Phil
passaient ce jour en débauches et en cérémonies superstitieuses, les chrétiens y jeûnaient très-rigoureusement et y récitaient des litanies comme marque de pénitence ; nous en avons d’illustres témoignages dans saint Jean Chrysostome, saint Ambroise, saint Augustin, saint Maxime de Turin et saint Pierre Chrysologue, cités par le cardinal Baronius en ses Commentaires sur le Martyrologe. Le quatrième concile de Tolède, tenu l’an 636, défendit même d'y chanter l’AZeluia! ; et, avant lui, le second Concile de Tours et celui d'Auxerre en avaient condamné les étrennes diaboliques et les autres restes du paganisme. Mais depuis que ces superstitions ont été abolies, l'Eglise a changé de face et a pris en ce jour ses habits et ses chants de joie, non pas à cause de Janus, à deux visages ?, que les idolâtres adoraient, mais à cause de Jésus-Christ, Dieu et Homme, humilié par la Circoncision et exalté par le nom sacré de Jésus, qui est l’objet de sa vénération et de son amour *.