‹ Les petits Bollandistes (volume 4)Chapitre 106 sur 229 · DANS LE ROYAUME DE NAPLES · texte numérisé non relu

DANS LE ROYAUME DE NAPLES

Léon était né dans la ville de Lucques, en Toscane ; mais il quitta de bonne heure son pays natal et fut élevé à Salerne (royaume de Naples). Il se dévoua à la vie monastique et se forma à la piété sous la direction d’Alférius ou Alferi, fondateur et premier abbé du monastère de la Cava. Le saint fondateur, par considération pour les grâces extraordinaires dont il voyait que Dieu favorisait son jeune disciple, le choisit pour son compagnon afin de donner plus de poids à l'influence que les exemples de sa verlu pourraient exercer sur les autres religieux. Lorsque, en 4050, il fut choisi pour succéder à saint Alferi, il s’efforça de continuer avec vigueur l'édifice de piété que son prédécesseur avait placé sur des bases si solides. Loin de s’élever au-dessus de ses frères, il s’abaissait au-dessous d'eux et se chargeait avec une joie visible de tous les ouvrages de main qui se faisaient dans la communauté. I] allait lui-même couper du bois dans la forêt, en rapportait sa charge sur ses épaules, allait le vendre au marché et en distribuait le prix aux pauvres. Il cherchait ainsi à dompter l'esprit d’orgueil et de vanité, qui est si prompt à envenimer toutes les bonnes œuvres.

Gisulfe, prince de Salerne, estimait particulièrement notre Saint, et plus d’une fois il modéra son humeur fière et cruelie sur les remontrances sévères du modeste abbé. Léon, étant devenu fort âgé, se déchargea de la direction de son monastère sur le bienheureux Pierre qui avait éte pendant quelque temps à Cluny, et qui, ayant été fait évèque de Policastro, avait quitté son évêché pour travailler à son salut dans la solitude. Saint Léon mourut en 4075 et fut honoré aussitôt d’un culte public.

Tiré de Godescard, édit. de Bruxelles. — Cf. Acta Sanctorum, tome 111 de juillet.

niaque Pierre, qu'un concile d'évêques, dont la plupart étaient coupables du même crime, avait refusé de juger. Enfin il est historiquement certain que Pierre Igné sortit miraculeusement sain et sauf de cette épreuve. Quant à l'évêque simoniaque, ce prodige le convertit ; il renonça à sa dignité et se fit religieux dans la congrégation même de Vallombreuse.

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