XXIX° JOUR DE MARS
MARTYROLCOGE ROMAIN.
. En Perse, les saints martyrs Jonas et Barachise, sous Sapor, roi des Perses ; Jonas ayant eu les os brisés sous une vis, fut ensuite scié par le milieu du corps ; l’autre fut étouffé avec de la poix brûlante, dont on lui avait rempli la bouche. 326. — A Héliopolis, dans le Liban, saint Cyrille, diacre el martyr, à qui les païens, sous Julien l'Apostat, ouvrirent le ventre, arrachèrent le foie qu'ils mangèrent comme des bêtes féroces 1. 362. — A Nicomédie, la passion des saints martyrs Pasteur, Victorin et leurs compagnons, 803. — En Afrique, les saints confesseurs ARMOGASTE, comte, Masculas, Archimime, et, Satur, intendant du palais, qui, au temps de la persécution des Vandales, sous Genséric, roi arien, ayant enduré de nombreux et cruels supplices et CRprobess pour la confession de la vérité, achevèrent glorieusement le cours de leur combat. Vers 461. Dans la ville d’Asti, saint Second, martyr 3. 11e s. — Au monastère de Luxeuil, le décès de saint EUSTASE, abbé, disciple de saint Colomban, qui fut le Père de ie de six cents moines, et brilla non moins par ses miracles que par la sainteté de sa vie. Vers 625
MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ
À Clermont, en Auvergne, saint Limin ou Linguin, martyr. Il souffrit sous Chrocus, un des rais germains qui envabirent la Gaule 11e siècle. Ses actes ont péri 5. Vers 264. — À Florence,
1. L'historien Théodoret rapporte que tous ceux qui prirent part à cet atroce repas perdirent leurs dents, que leurs langues pourrirent dans leur bouche et qu'ils devinrent aveugles.
2, La fête de saint Second se fait à Asti le 30 mars, Voir les mentions diverses à ce jour.
3, Voir au 15 mai,
le bienheureux Etienne, pape, neuvième du nom, né en Lorraine, qui avait été abbé du Mont- Cassin. Son corps est honoré à Pise, en l’église de Saint-Etienne, pape et martyr. 1058 1. — En Bretagne, saint Guillaume, évêque de Tréguier. 4175. — A Poitiers, le décès de saint Guillaume Tempier, évêque, qu’on invoque contre les pertes de sang ?. 1497. — Le bienheureux HUGUES, religieux de l’abbaye de Vaucelles. 1236. — À Viviers, saint AULE, évêque de cette ville; mémoire de saint FIRMIN, de saint EuMACHIUS et de saint LONGIN, aussi évêques de Viviers. VI et VIIe s. — À Sens, saint Juery, qui prit le premier titre d’archevêque de cette ville. 711.
MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX
Martyrologe des Chanoïnes réguliers. — À Wismar, dans le Mecklembourg, saint Ludolf, qui, de chanoine de l'Ordre de Prémontré, devint évêque de Ratzhourg, ayant été élu par le suffrage unanime de ses frères, et qui, pour la défense des droits de l'Eglise, souffrit une cruelle persécution de la part d'Albert, duc de Saxe, et gagna la couronne du martyre 5. 1250.
Martyrologe de la Congrégation Sylvestrine. — À Fabriano, dans la Marche d’Ancône, le bienheureux Jean a Baculo, confesseur, disciple de notre Père saint Sylvestre, abbé, lequel, étant atteint d’un abcès cruel, endura les douleurs de la maladie, non-seulement avec patience, mais avec un visage joyeux jusqu’à la fin de sa vie terrestre, qu'il échangea pour la “vie éternelle, la veille de l’Annonciation de la Mère de Dieu, jour de sa naissance au ciel.
Martyrologe des Carmes chaussés et déchaussés. — Au Mont-Carmel, le décès de saint BER- THOLD, confesseur, de l'Ordre des Carmes, qui, après une longue et sainte vie, s’envola dans le sein de Dieu, brillant de l'éclat de toutes les vertus. Vers l’an 4188. >
ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES
A Naples, saint Eustase, évêque de cette ville, au 119 ou au 1119 siècle. — En Syrie, avecsaint Cyrille, mentionné ci-dessus, saint Mare, confesseur, évêque d’Aréthuses, et plusieurs martyrs immolés sous Julien l’Apostat #. 362. — En Lybie, saint Marc, d'Athènes, ermite, qui fut assisté à sa mort et enseveli par saint Sérapion. 1ve s. — En Angleterre, saint Gundlée, roi ou prince de Cambrie, qui opéra plusieurs miracles. Vers 500. Après avoir donné sur le trône l’exemple de toutes les vertus, il quitta le monde pour se retirer dans un ermitage. — En Bithynie, saint Eusthate, confesseur et évêque de Brousse. viri® ou 1x° s. — A Vessembrun, en Souabe, sainte Diémode, recluse. Elle était en commerce de lettres avec la bienheureuse Herlucque qui menait à peu près lemème genre de vie à Empfach. On conservait, au monastère de Vessembrun, avant sa destruction, plus de cinquante volumes copiés de la main de Diémode. xr1e s. — À Diessen, en Saxe, sainte Mechtilde 5. — À Bougie, en Afrique, le bienheureux RAYMOND LULLE. 1315. — À Bena, en Piémont, la bienheureuse Paula Gambara, du Tiers Ordre de Saint-François, dont le culte a été approuvé par Grégoire XVI. Née à Brescia, elle épousa le comte Louis Costa. Le bienheureux Ange de Chivasso la dirigea dans les voies de la perfection : peu respectée par son mari, elle devint le jouet des domestiques eux-mêmes. A ces afilictions du cœur et de l’esprit, se joignirent de grandes douleurs physiques. La Bienheureuse supporta ces épreuves, comme les supportent les Saints : patiemment, en vue de Dieu et des couronnes immortelles. 4505. — En Espagne, le bienheureux Balthazar Sanchez, religieux, prètre de l'Ordre de Saint-François. Il travailla d’abord comme laboureur à gages, puis entra, à l’âge de vingt-quatre ans, comme tisserand au couvent d'Uclès. Il demanda l’habit au couvent d’Alcala et trois fois sa demande fut rejetée. A la fin, Dieu se chargea de sa cause et la lui fit gagner. Il avait coutume de dire en prenant ses repas : « Mon Dieu, que tous les grains de poussière qui ont servi à faire ce pain, soient comme autant d’anges qui célèbrent vos louanges ». Procès a été fait de sa vie et de ses miracles pour sa ‘béatification. 1611. — Encore en Espagne, le vénérable Jean Romero, né à Montauban, des Frères Mineurs. Il précha avec fruit, dans la Galice et en Andalousie. 1638.
1. Frédéric de Lorraine (Etienne IX) était frère de Godefroi, duc de Lorraine et de Toscane. Godefroi avait épousé en secondes noces Béatrix, veuve de Boniface, marquis de Toscane : c'est par ce mariage que la Toscane entra dans la maison de Lorraine. Le séjour en Italie des princes de Lorraine, à cotte époque, — habituel pour les uns, fréquent pour les autres, — a fait croire à quelques historiens qui n’y ont pas regardé de près, qu'Etienne IX était né à Rome. Godefroi avait eu de sa première femme la bienheureuse Ide, mère du célèbre Godefroi de Bouillon, plus tard roi de Jérusalem. Il garda la continence avec sa seconde femme Béatrix. C'était un prince d'une grande piété, qui ne pouvait se rappeler ses péchés sans pleurer. Cf. Rohrbacher, Mist. univ, vir, 4e éd.