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XIT JOUR D'AVRIL
MARTYROLOGE ROMAIN
À Séville, saint HERMÉNIGILDE, fils de Leuvigilde, roiarien des Wisigoths, lequel, ayant été jeté en prison pour la confession de la foi catholique, et ayant refusé, à la solennité pascale, de recevoir la communion d’un évêque arien, fut frappé de la hache par l’ordre de son perfde père, et, en échange de son royaume de la terre, entra roi et martyr dans celui du ciel. 586.— À Pergame, en Asie, la naissance au ciel des saints martyrs Carpe, évêque de Thyatire; Papyle, diacre ; Agathonice, sa sœur, femme très-pieuse ; Agathodore, leur serviteur, et beaucoup d’autres, qui, après des tourments variés, furent, pour leurs bienheureuses confessions, couronnés du martyre, dans la persécution de Marc-Antonin-Vérus, et de Lucius-Aurèle-Commode 1, 251.— Dans la même persécution souffrit à Rome un homme admirable, JUSTIN le Philosophe, qui, ayant présenté à ces mêmes empereurs son second discours pour la défense de notre religion, et l'ayant soutenu fortement en leur présence, dans une dispute publique, fut accusé, comme chrétien, par les artifices de Crescent le Cynique, dont il avait repris la vie et les mœurs infâmes, et reçut le don du martyre en récompense de sa parole fidèle et courageuse. 167. — Le même jour, le supplice des saints Maxime, Quintilien et Dadas, exécutés dans la persécution de Dioclétien ?. — A Ravenne, saint Ours, évêque et confesseur. 396.
MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTE
À Metz, saint Romain, évèque de ce siége, qui répara, par ses solns, les dégâts et les ruines que la fureur d’Attila y avait causés. Vers 489. — À Embrun, le décès de saint Marcellin, premier évêque de cette ville, nommé le 20 avril au Martyrologe romain. — A Clermont, en Auvergne, saint Mars, abbé, dont saint Grégoire de Tours a écrit la vie. Vers 527. — A Boulogne, la bienheureuse IDE, veuve, comtesse du pays, et mère de Godefroy de Bouillon et de Baudouin, conquéränts et rois de Jérusalem, laquelle décéda pleine d'années et de bonnes œuvres, et opéra depuis beaucoup de miracles. 41113, — Le mème jour, l'an 1562, le corps de saint François de Paule, fondateur de l'Ordre des Minimes, qui était demeuré entier pendant cinquante-cinq ans, fut tiré de son tombeau, brûlé et réduit en cendres par les Calvinistes : ce qui a mérité à ce Saint la gloire d'un martyre posthume. — A Malines, le troisième dimanche après Pâques, la translation de saint Rumold ou Rombault. — À Morlaix, en Bretagne, la précieuse mort de la vénérable Françoise de Saint-Joseph, fondatrice du monastère du Calvaire de cette ville 5.163#.
1. On remarque un désaceord entre la date que nous assignôns au martyre de saint Carpe et les données adoptées par Baronius. C'est qu'il y a évidemment erreur à dire que Carpe et ses compagnons ont souffert sous le règne d'Antonin. Cette erreur provient de ce que l'historien Eusèbe Pamphyle les ayant nommés après d'autres Martyrs du même pays qui avaient été immolés sous Antonin, on & cru que ce devait être à la même époque. Mais on aurait dû consulter, au lieu de la simple note que leur consacre Eusèbe Pamphyle, leurs Actes, qui disent expressément qu'ils ont souffert sous Dèce. Les Bollandistes font en outre observer que le luxe de supplices déployé contre ces Martyrs n'était pas en usage sous Antonin, où l'on faisait mourir les chrétiens sans bruit, tandis qu'il caractérise parfaitement la persécution de Dèce, où l'on en voulait encore plus aux âmes qu'aux corps.
2. À Dorostis, dans la Mésie inférieure, aujourd'hui Bulgarie.
3. Mme de Querven. — Nous ne dirons qu'un mot de cette vénérable femme. Elle était née Françoise Callouet et avait été mariée à M. de Querven, riche armateur breton. Dieu lui avait donné neuf enfants, dont six moururent en bas âge. La seule fille qui lui restait se coucha dans la tombe à l'âge de vingt ans; ses deux fils ensevelirent chez les Capucins le brillant avenir que leur réservait le monde. Enfin, son époux l'ayant aussi précédée dans l'éternel repos, elle alla terminer ses jours chez les religieuses Calvairiennes qu'elle avait appelées à Morlaix. Elle ne voulut jamais être autre chose que novice. Lorsqu'elle était encore dans le monde, elle avait coutume de dire, à propos de ses charités journalières et de détail, que « peu, donné promptement et gaiement, était plus agréable à Dieu que beaucoup, longtemps attendu ». L'aumône lui paraissait, comme il l'est en effet, un devoir de stricte rigueur. Ayant, un jour, appris qu'un pauvre était mort de misère dans un des faubourgs de Morlaix, elle en fut profondément
MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX
Martyrologe des Bénédictins. — Au monastère du Val-des-Roses, près de Malines, la bienheureuse Ide, vierge, qui, en méditant la passion du Christ, mérita d’être marquée des stigmates des cinq plaies, imprimées en forme de cercles de diverses couleurs par le siylet de feu de l’a-
\ mour divin.
Martyrologe des Camaldules, de Vallombreuse et des Cisterciens. — La bienheureuse Ide, vierge, ete...
are des Dominicains. — À Météla, diocèse de Citta di Castello, la bienheureuse Marguerite, vierge, qui, étant aveugle de naissance, recouvra la vue par un miracle, et par l’inspiration de Dieu, qui l'avait guérie, embrassa l'institut du Tiers Ordre de Saint-Dominique. 1320.
ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES
À Chalcédoine, en Bithynie, les saintes Euphémie et Eucapie, et saint Sécuteur, martyrs 1.— Et ailleurs, les saints martyrs Janvier, Paul, Carulus, Arobus, Bassa, Carita et Agathonia ; Decimus, Calepode et Léonitide; Célérin, Laurentius, Ignace, Magnus et Milianus. — En Perse, les saints Eleuthère, Théodose, Zoïle, martyrs, qui périrent ensemble dans la persécution de Sapor, les deux premiers par le glaive, le troisième percé de flèches. 1ve s. — En Ecosse, saint Guinoch, évèque : il était conseiller du roi Ethon sous le règne duquel les Pictes furent enfin exterminés par un juste jugement de Dieu qui punit cette nation barbare de l'appui qu’elle avait toujours prêté aux persécuteurs des chrétiens. Vers l'an 875. — Dans le pays de Galles, en Angleterre, saint Caradeu ou Caradoc, prêtre et solitaire, qui finit ses jours dans le monastère de Saint-Ismaël. An 1124. — À Vollaterra, en Toscane, le bienheureux Jacques de Certaldo, moine de l'Ordre des Camaldules. An 1292. — A Louvain, la bienheureuse Ide, religieuse cistercienne, du couvent du Val-des-Roses, en Brabant. Il ne faut pas la confondre avec la sainte comtesse de Boulogne fêtée le même jour. An 1300.