Alias : Lethuis
2. Saint Ouen, dans sa Vie de saint Eloi, est loin de faire un portrait si favorable d'Erchinoald, I1 le qualifie de rapace et d’avare.
8. Bède compte vingt-sept jours, et Mielot trente, ce qui ne concorde pas avec l'intervalle des doux dates liturgiques du 16 janvier et du 9 février.
4. Nous suivons ici l'opinion qui nous paraît la plus probable : car on n'est d'accord ni sur le Jour, ni sur l'année de la mort de saint Fursy.
et placée sur.le grand autel de l’église du Mont-des-Cygnes. Saint Foillan, abbé de Fosse, et sain: Emilien, abbé-de Lagny, assistèrent à cette translation 1.
iLatroisième translation du corps de saint :Fursy eut lieu le 17 septembre de l'an 1956, /en présence de saint.Louis qui venait de rentrer.en France, après une absence de six ;ans.-La châsse qui remplaçait celle de saint Eloi était en cuivre doré, ornée de pierres précieuses et-décorée des statues des douze Apôtres. ;
Le-sceau de saint Louis a été détruit en 93, ainsi que la pièce de parchemin où était rélaté ce . procès-verbal ; mais les quatre sceaux épiscopaux ont: pu être sauvés; ils sont aujourd'hui en la possession de M.-Desnoyers, vicaire-général d'Orléans, et «ont (été idessinés dans l'Histoire :du Chapitre royal de: Saint-Fursy de Péronne, ouvrage de M.J. Gosselin.
Le 13 septembre 1641, on ouvrit cette châsse, où le corps de saint Fursy fut trouvé dans un tel état de conservation que les fidèles de Péronne redoublèrent de piété pour la mémoire de leur gaint patron..On retira le chef qu'on mit à part danstun coffret d'argent, dont l’une des parois était en-cristal. En 4644, on donna pour piédestal à ce reliquaire un ‘buste :de saint Fursy, soutenu pær deux bœufs qui devaient rappeler le souvenir du chariot miraculeux.
C'est à l'occasion de l'ouverture de la grande chässe que le Chapitre donna à l’abbaye bénédictine de Lagny un fragment du chef de saint Fursy et qu’elle reçut en échange le manipule du Saint,
En 4760,-la châsse de saint Fursy:fut:placée dans a mouvelle chapelle qu'on venait de lui ériger,
À la procession annuelle du siége de Péronne, quatre échevins portaient la grande chässe de cuivre doré ; les marchands merciers, le bras de saint Fursy; les canonniers et arquébusiers, le reliquaire du chef.
Les trois châsses de saint Fursy furent profanées en 93:; mais les ‘essements, sauvés par ‘un pieux fidèle, furent restitués plus tard à la vénération de la ville etrdéposés dans l'église de Saint- Jean-Baptiste.
Cette personne garda un os'brachial qu’elle donna à une ancienne sœur de charité. Cet huméœus, partagé en’trois fragments, fut authentiqué en 1852; de nouvelles divisions faites plus tard ont procuré des reliques de saint Fursy à diverses paroisses et à plusieurs particuliers, au nombre desquels nous citerons M.J. Gosselin, «curé de Pertain, et M. Josse, curé de Gorenflos.
Le 12 janvier 1853, les évèques de la province de Reïms, qui étaient assemblés à Amiens en concile provincial, se rendirent à Péronne et mirent le chef de saint Fursy dans une châsse en forme de plat d'argent, ciselé aux armes de Péronne et entouré d’un ovale d’ébène.
-M. l'abbé Vatinelle, vicaire de Saint-Jean de Péronne, a dressé la:liste exacte des tossements de saint Fursy, conservés dans son église paroissiale :
‘Une portion du crâne comprenant l'os frontal et les os propres du nez, etc. — La mâchoire inférieure tout entière, quatorze vertèbres, dont six cervicales, cinq dorsales et trois lombaires. — Le ‘sacrum tout entier, — Un des deux os soxaux tout entier. — Les deux omoplates entières. —
Une:clavicule entière. — La portion-supérieure du sternum. — Plusieurs côtes entières. — ‘Les deux fémurs. — Les deux-tibias entiers. — Une portion d’un péroné. — Les deux rotules. — Plusieurs os du tanselet. — Un humérus tout entier. — Un cubitus tout entier. — Une portion
considérable de l’autre cubitus. — Une portion du radius. — Un grand nombre des os du carpe et du métacarpe. — Cinq os de la main et plusieurs phalanges.
Lagny a:pu également soustraire aux révolutionnaires la relique de saint Fursy, qui lui avait été donnée en 1641.
Nous ne croyons pas qu'on‘ait conservé de reliques de saint Fursy en Angleterre. Rappelons, toutefois, que, lorsque saint Fursy quitta sa patrie pour se rendre en France, il laissa comme souvenir à ses moines attristés, la ceinture dont il se servait.
Parmi les reliques aujourd’hui disparues, nous devons citer celles que d'anciens inventaires signalent à Notre-Dame de Noyon, à Saint-Vaast d'Arras, à Notre-Dame de Longpré et à Saint- Pierre d’Abbeville ; la chasuble et l’étole:que l’on :conservait jadis au monastère de Lagny; et enfin, un bâton pastoral, qu'on supposait avoir appartenu à notre Saint, et que le trésorier de la collégiale de Péronne portait dans diverses processions solennelles.
On conserve quelques reliques du patron de Péronne, au Saïnt-Sépulcre d'Abbeville, et ‘dans les églises de Beausart, Bernaville, Frohen, Mailly et Mont-Saint-Quentin.
Le culte dersaint Fursy date, pour ainsi dire, du jour de sa mort. Pendant tout le cours du moyen äge, on d’invoqua spécialement pour diverses «maladies ‘qui sont ‘énumérées dans une ancienne hymne, telles que la fièvre, la paralysie, la pierre, l'hydropisie, les maladies d’entrailles, les hernies, etc.
C’est à partir de l’arrivée des reliques de saint Fursy que Péronne prit une certaine importance. Dès pèlerins y accouraient de toutes les provinces de France, et même du fond de l'Irlande, ce qui
fit donner à cette ville le nom de Perona Scotorum, et à un de ses quartiers le nom de Bretagne.