‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 273 sur 412 · SAINT SULPICE, LE PIEUX, ARCHEVÈQUE DE BOURGES. AAA · texte numérisé non relu

SAINT SULPICE, LE PIEUX, ARCHEVÈQUE DE BOURGES. AAA

entre l’Yèvre et l’Auron, près d’une station de bateau, d’où lui vint son premier nom de Nef ou navire, échangé plus tard contre celui de son fondateur.

C'était dans cette paisible retraite, consacrée à la Vierge, que l’illustre évêque venait se délasser de ses travaux et du poids des ans qui commençaient à le gagner, en compagnie des frères dont il était l’ami en même temps que le chef. Plus tard, vers le milieu du 1x° siècle, sous la direction de l’abbé Ébrard, le service des bacs ayant été remplacé par des ponts jetés sur l’Yèvre et l’Auron de la main des moines eux-mêmes, un diplôme attribué à l’un des fils de Louis le Débonnaire, Pépin II ou Charles le Chauve, gratifia le couvent non-seulement des droits de éonhieu perçus sur les nouvelles voies, mais encore à toutes les portes de la ville.

La tradition attribue encore à l’ardente charité de Sulpice le Débonnaire l’établissement de l’hospice qui porta son nom, et qui exista jusqu’au xvi° siècle au-dessous de l’église cathédrale, presque en face de celle de Saint- Ursin'. Sur la porte d'entrée de cette Maison-Dieu on lisait cette belle inscription, qui semble un dernier soupir échappé de l’âme tendre de son fondateur :

DEUM TIME. Crains Dieu.

PAUPERES SUSTINE. Nourris les pauvres.

MEMENTO FINIS. Souviens-toi de ta fin.

Enfin, après tant de miracles et de bonnes œuvres, et lorsqu'il eut consumé tout son corps par les veilles, les jeûnes, la prière et d’autres austérités, il partit de ce monde, encore plus chargé de mérites que d’années, quoique extrêmement vieux, le 47 janvier, l’an de Notre-Seigneur 644 ou au plus tard en 647.

4° En sa qualité d’'aumônier militaire dans les armées de Clotaire Il, il a été représenté au milieu de gens de guerre et pourrait être adopté pour patron, soit par les aumôniers, soit par les soldats; 2° auprès dù lit de Clotaire qu’il guérit, ou sollicitant de Dagobert I l’abrogation d’un impôt injuste ; 3° prêchant et tenant à la main un écriteau qui contient ces paroles de saint Paul : « Quand nous avons le nécessaire pour notre nourriture et notre vêtement, estimons que c’est bien assez ? »; il aimait à répéter ce texte de l’Ecriture et l’appliquait du reste dans sa conduite.

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