Epist. ad Philipp., n
2. I1 paraît que la faute pour laquelle les Philippiens avaient séparé de leur communion le prêtre Valens, lui était commune avec sa femme; et la suite de la lettre de saint Polycarpe donne lieu de croire que c'était quelque péché d'impureté ou d’avarice.
3. Pro omnibus Sanctis orate, orate etiam pro regibus et potestatibus et principibus atque etiam pro persequentibus et odientibus vos et pro inimicis vestris (Zbid., n. 12).
4. Polycarpus vero in ipsa epistola quam ad Philippenses scripserat, utitur testimoniis de prima Petri epistola (Æuseb., lib. 1v, cap. 14).
5. Epist. Polycarp., n. 1, 2, 5, 7, 8, ete. — 6. Ibid., n. 7. — 7. Ibid., n. 10.
lettre, que le Saint était { persuadé que les martyrs jouissaient du souverain bonheur aussitôt après leur mort; que l’incarnation ? du Fils de Dieu, sa passion, sa mort, sa résurrection ont été trèsréelles et non apparentes ; qu'en matière de doctrine nous devons nous en tenir à ce qui nous a été enseigné dès le 3 commencement ; que les hérétiques # expliquaient les Ecritures à leur fantaisse ; que le moyen d'obtenir de Dieu la force de résister à la tentation, c’est de 5 jeüner et de prier; qu'il ne faut pas être trop sévère 6 envers les pécheurs ; mais les reprendre avec beaucoup de modération, qu'il ne faut pas les regarder comme nos ennemis, mais les recevoir comme des membres qu'on fait rentrer dans leur devoir ; que les prêtres ne doivent 7 pas croire aisément le mal ; que les diacres 8 sont les ministres de Dieu et de Jésus-Christ, et non des hommes ; que nous -ne sommes point sauvés par nos bonnes œuvres, mais par la grâce 9 et par les mérites de Jésus- Christ; que l'amour 1 des richesses est le principe et la source de tous les maux; mais que l'amour de Dieu et du prochain, qui doit accompagner toutes nos actions, est le fondement de noire 11 espérance.
SAINT ALBÉRIC, DEUXIÈME ABBÉ DE CITEAUX 4109. — Pape : Pascal IT. — Roï de France : Louis VI, le Gros.
Celui qui est placé sous le joug de l'obéissance périra d'une manière pitoyable, au lieu de se sauver, s’il résiste à ses supérieurs.
Saint Jean Climaque, Æchelle, après le 26e degré.
L'Ordre de Citeaux est si recommandable dans l'Eglise, et l’histoire de son origine est si sainte et si édifiante, qu'on ne doit rien omettre de ce qui peut contribuer à en donner une parfaite connaissance ; et comme l’institution des Ordres religieux dépend de leur fondateur, il n’est pas convenable d’omettre la vie de saint Albéric ; car il est un de ceux.dont Dieu s’est servi pour jeter les premiers fondements de ce grand édifice, que la divine Providence a voulu comme appuyer sur trois précieuses colonnes qui en devaient soutenir toute l'élévation, nous voulons dire, le grand saint Robert, saint Albéric et saint Etienne. Nous donnerons la vie du premier le 29 du mois d'avril, celle du troisième le 47 du même mois : ainsi, il nous reste à donner place au second en ce jour, puisque c’est celui de sa précieuse mort.
Les historiens de la vie de ce grand homme se sont moins mis en peine de
1. Persuasi quod hiomnes (Paulus, Ignatius, Zozimus et Rufus), in vacuum non concurrerunt, sed in fide ac justitia, et quod in debito sibi loco sint apud Dominum, cum quo et passi sunt (Æpist. Polycarp., n. 9).
2. Omnis qui non confessus fuerit Jesum Christum in carne venisse, antichristus est; et qui non confessus fuerit martyrium crucis, ex diabolo est; et qui eloquia Domini traduxerit ad desideria sua, dixeritque neque resurrectionem, neque judicium esse, hic primo genitus est Satanæ (Zbid., n. 7).
8. Quocirca derelicta plerorumque vanitate, falsisque doctrinuis ad traditum nobis ab initio sermonem revertamur (/bid.).
4, N. 7, ubi supra.
5. Vigilantes in orationibus et perseverantes in jejuniis, precibus rogantes omnium conspectorem Deum, ne nos inducat in tentationem (Zbid., n. 7)
6. Valde ergo fratres contristor pro illo et pro conjuge ejus quibus det Dominus pœnitentiam veram. Sobrii ergo estote et vos in hoc, et non sicut inimicos tales existimetis, sed sicut passibilia membra et errantia eos revocate, ut omnium vestrum corpus salvetis (Zbid., n. 11).
7. Presbyteri sint ad commiserationem proni, misericordes erga cunctos... non cito credentes adversus &liquem ; non severi nimium in judicio, qui sciant nos omnes debitores esse peccati (/bid., n. 6).
8. Similiter diaconi inculpati esse debent sicut ministri Dei et Christi, non autem hominum (/bid., n.5).
9. Scientes quod gratia salvati estis, non ex operibus, sed voluntate Dei per Jesum Christum (/bid.,n.1).