SAINTS JUVENTIN ET MAXIMIN, MARTYRS
La fête de ces deux saints martyrs se célébrait dans l’église d'Antioche, le lendemain de celle de saint Babylas, comme on le voit dans l’homélie que saint Jean Chrysostome prononça le jour de cette même fête. C’étaient deux soldats romains, officiers dans la compagnie des gardes de l’empereur Julien l’Apostat. Il leur arriva un jour étant à table de parler assez hautement des violences qu’on exerçait contre les chrétiens. Julien, informé de leurs propos, les fit venir. Quand ils furent en sa présence, le César voulut les obliger à se rétracter et à sacrifier aux idoles. Les deux Saints ayant refusé, il confisqua leurs biens, les condamna à être battus cruellement, puis les envoya en prison, où ils furent décapités quelques jours après (363). Les chrétiens dérobèrent les corps des martyrs pour les enterrer ; un magnifique tombeau fut élevé sur leurs restes saints après la mort de Julien, qui arriva six mois après, jour pour jour. Théodoret raconte leur martyre, dens son Histoire, liv. 111, chap. 14; on y lit ces paroles vers la fin : « Pleine de vénération pour ces courageux athlètes de la piété, Antioche les a déposés dans un magnifique tombeau, et jusqu'à ce jour, elle honore leur mémoire par une fête publique annuelle ». Nicéphore en parle aussi, liv. 11, chap. 12.
SAINT BRETANNION (380).