‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 66 sur 412 · SAINT ALBERON OU ADALBERON, ÉVÊQUE DE LIÉGE · texte numérisé non relu

SAINT ALBERON OU ADALBERON, ÉVÊQUE DE LIÉGE

Il était frère de Godefroid le Barbu, comte de Louvain, et fut d’abord chanoine de Metz avant d'être évèque de Liége. 1123. Homme simple et droit, doux et chaste, sans avarice et de bonnes mœurs, plus noble que les plus nobles, tel est le portrait qu'a laissé de saint Alberon un écrivain contemporain. Il avait l'habitude de se livrer à la prière dans le silence de la nuit. Un soir qu’il répandait comme d'habitude son âme devant les autels du Seigneur, ses oreilles furent tout à coup frappées par un bruit perçant : c’étaient les lamentations d'une pauvre veuve qui venait de perdre son mari et à laquelle on allait enlever son lit, son unique bien, en vertu du droit de main-morte dont jouissaient les évèques de Liége. Alberon en eut le cœur navré : non-seulement il usa de clémence à l'égard de cette pauvre veuve, mais encore il abolit dans toute l'étendue de ses domaines un droit, d’ailleurs exorbitant, qui, à la mort de chacun de ses sujets, lui permettait de s’emparer du meuble le plus précieux de la maison. — C'était le droit de succession d'alors.

Il fonda l’abbaye de Saint-Gilles sur le mont public de Liége, où il fut enseveli après sa mort arrivée le 16r janvier 4128.

SAINT ÉLUAN ET SAINT MEDUIN (n° siècle).

Tertullien nous apprend qu'en Bretagne le christianisme avait porté ses conquêtes dans ces lieux où n'avaient pu pénétrer les armes des Romains. Il y avait donc des rois indépendants, entre autres Lucius, que l’on pense avoir gouverné cette partie du pays où se trouve aujourd’hui Glascow, et que la bonté de ses mœurs préparait à recevoir la lumière de l'Evangile. Saint Eluan et saint Meduin étaient disciples de saint Joseph d’Arimathie; envoyés à Rome par le roi breton pour demander un renfort de missionnaires, le pape saint Eleuthère, qui occupait la chaire de saint Pierre, leur adjoignit saint Fugace et saint Damien. Lorsque, plus tard, saint Patrice parcourant la mème contrée, relevait les anciens sanctuaires tombés en ruine, il trouva dans les décombres de l'un d’eux les Actes des Apôtres et la relation des travaux apostoliques de saint Fugace et de saint Damien, écrite par le docteur Meduin. (Grands Bollandistes, t, 1er de janvier, p. 10.)

1 Extrait du légendaire d'Autun, par M. F. E. Pequegnot, qui à emprunté cette notice à Raoul Glaber et à Hugues de Flavigny.

? Extrait d'une lettre de M, Bellengïeville, curé-doyen de la Sainte-Trinité, à Fécamp, & août 1861,

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