‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 402 sur 412 · SAINT MARUS, ÉVÊQUE DE TRÈVES ET CONFESSEUR · texte numérisé non relu

SAINT MARUS, ÉVÊQUE DE TRÈVES ET CONFESSEUR

Saint Marus, successeur de l’évêque Evemète sur le siége de Trèves, florissait, dit-on, sous le pape Hilaire, successeur de saint Léon le Grand. L’injure des temps a dérobé à la postérité la connaissance de sa vie ; cependant il nous est resté quelques traces de ses vertus, confiées par la tradition de nos pères à la mémoire fidèle des générations. Sa principale occupation consista à relever et à embellir les basiliques et les sépulcres des martyrs ; il déploya particulièrement son zèle dans la reconstruction d'un temple de la très-sainte Mère de Dieu, bâti autrefois par saint Félix, et que les Huns venaient de brûler et de ruiner avec tout le reste de la ville. Il mérita d'y avoir une place pour sa sépulture parmi les corps nombreux des saints martyrs et des saints évêques qui s’y trouvaient, notamment celui de saint Paulin, évêque et martyr.

Les miracles qui se sont opérés à son tombeau et qui l'ont rendu glorieux dans la suite des âges, ont montré combien cet homme avait été éminent en sainteté et en pureté, et combien son âme fut trouvée précieuse devant Dieu. Il était autrefois l’objet d’un culte empressé de la part des indigènes et des étrangers, et les malades affligés de la goutte ou de la paralysie, ou de convulsions nerveuses, éprouvaient particulièrement l'effet de sa protection. Le concours des pèlerins était considérable dans la basilique de Saint-Paulin, où le peuple de Trèves célébrait annuellement sa fête solennelle, et la pierre du seuil de son tombeau paraissait tout usée par les genoux des suppliants.

SAINT AUSILE, ÉVÊQUE DE FRÉJUS (v° siècle).

Ausile, aussi nommé Antiole ou Ansile, d’abord moine de Lérins et compagnon de cellule de saint Loup et de saint Maximin, et d’autres hommes d’une grande célébrité, a recu de Sidoine Apollinaire de grands éloges pour ses rares vertus, en particulier pour l'extrême abstinence dans laquelle il vivait, jusqu’à égaler, sinon surpasser, les saints habitants des déserts égyptiens. Une tradition antique témoigne qu'il gouvernait l’église de Fréjus et qu'il fut couronné du martyre sous Evaric, roi arien des Visigoths. Aussi figure-t-il comme évêque et martyr dans les litanies et les bréviaires les plus anciens.

De temps immémorial, la paroisse de Callas (diocèse de Fréjus), honore saint Ausile et conserve ses précieuses reliques. À une époque très-reculée, une chapelle y fut élevée en son honneur, renommée par ses miracles et le concours des pèlerins. On invoque principalement ce Saint pour obtenir la guérison de la surdité.

En 4639, Pierre de Camelins, évêque de Fréjus, fit placer ces reliques dans une châsse de plomb. L’année suivante, il permit qu'on les transportât à l’église paroissiale, où elles furent mises dans une armoire. Enfin, le 16 mai 1642, ledit évêque décida que, « d’après les nombreux (infinis) miracles constatés par les règles du droit, il permettait d’honorer à l'avenir les reliques de saint Ausile, soit en particulier, soit publiquement ». En 1803, l'authenticité de ces reliques a été constatée par M. Cavalier, curé de Draguignan, délégué de l’archevèque d'Aix.

Propre de Fréjus et notes locales.

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