‹ Les petits Bollandistes (volume 3)Chapitre 255 sur 339 · GARDINAL-ARCHEVÊÈQUE DE MILAN ET LÉGAT DU SAINT-SIÉGE · texte numérisé non relu

GARDINAL-ARCHEVÊÈQUE DE MILAN ET LÉGAT DU SAINT-SIÉGE

Galdin naquit à Milan, de l’illustre maison de la Scala, très-célèbre dans l’histoire d'Italie. I s’attacha de bonne heure au service des autels ; il s’y était préparé par l’étude de l’Ecriture sainte, par une grande innocence de mœurs, et par la pratique de toutes les vertus chrétiennes. Ayant été ordonné prêtre, il devint successivement archidiacre et chancelier de l’église de Milan. Les archevêques Ribald et Hubert se déchargèrent sur lui d’une partie de l'administration du diocèse, qui était alors rempli de troubles et de confusion.

Après la mort du pape Adrien IV, arrivée en 1459, on élut pour lui succéder un homme également versé dans la théologie et dans le droit canonique : c'était Alexandre III. Cinq cardinaux, qui désapprouvaient celte élection, donnèrent leurs voix à Octavien, qui prit le nom de Victor : de Ià vint un schisme qui eut des suites funestes. L'empereur Frédéric Barberousse ! se déclara pour les schismatiques qui soutenaient à Rome ses intérêts.

décidées et révoltées contre leur premier pasteur; mais cet acte d'autorité, fait par complaisance pour la cour et le parlement, n'obtint pas, il s'en fallut beaucoup, l'approbation des bons catholiques.

1. Ainsi surnommé, parce que sa barbe et ses cheveux étaient de couleur rousse. Frédéric ternit par plusieurs actes de tyrannie l'éclat de ses belles qualités et la gloire qu'il s'était acquise dans la guerre, 1 se brouilla sans raison avec différents Papes. Il saisit les revenus des bénéfices vacants, s'appropria la nomination aux évêchés, et fit ouvertement un trafic simoniaque de ce qui était sacré.

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