Voir le 18 janvier. — 4. Voir la vie de saint Riquier
5. Ce qui marque, disent les Bollandistes, en quel honneur a été saint Bertran, c’est que beaucoup de ÿersonnes portent son nom.
6. Voir la vie de saint Gildas qui fut disciple de saint Cadoc.
Le martyrologiste français, Chastelain, pense que saint Cadoc est le même que saint Cado ou Caduad dont l'église de Rennes fait mémoire et d'où une petite île de la côte de Vannes a pris le nom de Ernes- Caduad. Le P. Albert le Grand de Morlaix, D. Lobineau et M. Tresvaux pensent de même : la légende du bréviaire de Vannes suit cette tradition et dit que, fuyant l'éclat, saint Cadoc vint se réfugier dans la petite île de Bretagne qui porte son nom.
Du reste, rien de plus embrouillé que les faits et gestes de ce saint personnage. Nous renvoyons aux auteurs cités, et en plus à Godescard, aux Grands Bollandistes, t. 111, p. 217, éd. Palmé.
Italie, saint Sophias, évèque, et saint Bénigne, diacre, martyrisés par les Ariens. Règne d'Odoacre f, — En Egypte, saint Zosime Cilix, évêque de Babylone. vie s. — Dans le Picenum, saint Rainald, religieux de l'Ordre des Crucigères ou Porte-Croix. À une époque inconnue.
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ÉVÊQUE D'ÉPHÈSE ET MARTYR ; 97. — Pape : saint Evariste, — Empereur : Nervd.
Buvez un peu de vin à cause de la faiblesse de votre estomac.
Première épître de saint Paul à Timothée, v, 28. Les ivrognes.. n'entreront pas dans le royaume des cieux.
Îre épiître de saint Paul aux Corinthiens, vx, 10. En vérité je vous le dis, le choléra est une maladie moins dangereuse que l'ivrognerie. A. STOLZ.
Saint Timothée, né d’un père idolâtre et d’une mère juive, nommée Eunice, était de Lycaonie, dans l’Asie-Mineure, et probablement de la ville de Lystres. Eunice, qu’on croit avoir été parente de saint Paul, avait embrassé la religion chrétienne, aussi bien que Loïde, grand’mère de notre Saint; et le grand Apôtre fait l'éloge de la foi de toutes les deux. Elles élevèrent Timothée dans la piété, et lui firent étudier de bonne heure les saintes Ecritures : de sorte que saint Paul, arrivant en Lycaonie dans le cours de sa mission apostolique, le trouva déjà tout formé à la vertu; et, le voyant estimé de tous les fidèles de Lystres et d’Icone, il le choisit pour être le compagnon de ses voyages et de ses travaux dans la prédication de l'Evangile. Il commença par le circoncire : les cérémonies de l’ancienne loi n’obligeaient plus, depuis la loi nouvelle publiée par Jésus-Christ, mais il était pourtant permis de les observer comme une chose indifférente jusqu’à la ruine de Jérusalem et du temple : par là, disent les anciens Pères, on enterrait la synagogue avec honneur. Le dessein de saint Paul était de concilier à son disciple l’estime des Juifs et de leur montrer que lui-même n’était pas l’ennemi de leur foi : beaux traits de prudence et de charité que nous devons admirer après saint Jean Chrysostome ?. Il faut louer aussi, non-seulement la docilité de Timothée, qui se soumet à une cérémonie douloureuse et non obligatoire, mais encore, comme le fait remarquer saint Augustin, ce zèle, ce désintéressement qui lui fait quitter son pays, sa maison, son père, sa mère, pour suivre un apôtre étranger, dans la pauvreté et les souffrances. Saint Paul lui confia dès lors tout le ministère évangélique, par l'imposition des mains, et le regarda désormais, tout jeune qu'il était,
1. Bien que nous suivions pas à pas les Bollandistes, nous avons cru devoir ici nous séparer d'eux, en distinguant saint Sophias, originaire d'Afrique et évêque de Bénévent, d'avec saint Cadoc qui fait l'objet de l'article précédent. La consonnance de Benneven en Angleterre avéc Bénévent en Italie a sans do‘ite produit la confusion. Nous avons donc fait, avec Godescard et d'autres, deux personrages bien distincts de Sophias et de Cadoc. Ajoutons que certains hagiographes distinguent encore saint Cadoc, abbé de Nan-Carvan, de saint Cadoc qui serait mort évêque de Benneven.