SAINT MAXIME OU MÈME, ABBÉ DE LIMOURS, MARTYR
583-625. — Papes : Pélage II; Honoré Ier. — Rois : Gontran, Chilpéric Ier, Childebert Il; Clotaire I.
Le monde ne trouve de charmes que dans les romans, les chansons, les théâtres, les intrigues. Il est bon de lui montrer l'exemple d'un homme qui, s'élevant au-dessus de la sphère des jouissances grossières, a trouvé un bonheur parfait en s'éloignant de la beauté terrestre, en la regardant même comme un obstacle à la paix de l'âme.
Saint Maxime, ou Méme, naquit au territoire de Caturcum (Cahors), dans un bourg appelé Margarita. Dès l’âge de sept ans, il fuyait la maison paternelle pour aller s’instruire près de l’évêque Didier qui le garda dix ans.
Il se distingua tellement par ses connaissances et ses bonnes mœurs que, quoique très-jeune encore, il fut élu conseiller de sa ville natale. Or, un jour
1. Cette vie a été principalement écrite par Pallade, dans son Histoire lausiaque, ainsi nommée, parce qu'il la dédia au préfet Lausius, où il est aussi parlé de quelques autres Macaire, qu'il ne faut pas con= fondre avec ceux-ci. On attribue à saint Macaire d'Alexandrie les règles des moines divisées en trente chapitres, que nous avons dans la nouvelle collection des règles.
La règle dite de saint Macaire est attribuée à celui d'Alexandrie, dans le code des règles imprimé sous le titre de Codex Regularum, collectus a S. Benedicto Anianensi, auctus a Luca Holstenio, Rome, 1661, 2 vol. in-40. Saint Jérôme paraît en avoir copié quelque chose dans sa lettre à Rustieus. Il y à une autre règle, sous le nom des deux Macaire; de Sérapion (d'Arsinoë ou de Nitrie), de Paphnuce de Rubale (prêtre de Scété), et de trente-quatre autres abbés. On la trouve dans la Concordia Regularum, auctore S. Benedicto Anianensi Abbate, edita ab Hugone Menardo, Monacho S. Benedicti. Paris, 1638, in-40. Il est probable qu'elle fut composée d'après la vie et les exemples de ces saints solitaires. Elle porte que les frères jeûneront tous les jours, excepté les dimanches et le temps pascal; qu'ils vivront dans la plus exacte pauvreté, uniquement occupés de la prière et du travail des mains ; qu'ils regarderont l'hospitalité comme un devoir indispensable; et qu'ils observeront un silence rigoureux avec les étrangers, la liberté de parler n'étant accordée qu'à celui qui recoit les hôtes Concord. Regul., <. 1x, p. 809, edit, Menardi.