‹ Les petits Bollandistes (volume 3)Chapitre 284 sur 339 · LE BIENHEUREUX HUGUES DE POITIERS · texte numérisé non relu

LE BIENHEUREUX HUGUES DE POITIERS

FONDATEUR DU PRIEURÉ D’ANZY-LE-DUC 928. — Pape : Léon VI. — Roi de France : Raoul.

Il vit dans le trépas.….

Epitaphe du bienheureux Hugues.

Hugues, né dans le Poitou de parents également nobles et pieux, se voua à Dieu dès l’enfance. Remarquable par son amour pour les lettres et pour la vie religieuse, il mérita d’être élevé à la dignité sacerdotale. Envoyé avec plusieurs autres moines du monastère de Saint-Savin, en Poitou, pour établir la règle monastique à Saint-Martin d’Autun, il refusa constamment, par humilité, la suprême dignité d’abbé; mais il ne put se soustraire à la charge de former les novices à la discipline religieuse, en quoi il leur présenta dans sa personne un modèle vivant de sainteté. L’observance régulière trouvait en lui un promoteur infatigable. Il érigea ou organisa un grand nombre de monastères. Il fut le conseiller et l’auxiliaire de Bernon pour rendre à celui de Baume son ancienne splendeur, ainsi que pour jeter les fondements de la célèbre abbaye de Cluny.

Mais c’est à Anzy, dans le Charollais, que devaient surtout éclater ses vertus : Hugues était revenu au milieu de sa chère communauté de Saint- Martin, que gouvernait l’abbé Arnoul. C’est alors qu’un riche seigneur du diocèse d’Autun, nommé Liébaud ou Letbald, et son épouse Altasie, vinrent trouver Arnoul, et firent don à son monastère d’un domaine considérable qu’ils tenaient de leurs ancêtres. Ils ajoutèrent à cette donation une maison qu’ils avaient construite avec magnificence sur cette propriété, en demandant qu’elle fût transformée en église.

Saint Hugues fut encore chargé de cette œuvre nouvelle. On connaissait son zèle à FE on le règne dé Dieu, et l’abbé Arnoul pouvait espérer avec confiance que cette nouvelle communauté serait une gloire de plus pour son monastère. Le domaine légué par Liébaud portait le nom d’Anzy. Ce

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