‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 311 sur 412 · XX JOUR DE JANVIER · texte numérisé non relu

XX JOUR DE JANVIER

MARTYROLOGE ROMAIN

À Rome, la naissance au ciel de saint FABIEN, pape, qui ayant souffert le martyre au temps de Dèce, fut enterré dans le cimetière de Calixte. 250. — Dans la même ville de Rome, aux catacombes 1, saint SÉBASTIEN, martyr, qui avait le commandement de la première cohorte sous l’empire de Dioclétien. Il fut condamné à être lié au milieu d’un champ, son titre de chrétien écrit audessus de sa tête 2, à être percé de flèches par ses soldats, et enfin frappé avec des bâtons jusqu’à ce qu’il rendit l'esprit. 288. — À Nicée, en Bithynie, saint Néophyte, martyr, qui, dans sa quinzième année, fut flagellé, jeté dans une fournaise, exposé aux bêtes ; comme il n’en éprouvait aucun mal et persévérait avec constance à confesser la foi du Christ, il fut enfin tué d’un coup d'épée. 1Ve 8. — À Césène, saint Maur, évèque 5, illustre par ses vertus et ses miracles. xe s, — En Pales-

1. Baronius hésite entre deux étymologies du mot cafacombes. Selon la première, il se composerait d'un mot grec xAT4, près de, et d’un mot latin éumbas, tombes; et, selon la seconde, il viendrait de deux mots grecs, x2T& et xÙ460$, lieu creux, profond, comme les cimetières de Rome, creusés dans des sablières et des galeries souterraines.

2. Les mots du texte sub titulo christianitatis, doivent être pris à la lettre. Ces sortes d'écriteaux, indiquant le crime que le patient expiait, étaient en usage chez les Romains. Sans aller plus loin, ne voyons-nous pas Notre-Seigneur Jésus-Christ expirer sous cette inscription, sub hoc titulo : Jésus roi des Juifs ? Nous trouvons encore un exemple de cela dans la lettre de l'Eglise de Lyon rapportée dans Eusèbe; on y lit : Attale, martyr, était promené tout autour de l'amphithéâtre, précédé d'une inscription ainsi conçue : Celui-ci est Altale le chrétien, etc.

8. Pierre Damien à écrit la vie de saint Maur, L'Eglise de Césène est antique. Un de ses évêques, nommé Florian, assistait, selon Optat de Milève, au Concile tenu sous le pape Agathon. Celui dont il est question ici, saint Maur, figurait au Concile célébré à Rome, par saint Martin, pape et martyr, et il y tenait la place de l'archevêque de Ravenne. Ce Saint est patron secondaire de Césène. — Cf. AA. SS. de janvier, t. 11, nouv. éd., et Baronius.

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tine, la naissance au ciel de saint EUTHYME, abbé, qui brilla dans l'Eglise par son zèle pour la discipline catholique et par l'éclat de ses miracles, sous le règne de l’empereur Marcien. 473.

MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ

A Lyon, saint Clément, prêtre, disciple et coopérateur de saint Irénée. Commencement du 1119 8.

— Au monastère de Lérins, la translation de saint Honorat, dont on fait la fête le 17 de ce mois. — Dans le Jura, saint MINASE ou MINAUSE, troisième abbé de Condat. Vers 490. — A Thérouanne, le bienheureux DIDIER, évêque de ce siége. 1194. — Saint Calocer et saint Parthenier (sans doute Parthenius), frères martyrs, sous le vocable desquels un comte nommé Nanterre plaça l'abbaye de Moiremont, qu'il fonda en 707 au pied de l’Argonne !, 11e 8.

MARTYROLOGE DES ORDRES RELIGIEUX

Martyrologe de POrdre de Saint-Basile. — En Palestine, la naissance au ciel de saint Euthyme, etc., comme au romain.

Martyrologe de la Congrégation de Vallombreuse. — À Rome, aux Catacombes, saint Sébas-

tien, martyr, etc., comme au romain. — Encore à Rome, la naissance au ciel de saint Fabien, etc., comme au romain.

ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES

En Grèce, les saints Bassus, Eusèbe, Eutychius, Basilide, martyrs sous Dioclétien. — En Orient, les saints Inna, Pinna, Rimma, martyrs, relégués dans une province barbare du Nord, et condamnés à périr par le froid, attachés à des poteaux plantés dans une rivière gelée. Epoque indéterminée.— A Nicomédie, les saints Léonce, Cyriaque, Vitus, Condée, Ours, Florus, Félix, Marcia, Chélidoine, martyrs, mentionnés par le martyrologe de saint Jérôme. — En Afrique, saint Pierre le télonier ou l'exacteur ; chargé de la perception des tributs imposés à sa province, il se montra d’abord très-dur pour les pauvres, puis finit par leur distribuer tous ses biens, et par se vendre lui-même pour eux ?, vic s. — En Irlande, saint Féchin, abbé de Fower, qui, après avoir quitté sa patrie pour fonder un monastère, fut mal reçu d'abord par les païens du pays de Meath, et les convertit bientôt par ses miracles. On rapporte que le soleil s'arrêta à sa prière comme au commandement de Josué, pour lui permettre, ainsi qu'à ses moines fatigués par une longue roule, de rentrer à leur monastère avant la nuit. 664. — En Toscane, le bienheureux Benoit, ermite et moine, de l'Ordre de Vallombreuse, au couvent de Saint-Laurent, dans le diocèse de Fiésoles. À sa mort, les cloches sonnèrent sans le secours d'aucune main humaine et la neige se fondit sur son passage lorsqu'on le conduisit au tombeau. An 4107.

1. Je n'ai trouvé ces saints Martyrs inscrits nulle part : ne seraient-ce pas les personnages du même nom doni parle M. Rossi dans sa Jiome souterraine (t. 11, p. 210-219)? « Un grand personnage, Fulvius Petronius ZÆmilianus, consul en 249, mourut chrétien. Il laissa une fille, Callista Anatolia, et lui donna pour tuteurs deux de ses serviteurs, Calocerus et Parthenius, auxquels il permit de disposer des richesses de leur pupille pour les besoins des fidèles. Les désirs du consul mourant furent religieusement exécutés par les deux tuteurs auxquels leur fidélité coûta cher. On pense que la catacombe de Calliste fut continuée sur ou plutôt sous le sol ayant appartenu à Æmilianus. Quoi qu'il en soit, peu de mois après, saint Fabien, dont nous rapprochons ces Martyrs à dessein, car c'est probablement dans le terrain d'Æmilianus que ce pape fit faire quelques-unes des constructions souterraines dont parle le livre pontifical (voir la vie de saint Fabien à ce jour), l'empereur Dèce demanda compte à Calocer et à Parthenius du patrimoine de leur maitre : le martyre les conduisit bientôt dans les entrailles de ce sol dont la consécration chrétienne avait été la cause immédiate de leur mort ». L'auteur du Diocèse de Châlons ancien, et celui des Beautés de l'Histoire de la Champagne, ne donnent pas de détails sur les saints Calocer et Parthenier: c'était pourtant de leur ressort; ils se contentent de les mentionner.

2, Voir se vie dans celle de safnt Jean l'Aumônier, au 25 janvior.

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