SAINT JUSTIN DE BIGORRE
Qui apporta le premier la lumière de la foi en Bigorre, et jeta les fondements de l'église de Tarbes ? c’est ce que l’on ignore. Dans le vieux martyrologe qui porte en tète le nom de saint Jérôme, on lit ce qui suit le er mai : « Le décès de saint Justin, grand évêque dans la cité de Bigorre ». Il faut conclure de là qu'il fut évêque de Bigorre avant lan 420, puisqu'il est constant que ce martyrologe ne contient aucun Saint qui ne soit antérieur, ou pour le moins contemporain à saint Jérôme. Car ceux qui se trouvent à la fin, en caractères différents, ont été ajoutés. Justin est nommé grand évêque, ce qui pourrait bien avoir le même sens que premier.
Saint Grégoire de Tours fait mention de saint Justin dans le livre de la gloire des confesseurs. Mais il le qualifie de prêtre et non d'évêque ; l'autorité du martyrologe sus-mentionné l'emporte : c’est à lui qu’il faut s’en rapporter comme au document le plus antique. Le même Grégoire de Tours écrit que le bourg de Cessac, dans le territoire de Bigorre, fut enrichi du corps de saint Justin. Ruinard observe que, non loin de l’église paroissiale de Cessac, .on voit encore un vieil oratoire presque entièrement détruit, avec deux cellules, et consacré à Dieu sous le nom de Saint- Justin ; il conjecture que le corps du Saint reposait là autrefois. Cet endroit est à six lieues de la ville de Tarbes.
Propre de Tarbes.
SAINTE GUNDELINDE, ABBESSE (vin° siècle).
Gundelinde était fille d'Adelbert, duc d'Alsace, et sœur de sainte Attale et sainte Eugénie. Elle fut élevée par sainte Odile, sa tante, qui gouvernait les deux monastères de Hohenbourg et de Niedermunster ou Bas-Moutier. Après la mort desa tante, Gundelinde fut élue abbesse de Niedermunster en même temps que sa sœur Eugénie devenait abbesse de Hohenbourg. C'était l'an 722. Gundelinde marcha sur les traces de sa tante et à sa mort arrivée vers le milieu du virre siècle, elle fut enterrée dans l’église du monastère. Plus tard on mit son corps dans une châsse d'argent qui fut placée sur l'autel où elle resta jusqu'en 1542, que le monastère fut consumé par un incendie. Les guerres de religion qui désolaient alors l'Alsace ayant empêché qu'on ne le rebâtit, les reliques de la Sainte furent transportées partie à l’église collégiale de Mossheim et partie à Notre-Dame-des-Ermites.
Dictionnaire Pélin.