‹ Les petits Bollandistes (volume 4)Chapitre 114 sur 229 · XIV° JOUR DE JUILLET · texte numérisé non relu

XIV° JOUR DE JUILLET

MARTYROLOGE ROMAIN

A Lyon, le décès de saint BONAVENTURE, cardinal, évêque d’Albano, confesseur et docteur, de l'Ordre des Frères Mineurs, très-célèbre pour sa science et pour sa sainteté. 1274. — À Rome, saint Just, soldat sous le tribun Claude, qui, par l'apparition miraculeuse d’une croix, fut converti à la foi de Jésus-Christ, et, s'étant fait baptiser, donna tous ses biens aux pauvres ; le préfet Magnétius, s'étant saisi de lui, le fit battre à coups de nerfs de bœufs, couvrir d’un casque brülant et jeter dans un brasier ; mais, n’en ayant reçu aucune atteinte, pas même à un seul cheveu de sa tête, il rendit l’esprit dans la confession de Notre-Seigneur. — A Sinope, dans le Pont, saint Phocas, martyr, évêque de la même ville, qui, sous l’empereur Trajan, surmonta la rigueur des cachots, des chaînes, du fer et du feu, et s’envola ensuite dans le ciel. Ses reliques ont été apportées à Vienne, en France, où on les a déposées dans l’église des Apôtres. Commencement du 11e s. — À Alexandrie, saint Héraclas, patriarche, dont la réputation était si grande, que l’historiographe Jules Africain assure qu'il a fait le voyage d'Alexandrie pour avoir le bonheur de le voir. 246. — À Carthage, saint Cyr, évèque, à la fète duquel saint Augustin fit un sermon au peuple en son honneur. — À Côme, saint Félix, premier évèque de ce siége.— À Brescia, saint Optatien, évêque. ve s. — À Deventer, dans les Pays-Bas, saint Marcellin, prêtre et confesseur. Vers 800. — À Rome, saint Camille de Lellis, confesseur, instituteur des Clercs réguliers, ministres des infirmes, Célèbre par ses vertus et ses miracles, il fut placé au nombre des Saints par le pape Benoit XIV 1. 1614,

MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ

A Meldeswelt, au diocèse de Gand, en Belgique, saint Basin, martyr, Il fut tué par les Gentils en défendant une église de Notre-Dame qu'il avait fait bâtir. Son corps, avec celui de sainte Aldegonde, sa fille, reposait dans l’abbaye de Dronghen, Truncinium, diocèse de Gand, Ordre de Prémontré, sur la Lys, fondée au vire siècle par saint Arnaud et notre saint Basin. Vers 685. — Au monastère de Saint-Trond ou Truyen, S. Trudo, Sacrinium, Ordre de Saint-Benoît, fondé en 662 par saint Trond, en l'honneur de saint Quentin et de saint Remy, en Belgique, saint LIBERT, martyr, que les Danois, encore infidèles, massacrèrent avec un de ses compagnons, au pied du maitre-autel où il était en prières : depuis lors, cet endroit est toujours couvert d’un tapis. Vers 835. — À Soignies, petite ville de Belgique (Hainaut), sur la Senne, saint MAUGER, surnommé VINCENT, à cause de la victoire qu'il remporta sur le monde et sur lui-même dans sa conversion. Epoux de sainte Valtrude ou Vaudru, et père de quatre enfants qui ont aussi mérité un culte publie pour leur sainteté, il fit venir de saints missionnaires en Flandre, fonda les monastères d’'Haumont (Altus Mons), au diocèse de Cambrai, et de Soignies (Sonegiæ), en Hainaut. Vers 677. — Au diocèse de Namur, en Belgique, sainte Ragenufle ou Reinofre, vierge. Elle naquit à Incourt, village situé entre Louvain et Namur. Demandée en mariage par un seigneur très-riche, elle prit la fuite pour conserver sa virginité. Elle mourut toute jeune encore, et ses parents firent bâtir une église sur son tombeau. Ses restes reposent à Incourt. Il y avait là une source dont les eaux ont guéri plusieurs fois des hydropiques. D'après un ancien usage, les habitants d’Incourt portaient annuellement, à la Pentecôte, la chässe de la Sainte en procession à cette source, dont on sanctifiait les eaux en tenant la châsse sur leur surface. 650. — À Beauvais, saint GUILLAUME, abbé de Breteuil (Bretolium). 1130. — À Lyon, saint Amic (Amicus), confesseur.— Au diocèse de Belley, saint Roland, abbé de Chézery ou Chissery (Césseriacum, Ordre de Citeaux, monastère fondé en 1140, uon loin de Nantua) 2, 1200.—Au diocèse de Valence, le bienheureux HUMBERT DE ROMANS, général des Dominicains de cette ville. 1277.

1. Voir sa vie au 18 juillet, jour auquel on fait son office. 2. Voir sa vie au jour suivant, qui est celui où on en fait l'office dans tout le diocèse de Belley.

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