CULTE ET RELIQUES DE LA B. JEANNE-MARIE DE MAILLÉ
Marie de Maillé avait opéré trente-neuf miracles pendant sa vie, elle en fit treize nouveaux après sa mort. Les guérisons obtenues à son tombeau étaient si extraordinaires et si nombreuses que l’autorité ecclésiastique s’en émut. Par l’ordre de l'archevêque de Tours, Ameil Dubreuil, on commença une enquête canonique le 44 avril 1414, quinze jours après la mort de la Bienheureuse, Ce procès d'information se termina le 20 mai 1415. On l’envoya immédiatement, en bonne et due forme, à Avignon, où résidait alors Pierre de Lune, dit Benoît XIII. Les Bollandistes l'ont publié dans son intégrité, et la bibliothèque de Tours possède une copie manuscrite sur parchemin de ce procès, signée par Pierre La Bruyère, notaire apostolique. Nous lisons dans cette intéressante procédure que Marie de Maillé à guéri les lépreux, rendu l’ouie aux sourds, la parole aux muets,
l'usage de leurs jambes aux boiteux et la santé à beaucoup d’autres malades atleinis de di Méventes infirmités,.
On y lit les dépositions des Cordeliers, qui attestent que son tombeau est visité constamment par de nombreux pèlerins, dont quelques-uns viennent de fort loin, et que chaque jour il s’y opère des miracles innombrables. Le livre obituaire des religieux mentionnait son souvenir en ces termes : Noble dame, sainte Marie de Maillé, ensevelie avec l’habit.
Ils avaient un tableau où elle était représentée avec l’auréole de la sainteté, et, dans certaines circonstances, ils l’exposaient sur le maitre-autel.
Jacques IL de Bourbon, comte de la Marche, mari de Jeanne de Duras, et roi de Sicile, de Jérusalem et de Hongrie, employa tout son crédit pour faire canoniser la Bienheureuse, et il obtint la nomination d'une commission apostolique pour ce sujet; mais les circonstances malheureuses du schisme empéchèrent ce procès d'aboutir.
Le P. Martin de Boisgaultier, né à Amboise, gardien du couvent des Cordeliers et confesseur de la Bienheureuse, écrivit sa vie. Plus que tout autre, il était à même de satisfaire la dévotion publique, en lui offrant un édifiant tableau des vertus de sa sainte pénitente.
Le peuple n’attendit pas le jugement canonique de l'Eglise ; il venait avec amour prier la Sainte, et ses prières, habituellement exaucées, ne firent qu’accroitre sa dévotion.
En 1562, la tombe de Marie de Maillé ne fut pas plus respectée par les Huguenots que celles de nos plus illustres Saints : ils la profanèrent, en arrachèrent violemment le corps de la Bienheureuse, et en dispersèrent tous”les ossements. En 1645, les temps étant devenus meilleurs, le Père gardien du couvent des Cordeliers voulut recueillir les ossements de la Bienheureuse pour leur rendre plus d'honneur. Il fit ouvrir sa tombe et enlever la terre, mais il ne trouva plus que quelques vertèbres et de petits ossements qui avaient échappé à la rage des hérétiques. Il en laissa quelques minimes parcelles dans la tombe sur laquelle les fidèles venaient prier, et plaça les autres dans une cassette en bois qu'il fit peindre en rouge et qu’il enrichit de baguettes dorées. Il enleva aussi le bonnet qui avait recouvert la tête de la Bienheureuse et qui était parfaitement conservé, quoiqu'il fût depuis deux siècles enfoui dans la terre. Les fidèles avaient une grande dévotion à cette elique et ils se la faisaient placer sur la tête pour obtenir la guérison de la fièvre et de la migraine.
Un écrivain contemporain de cette translation des reliques de la Bienheureuse, Ollivier Cherreau, dans son histoire, en vers, des archevèques de Tours, atteste qu'il fut guéri, par l’imposition de ce bonnet, d'un violent mal de tête dont il souffrait depuis quarante ans. Il ajoute qu'on trouva dans la tombe de Marie de Maillé son doigt annulaire tout entier, « avec l'anneau dont l’avait espousée son cher et chaste espoux ».
Le grave historien des archevèques de Tours, le chanoine Maan, écrivant en 1647, nous fournit un témoignage irrécusable de la vénération dont la mémoire de la Bienheureuse était entourée. Il esquisse les principaux traits de sa vie et de ses vertus. Il nous représente la sainte veuve « vêtue grossièrement, amaigrie, défigurée par le jeûne, vivant au milieu des pauvres et des malades, mendiant de porte en porte une chélive nourriture qu’elle partageait souvent avec les indigents. Elle cependant », ajoute-t-il, « que les grands et les princes visitaient avec respect, même au milieu de ses pauvres el de ses chers malades…; elle à qui les rois adressaient des ambassadeurs ou des lettres pour la consulter dans leurs difficultés et dans leurs doutes, recourant en toute confiance à ses conseils, et la regardant comme une avocate et une protectrice auprès de Dieu; elle enfin que Dieu a glorifiée, soit pendant sa vie, soit après son décès, par des guérisons miraculeuses et même par la résurrection d’un mort ». Il ne craint pas de dire qu’elle fut le miracle de son siècle.
Le culte de Jeanne de Maillé se continua à Tours jusqu’à l’époque sanglante de la Révolution française. L'église des Cordeliers était toujours le centre de cette dévotion populaire, et les religieux avaient coutume d'exposer à la vénération des fidèles un tableau représentant la Bienheureuse avéc l’auréole de la sainteté. Mais pendant ces jours où il fut donné à la béle de faire la guerre aux Saints, ct en un cerlain sens, de les vaincre, le nom de Jeanne de Maillé sembla devoir dispæ raître du souvenir et de l’affection des peuples.
Par un arrêté de la municipalité, du 5 novembre 17914, l’église des Cordeliers fut accordée aux prêtres catholiques non assermentés pour y célébrer la messe et y administrer les sacrements. Quand ils voulurent en prendre possession, une insurrection éclata, et dans l’espace d'une matinée, l'église fut dévastée avec une telle rapidité qu'il n’en resta plus que les principales murailles : ce qui explique la disparition des reliques et du tableau qu'on y vénérait encore. Cette insurrection fut un véritable événement ; le pillage s’étendit aux maisons voisines, la troupe et la garde nationale purent avec grande peine rétablir l’ordre, La municipalité fit alors fermer le couvent et l’église, et le clocher, qui menagait ruine par suite du pillage, fut abattu. Quelques années après, l’église des Cordeliers était transformée en un théâtre. C’est ainsi que la violence et la force interrompirené dans la ville de Tours le culte de la bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé.
Sa mémoire n’y était plus conservée que par un petit nombre de personnes pieuses et instruites. Mais elle était fénjouts honorée dans les paroisses d’Ambilou et de Cléré, et le pèlerinage qui se faisait chaque année, à la chapelle de l’Ermitière, le vendredi saint, n "avait jamais élé interrompu. ne le cous de l'année, les malades, les personnes affligées venaient encore prier dans cet humble et pauvre sanctuaire.
La Providence permit qu’un événement très-simple en lui-même fit revivre à Tours le nom et
la mémoire de notre Bienheureuse. Le 9 novembre 1868, les ouvriers qui travaillaient à la construction du nouveau théâtre, sur les ruines mêmes de l’église des Cordeliers, qui, depuis 1792, avait perdu jusqu’à son nom, rencontrèrent les pierres d’un tombeau qu’on jugea, au premier aspect, devoir être la tombe de la bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé. Un corps assez bien conservé et quelques fragments d’une robe de bure semblaient confirmer cette présomption. Une foule considérable se porta aussitôt sur le lieu de la découverte, et le nom de la Bienheureuse était danstoutes les bouches. Mais bientôt une étude plus approfondie et les documents fournis par les historiens ne permirent pas de reconnaître dans ces restes ceux de Jeanne-Marie de Maillé. Sa tombe, déjà profanée en 1562, ne contenait plus, au témoignage d'un témoin oculaire, en 1645, que quelques vertèbres et quelques ossements que le Père gardien du couvent avait presque entièrement enlevés pour les placer dans un lieu plus convenable, dans l’église même. On n'avait donc pas retrouvé la tombe et les reliques de la Bienheureuse ; mais son culte s'était réveillé dans tous les cœurs, et en peu de jours Marie de Maillé était redevenue populaire à Tours comme aux premiers temps. Sa mémoire ne devait pas périr. Mgr Guibert, archevêque de Tours, le pensa ainsi. D’après les règles tracées par le pape Urbain VIII, tous les serviteurs de Dieu, morts avant l’année 1534, et honorés d’un culte immémorial et continu, possèdent par là même un titre à recevoir les honneurs rendus aux Bienheureux et aux Saints. Sa Grandeur nomma donc une commission pour constater l’ancienneté et la continuité de ce culte.
Cette commission commenca ses travaux le 30 juillet 1869 ; elle les poursuivit avec zèle et conformément aux formalités prescrites par la cour de Rome. Le procès-verbal fut envoyé à Rome et dix-neuf archevêques et évêques français s’unirent à l’archevêque de Tours pour demander la reconnaissance du culte de la Bienheureuse.
Le 27 avril 4871, le souverain pontife Pie IX sanctionnait le décret rendu par la congrégation des cardinaux pour confirmer le culte rendu de temps immémorial à la bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé dans le diocèse de Tours, et il permettait de célébrer sa fête le 28 mars, glorieux anniversaire du jour où, 458 ans auparavant, elle s'endormait dans le Seigneur.
Le 8 septembre 1874, un décret apostolique approuvait l'office de la Bienheureuse, sous le rit double, avec une oraison propre et trois leçons également propres, au deuxième nocturne de Matines. Les diocèses de Bourges, du Mans, d'Angers, de Laval et celui de Poitiers pour le monastère de Sainte-Croix, dans lesquels Marie de Maillé a laissé des souvenirs de sa pièté et de ses ver- ‘us, ont été également autorisés par des rescrits particuliers à célébrer sa fèle et à réciter son office.
Enfin, par une faveur spéciale et sur le rapport du secrétaire de la sacrée Congrégation des Rites, en date du 14 septembre 1871, le Pape permit d’insérer au martyrologe romain, à l'usage du diocèse de Tours, l'éloge de la Bienheureuse, conçu en ces termes :
«A Tours, le 5 des calendes d'avril (28 mars), commémoration de la bienheureuse Jeanne- Marie de Mailé ; née d’une illustre famille et devenue veuve après la mort de son époux, avec lequel, comme on le rapporte, elle était demeurée vierge, elle se fit recevoir dans le Tiers Ordre de Saint-François, et après avoir brillé de l'éclat de toutes les vertus et de la gloire des miracles, elle prit son essor vers Dieu, dans la quatre-vingt-deuxième année de son âge ».
L'église de Tours ne pouvait rester indifférente à cette nouvelle gloire, et elle a voulu inaugurer, ou, pour parler plus exactement, sanctionner solennellement le culte rendu par nos pères à leur sainte et illustre compatriote. Un des derniers actes de l’administration de Mgr Guibert avait été de communiquer au clergé les différents décrets du Saint-Siége relatifs à Jeanne-Marie de Maillé, et il avait annoncé un ériduum solennel. Son successeur, Mgr Fruchaud, a tenu à remplir dignement ce legs, et il ordonna qu'un friduum serait célébré les 7, 8 et 9 avril 1872, à l’occasion de la fète de la Bienheureuse, transférée au 9 avril, parce que le 28 mars se trouvait dans la semaine sainte. NN. SS. les archevêques de Paris, de Bourges, les évêques de Laval, de Poitiers, du Mans, d'Angers, de Nantes et de Basilite rehaussèrent par leur présence l'éclat de cette solennité, qui fut incomparable. La piété des fidèles, leur empressement à entourer la chaire chrétienne, où l’on entendit les évêques de Poitiers, de Nantes et d'Angers, les décorations splendides de la cathédrale et de Notre-Dame-la-Riche, la beauté de la procession qui parcourut presque toute la ville, au milieu d’une foule immense el respectueuse, tout cela rendit à jamais mémorables et bénies les trois journées du #reduum.
Pendant ces trois jours, on exposa à la vénération des fidèles, sur un autel brillamment orné, la seule relique de la bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé qui soit arrivée jusqu’à nous. Les Carmé- Htes de la ville la conservaient depuis longtemps avec une secrète et religieuse vénération. Elle eonsistait en deux petits ossements de couleur très-brune, dont l'un était évidemment la plus longue phalange d’un doigt ; la forme du second ossement était moins accusée: Ils étaient renfermés dans un sachet d’étolfe en argent broché de fleurs, et entouré d’une bande de papier où on lisait cette inscription : C2 gyt dans ce petit sacq de toille d'argent le doy annullerre de bienheureuse Marie de Maillé. En ouvrant le sachet, on trouvait les reliques enveloppées d’un autre papier, sur lequel était écrit : Celle relique m'a esté donnée par les RR. Pères Cordeliers de Tours, en l’an 1645. — H, de Maillé.
Cette date de 1645 est précisément l’année indiquée par Ollivier Cherreau, et dans laquelle les reliques de la Bienheureuse furent levées, et son doigt annulaire retrouvé.
Les Carmélites ne révélèrent leur secret qu’au moment des procédures juridiques relatives à la reconnaissance du culte, Mgr Guibert fit par lui-même un sérieux examen de ces reliques, il en rea l'authenticité, et il en a détaché l’ossement principal, pour en faire don à l’église métropolitaine.
L'enquête judiciaire révéla un autre sujet de consolalion : l’art chrétien peut nous dédommager de la perte si regrettable du tableau de l’église des Cordeliers. On apprit, en effet, qu’il existait au musée des antiquités d'Angers une empreinte sur cuivre reproduisant la figure de la Bienheureuse, et au bas de laquelle on lit ces mots : « Portrait véritable de la bienheureuse Marie de Maillé, pour très-religieuse Simonne de Maillé, vénérable abbesse du Ronceray d'Angers, par Baugin, son très-humble serviteur ».
Cette planche en cuivre était destinée à orner le livre de Claude Ménard, qui est encore à l’état de manuscrit à la bibliothèque d'Angers, et intitulé : Pandectæ rerum Andegavenstum ; collection de courtes notices sur les principaux personnages de l’Anjou.
Autour de la noble et douce figure de la Bienheureuse, on voit l’auréole traditionnelle ; dans sa main droite elle tient une croix à doubles branches, qui est assez généralement regardée comme une allusion à Simon de Maillé, son petit-neveu, mort en 4597, archevèque de Tours, en odeur de sainteté. Au-dessus de la main gauche, sur le manteau de la Tertiaire, on n’a pas omis de faire paraître le morceau rapiécé, signe distinctif du vêtement franciscain pour rappeler celui du saint patriarche, le pauvre d'Assise.
On a tiré quelques empreintes de ce vrai portrait de la Bienheureuse et on l’a photographié, Mais Mgr Guibert en a commandé une reproduction à M. Emile Lafon, peintre d'histoire. Ce tableau, destiné à orner l’autel qui sera érigé, en l'honneur de Marie de Maïllé, dans la future basilique de Saint-Martin, est très-remarquable. La Bienheureuse, vêtue de l’habit des Tertiaires de Saint- François, est représentée dans l'attitude de la prière, au pied du crucifix ; des rayons s’échappent du Christ et viennent illuminer son visage de clartés célestes. Rien ne nous parait suave comme cette figure sur laquelle se peignent tous les caractères de la bonté, de l’ascétisme et de l’extase, qui sont comme [es traits principaux, on pourrait dire toute la physionomie de cette admirable femme.
Cette figure, décharnée par les jeûnes et les veilles, vieillie par les années, est cependant pleine de fraicheur et de jeunesse ; on voit en quelque sorte la beauté de son âme s’y refléter avec un éclat incomparable. Ses mains sont croisées sur sa poitrine, ses yeux fixés sur le Christ, et déjà elle semble goûter les joies inénarrables de la vision béatifique. C’est une vraie figure de Sainte, et il nous semble que l'artiste a presque atteint l'idéal. :
Ce beau tableau est placé aujourd’hui dans la chapelle provisoire de Saint-Martin.
La vie de la Éienheurense sainte Maillé fut écrite, comme nous l'ayons déjà dit, par le Père de Boisgaultier, son confesseur. Publiée en latin, il en parut aussitôt une traduction en langue française. Ce récit court et substantiel est empreint d'une simplicité, d'une grâce et d’une onction qui ravissent et édifient le lecteur. Les Bollandistes l’ont publiée intégralement à la date du 28 mars.
Le Père de Vernon, pénitent du Tiers Ordre, a publié, en 1667, une Vie de notre Bienheureuse, sous ce titre : Vie de la bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé, vierge. Elle fait partie d'un ouvrage de l’auteur intitulé : Collection des Vies des personnes illustres qui ont fleuri dans les siècles xve, xvi® et xvrre. Cette vie n’est guère qu'un abrégé de celle publiée par le Père de Boisgaultier; écrite en bon style français du xvire siècle, elle est pleine d’une touchante onction et d’une grâce naïve.
Un autre abrégé de la Vie de la Bienheureuse, également plein de charme, fut publié vers le milieu du xvzie siècle. Elle fait partie d'un recueil intitulé : Abrégé des plus illustres Vies des Saints du Tiers Ordre de Saint-François, par un solitaire, 1683.
Mais la plupart de ces biographies ne sont guère que la reproduction de l'œuvre du Père de Boisgaultier. 11 y avait cependant des éléments précieux pour l'hagiographie dans les Actes du procès d'information dressé pour la canonisation de la Bienheureuse, et jusqu'ici personne n'avait songé à les mettre à profit. Aujourd'hui nous n'avons plus rien à désirer à cet égard : M. l'abbé Janvier, chanoine de l'église métropolitaine, fut chargé de compléter cette lacune, et, à l'occasion de la fête de Jeanne-Marie de Maillé, il à publié un livre très-remarquable. M. l'abbé Bourassé avait fait un premier travail que la maladie lui empêcha d'achever. Il fut confié à M. Janvier, et l'œuvre des savants et vénérables chanoines parut dans les derniers jours de mars 1872. Cette Vic, « savamment et pieusement écrite », au témoignage de Mgr Pie, évêque de Poitiers, a été publiée par la maison Mame, et en peu de jours la première édition fut presque épuisée. NN. SS. les Archevêques de Tours et de Paris ont adressé aux auteurs des lettres approbatives qui trouvent leur place en tête de ce charmant et pieux ouvrage (Vie de la Bienheureuse Jeanne-Marie de Maillé, par MM. Bourassé et Janvier, chanoines de l'église métropolitaine de Tours, 1 vol. in-80. Alfred Mame, Tours, 1872.
Et maintenant, en achevant cette courte notice, il ne nous reste plus qu'à tourner les yeux vers notre nouvelle protectrice et à lui offrir nos hommages :
« Seigneur Jésus-Christ, vous qui aimez l'humilité et la charité, et qui, après avoir embrasé la bien— heureuse Jeanne-Marie des flammes de votre amour, l'avez comblée des dons célestes et lui avez appris à mépriser les prospérités de ce monde, accordez-nous La grâce d’imiter l'humilité, la charité et le mépris des choses de la terre de celle que nous honorons par une fête solennelle; vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père, en l'unité du Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il ».
Cette biographie est de la plume de M. l'abbé Rolland, chanoîne honoraire, aumônier du Pensionnat des Frères des Ecoles chrétiennes de Tours.
4% 28 mars.