastère célèbre, dont il fut le chef pendant quarante ans ; après quoi, célèbre par la gloire de ses miracles, il s'endormit en paix. 584. — En Judée, les saints prophètes Hagacuc et MIcHéE dont les corps furent retrouvés sous Théodose l'Ancien, par révélation divine. — A Anagni, sainte Secondine, vierge, qui fut martyrisée sous l'empereur Dèce. 257. — A Cagliari, en Sardaigne, saint EPHIsE, martyr, qui après avoir triomphé avec le secours divin de beaucoup de tourments, dans la persécution de Dioclétien, sous le juge Flavien, eut enfin la tête tranchée et entra victorieux dans le ciel. 286. — A Nole, dans la Campanie, saint Maxime, évêque. Vers 252 1, — A Clermont, en Auvergne, saint BONET ou BonT, évèque et confesseur. 710. — En Egypte, saint Macaire ?, disciple de saint Antoine, très-célèbre par sa vie et ses miracles. 391. — De plus, saint Isidore, célèbre par la sainteté de sa vie, sa foi et ses miracles. 391. — A Rome, saint JEAN CALYBITE $, qui demeura quelque temps dans un coin de la maison paternelle, puis dans une cabane située dans une île du Tibre. Ses parents ne le reconnurent qu’à sa mort : il était devenu célèbre par ses miracles, et fut enterré dans le même lieu où plus tard une église fut construite en son honneur. 450.

MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ

En Languedoc, le bienheureux PIERRE DE CASTELNAU. 1208. — À Maubeuge, saint Emébert 4, évèque de Cambrai, dont le père, la mère et les sœurs ont mérité d’être mis au rang des bienheureux. 633. — Au monastère de Lérins, saint Eloi, confesseur, qu’une longue persévérance dans l’observance exacte de la discipline régulière éleva à une éminente sainteté. Saint Maur l'avait guéri d’une grave maladie. vi° 8. — À Huy, sur la Meuse, saint MAUR, vulgairement Mort-né, ermite, qui après avoir exercé quelque temps l’humble métier de charbonnier, se retira dans la solitude et y mena une vie toute céleste. Fin du vrie s. —- À Rodelle, en Rouergue, entre Estain et Rhodez, sainte TARCICE ou TARSITIE, vierge et solitaire. Vers 600. — A Chartres, la fête de saint Malard 5, à qui sa science et sa vertu ont mérité un rang distingué parmi les plus grands évêques du vii® s. — A Chambéry,

1. C'est celui dont il est parlé dans la vie de saint Félix de Nole. Voir la vie de ce dernier au 14 janvier. 2. Voyez, le 2 janvier, saint Macaire d'Egypte et saint Macaire d'Alexandrie.

3: Les Bollandistes font observer que Baronius, le rédacteur du Martyrologe romain, fait à tort mourir saint Jean Calybite à Rome. Rome n'était point sa patrie, mais bien Constantinople. Voici leurs raisons que nous trouvons péremptoires et avec nous la plupart des hagiographes : 10 Qui ne sait, disent-ils, que Constantinople, sous la plume des écrivains du Bas-Empire, s'est souvent appelée la nouvelle bone la seconde Rome et Rome tout court? qui ne sait encore que la Thrace, dont Constantinople était la capitale, a pris le nom de Roumanie ? 20 Les martyrologistes ont souvent pris pour le lieu de la naissance et de la mort d'un Saint, celui où se trouvent tout ou partie de ses reliques. Cette licence est si commune, qu'il est inutile de rapporter des exemples. 30 La vie de saint Jean Calybite qui parle d'un fleuve et d'une île dans un ficuve doivent avoir été interpolés à cet endroit, car plusieurs circonstances comme celle de la somme payée pour le passage, de la grandeur d'un vaisseau, etc., ne permettent pas de supposer qu'il s'agisse simplement du Tibre. 40 S'il existe ou s'il a existé, dans une île du Tibre, à Rome une église dédiée à saint Jean Calybite, cela ne veut pas dire qu'il soit mort en cet endroit : on. l'y dira pour honorer ses reliques, apportées de Constantinople au temps où les Iconoclastes faisaient la guerre aux images des Saints et à leurs restes vénérés. 5° Il n'y à pas eu de religieux acémètes en Occident. — AA. SS., t, ir, p. 311 et suiv. È

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