‹ Les petits Bollandistes (volume 2)Chapitre 90 sur 412 · Henry, Liv. 1x, chap. 32. — 4. Vers · texte numérisé non relu

Henry, Liv. 1x, chap. 32. — 4. Vers

SAINT GORDE, MARTYR. au

dans un sommeil paisible, s’endormit sans douleur, et que son âme fut transportée au ciel. Cette opinion est formellement démentie par l’Ecriture sainte. « En récompense de sa foi, dit saint Paul, Hénoch fut enlevé de ce monde pour qu'il ne souffrit pas la mort. Il ne se retrouva plus parce que le Seigneur l'avait enlevé. Mais, avant cette translation, il avait mérité le témoignage que lui rend l'Ecriture d'avoir été agréable à Dieu ! ». — « Hénoch, dit l’auteur de l'Eccléstastiqur, plut au Seigneur; il fut transporté dans le Paradis, pour revenir prêcher la pénitence aux nations? ». Les Pères de l'Eglise s'accordent tous dans ce sentiment, et ils appliquent à Hénoch et à Elie le passage de l’Apocalypse où saint Jean nous enseigne qu'aux derniers jours du monde, ces deux témoins du Seigneur reparaitront au milieu des hommes, pour combattre, dans une lutte suprême, l’Antechrist et ses milices impies. A la faveur du passage de saint Jude, qui rapporte les paroles d'Hénoch, d’habiles faussaires ont fait circuler un livre entier qui contenait, disait-on, les prophéties d’Hénoch, On en a démontré la fausseté.

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