APPROBATIONS ET LETTRES DE FÉLICITATION. V
documents recueillis dans les Acfa Sanctorum, il sème ses récits de pieuses réflexions et vise surtout à édifier ; mais l'esprit de critique lui fait trop souvent défaut, comme à Ribadeneira et à plusieurs autres anciens hagiographes qu’on a eu tort de rééditer sans les amender; il semblerait que la réaction contre l’école de Baillet et de Godescard ait précipité dans un excès contraire.
« Vous avez su, Monseigneur, éviter ces exagérations et vous conformer aux sages principes de la critique historique, tantôt en reproduisant, tantôt en analysant les travaux récents d'hagiographie, publiés dans nos provinces. Quand ces ouvrages locaux vous ont fait défaut, vous avez eu recours aux Propres liturgiques où l’on trouve, en général, des notices assez substantielles sur des personnages dont la réputation n’a pas toujours franchi les limites diocésaines et dont les Bollandistes ne s'étaient pas occupés. Enfin, et je vous en félicite, vous vous êtes adressé à un certain nombre d’ecclésiastiques instruits, qui vous ont fourni des renseignements précieux sur le culte actuel, les reliques et l’iconographie des Saints.
« Je me fais un plaisir d'approuver cette publication qui doit rendre un véritable service au clergé et aux fidèles. En mettant à part l’incomparable collection des Acta Sanctorum, c’est assurément le recueil hagiographique le plus complet, le plus intéressant, le plus édifiant et le plus en harmonie avec les recherches de la science contemporaine.
« Veuillez agréer, Monseigneur, l'hommage de mes sentiments respectueux et bien dévoués.
« + Jacques-Antoine, évéque d'Amiens ».
Lettre du R. P. Dom Paul PIOLIN, bénédictin de la Congrégation de France.
Abbaye de Solesmes, ce 30 janvier 1873.
« Monseigneur,
« Je suis enfin en mesure de répondre à la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire : mais il m'a fallu plusieurs semaines, car les cinq premiers volumes de vos Vies des Saints, sur lesquels vous me demandiez mon avis, sont si remplis de faits que la lecture ne s’en accomplit pas en quelques heures. Cette lecture, du reste, toujours instructive et édifiante, n’est jamais accompagnée de fatigue, par la beauté des caractères, la variété des événements et le charme de la narration. Il m'a semblé qu'il y avait partout une grande exactitude à analyser les meilleurs documents, sauf en un ou deux endroits, comme il arrive presque nécessairement dans un ouvrage aussi étendu.
«Il me semble aussi que vous avez constamment et scrupuleusement suivi le plan que vous vous étiez tracé et qui était le meilleur, puisqu'il était le plus propre à donner une idée exacte de la tradition de chaque Eglise sur ses annales hagiographiques.
« Par ce grand travail, Monseigneur, vous ayez rendu un important service à l'Eglise et à tous les fidèles, qui ne sauraient guère faire de lecture plus fructueuse et pour leur édification et pour leur instruction.
« Veuillez agréer l'assurance du profond respect avec lequel je suis, Monseigneur, votre trèshumble serviteur,
« D. Paul Piolin »,
Lettre de Monseigneur PIE, évêque de Poitiers.
Poitiers, le 6 septembre 1873, « Monseigneur,
« Les dix volumes déjà publiés de vos Petits Bollandistes nous promettent un recueil hagiographique des plus complets, des plus édifiants et des plus intéressants. Et comme il n’y a pas de lecture plus saine et plus salutaire que celle de la vie des serviteurs de Dieu glorifiés par l’autorité de l’Eglise et par la foi et la piété des peuples, vous pouvez vous applaudir d’avoir rendu un service éminent à la religion et au peuple fidèle.
« Croyez, Monseigneur, à mon respectueux et entier dévouement.
« + Louis-Edouard, évéque de Poitiers ».
Ÿf APPROBATIONS ET LETTRES DE FÉLICITATION:.
Lettre äe Monseigneur LYONNET, archevêque d’Alby.
Château de Soult-Berz, le 22 juin 1874.
« Monseigneur,
«Je ne me trouvais pas dans ma ville épiscopale lorsque votre lettre y est arrivée avéc les volumes qui l'accompagnaient.
« En ce moment, je parcourais, malgré la chaleur qu'il faisait, la partie méridionale dé mon diocèse que je n'avais pas visitée depuis quelques années.
& Il me serait, par conséquent, difficile de vous dire, à cette heure, ce que je pense dé la principale publication que vous avez eu la bonté de m'envoyer.
« On a besoin, quand on veut examiner sérieusement un ouvrage de cette importance, de le lire, à tête reposée, avec tout le recueillement qu’exige une œuvre pleine de recherchés.
« Ce que malheureusement nous ne pouvons faire, lorsqu'on est obligé, chaque jour, de changer de domicile pour vaquer à toutes sortes de travaux plus où moins absorbants.
& Mais n'importe, je ne veux pas rentrer dans ma ville épiscopale sans: vous envoyer, avec mes remerciements pour votre délicate attention, ma pleine et entière adhésion aux éloges si bien mérités qu’une foule de mes vénérés collègues sè sont fait un plaisir de vous adresser.
« Comme eux, je pense que vous avez rendu un véritable service à la religion par la publication de vos Petits Bollandistes.
« Rien n’est onctueux et suave comme cette lecture. On se sent pénétré, malgré soi, de je ne sais quel charme. Il y a, dans les exemples des Saints, une lumière qui éclaire, et une chaleur qui vivifie.
« Personne, du reste, ne sait mieux que vous exposer et coordonner les récits dont abonde la vie de ces grands serviteurs de Dieu. Vous savez donner à chaque trait, avec la place qui lui convient, le ton et la couleur qui le font ressortir.
« Je ne manquerai pas, rentré chez moi, de reprendre cette lecture avec plus d’attention.
« Veuillez, en attendant, recevoir de nouveau, avec mes sincères félicitations, l'assurance de nes plus distingués et dévoués sentiments.
«+ J. P., archev. d’Alby ».
Lettre de Monseigneur SAIVE®F, évêque de Mende,
Mende, le 29 juin 1874, « Monseigneur,
« Je vous remercie des Petits Bollandistes que vous voulez bien m'offrir. Je connaissais déjà ce bél ouvrage, mais cette séptième édition me parait plus agréable, et surtout plus complète que les précédentes. C’est assurément une des meilleures collections de Vies de Saints qui puisse être offerte aux fidèles. C'est dussi l'un dés meilleurs livrés qué l’on puissé fire lire dans le temps présent. Que Dieu vous aide à le propager, Monseigneur; c’est un des vœux les plus chers à mon cœur.
« Agréez, avec mes remerciements, Monseigneur, mon plus affectueux dévouement.
© + Frédéric, évéque de Mende ».
Lettre de Monseigneur FOURNIER, évêque de Nantes.
Nantes, le 14 jnillet 1874, « Monsieur PAbbé,
« La lectüre aussi instructive qu'attachante de vos Petits Bollandistes se recommande à tous les fidèles. Tout se trouve réuni dans votre ouvrage : une sage et sérieuse érudition, l'intérêt des faits les plus beaux de l'humanité, et de l'histoire générale de l'Eglise, qui sé déroule à travers ces prairies émaillées des fleurs des Saints.
« Quel livre peut réunir d'aussi grandes éhoses, et pénétrér plus utilëmént les âmes ?
« Reviennent nos vieilles mœurs chrétiennes, qui rendaient journalières, dans les familles, ces