SAINT LÉON, ÉVÊQUE DE SENS
reposer sur son épaule, en sorte qu’elle le mit sur l’autel, en présence de la foule qui louait Dieu ! ; 4° l’an 4154, un pèlerin, qui était venu en dévotion à l’église Sainte-Opportune de Paris, le 22 avril, jour de la fête, fut tué par un serpent, en s’en retournant chez lui, au-dessous de Montmartre. Or, il ressuscita miraculeusement à la vue d’un chacun, par les prières de la Sainte et l’attouchement de ses reliques, dans cette église où il avait été rapporté par ses compagnons ?. Pour informer la postérité de cette merveille, ne point trahir la vérité, ni priver les fidèles du soulagement que, dans certaines rencontres, ils peuvent recevoir de sainte Opportune, on fit faire deux images en bosse de cette vierge foulant aux pieds un basilic : l’une était sur le maître-autel ; l’autre à la grande porte de l’église : deux vitraux représentaient le même fait. En mémoire et à l’occasion de ce même miracle, le roi Louis VII fit donation à la collégiale de Sainte-Opportune, du Marais, sis sous Montmartre, depuis la porte Saint-Antoine jusqu’à Chaillot* ; 5° on la représente encore tenant une crosse et un cœur : mais ceci peut convenir à toutes les abbesses ayant fait le sacrifice de leurs affections terrestres au céleste Epoux *; malade et visitée par ses deux saintes, Lucie et Cécile ; tirant de l’eau un homme qui se noie : elle semble descendre du ciel $. Enfin, la Vie de la Sainte, par l’abbé Gosset, curé de Sainte-Opportune, à Paris, contient six belles gravures, qui sont la reproduction de tableaux racontant les divers épisodes de la vie de sainte Opportune, et que l’on pouvait encore voir au xvi siècle, dans l’église du même nom, à Paris. Ces gravures sont d’autant plus précieuses qu’il n’existe plus rien, à Paris, pouvant rappeler le culte, autrefois si important, rendu dans cette ville à la vierge d'Exmes 7.
Cf. Vies des Saints du diocèse de Séez, par M. l'abbé Blin, curé de Durcet; et Vie de sainte Opporlune, par M, l'abbé Durand,