‹ Les petits Bollandistes (volume 4)Chapitre 124 sur 229 · XV JOUR DE JUILLET · texte numérisé non relu

XV JOUR DE JUILLET

MARTYROLOGE ROMAIN

À Bamberg, en Bavière, la fête de saint HENRI Il, empereur, qui conserva la chasteté perpétuelle avec sainte Cunégonde, son épouse, et détermina saint Elienne, roi de Hongrie, avec presque tout son peuple, à embrasser la foi de Jésus-Christ. 1024. — A Porto, en Italie, la naissance au ciel de saint Eutrope, martyrisé avec sainte Zozime et sainte Bonose, sœurs. — A Carthage, en Afrique, saint Catulin, diacre, dont saint Augustin prononça le panégyrique ; et les saints Janvier, Florence, Julie et Juste, martyrs, qui furent tous enterrés dans la basilique de Fauste. — À

1. Le corps de sainte Bonose, ainsi qu'un vase contenant de son sang, furent tirés du cimetière Cyriaque et donnés, en 1845, par Grégoire XVI à Marie de Saint-Vincent, religieuse du Bon-Pasteur d'Angers, Ces précieuses reliques furent envoyées, cette même année, par la supérieure de cette communauté à celle d'Amiens. Par suite d'un vœu fait pendant le choléra, ce corps saint, anthentiqué par le cardinal Patrizi, fut mis dans une châsse. Comme les sœurs du Bon-Pasteur attribuent à cette Sainte leur préservation du choléra, pendant les épidémies qui ont sévi à Amiens, plusieurs particuliers et plusieurs paroisses, partageant cette croyance, ont demandé et obtenu des fragments de ces reliques. Il en a été donné à l'église d'Estaires (Nord) pendant le choléra de 1866, et on assure que plusieurs malades ont été guéris miracuieusement. La paroisse reconnaissante a placé dans son église une statue de sainte Bonose. — Æugiograplie du diocèse d'Amiens, par M. l'abbé Corblet.

Alexandrie, les saints martyrs Philippe, Zénon et Narsée, avec dix enfants, — Dans l'ile de Ténédos (Archipel), saint Abudème, martyr, qui fut mis à mort sous Dioclétien. — A Sébaste, dans l'Asie- Mineure, saint Antiochus, médecin, qui eut la tête tranchée sous le président Adrien : comme il sortit de son cou du lait au lieu de sang, son bourreau, nommé Cyriaque, se convertit et embrassa la foi de Jésus-Christ ; ce qui lui procura la gloire du martyre. Sous Dioclétien. — A Pavie, en Italie, saint Félix, évêque et martyr. — A Nisibe, en Mésopotamie, la naissance au ciel de saint JAcQuES, évêque de ce siége, personnage d'une grande sainteté. Il fut un de ces illustres prélats qui soutinrent la foi par leur confession, dans la persécution de Galère-Maximien. S’étant rendu éclatant par sa science et par ses miracles, il se trouva au concile de Nicée, où il condamna l'impiété d’Arius, en lui opposant la doctrine de la consubstantialité. Ce fut aussi par ses prières, jointes à celles de saint Alexandre, évêque de Constantinople, que le mème Arius reçut en cette ville le châtiment dû à sa malice, en rendant ses intestins. 350. — A Naples, en Italie, saint Athanase, évêque de ce siége, qui souffrit de grandes persécutions, et fut même chassé de sa ville épiscopale par l’impie Sergius, son neveu ; s'étant retiré à Véroli, il y trouva une mort bienheureuse et la couronne de gloire pour les afflictions dont il était accablé, ce qui arriva au temps de Charles le Chauve. 872. — A Palerme, en Sicile, l'invention du corps de sainte Rosalie, vierge de celte ville, qui, ayant été trouvé par révélation divine, sous le pontificat d'Urbain VIH, chassa la peste de toute la Sicile, l’an du Jubilé 4625 1.

MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ

Dans plusieurs Eglises de France, la fète de la division des Apôtres ; cette fête est pour ainsi dire tombée en désuétude. 4%. — A Bruxelles, la solennité des trois saintes hosties violées par les Juifs, et que l’on voit encore entières, teintes du précieux sang qui en coula lorsque ces impies les poignardèrent en 1310. — En Bugey, saint Ragnebert, vulgairement saint Rambert, martyrisé par Tordre d'Ebroïn, maire du palais 2. 680. — Dans l’église Sainte-Odile, près de Ruremonde, dans le Limbourg hollandais, saint Pléchelm, apôtre de la Gueldre. Il naquit dans la partie méridionale de l'Ecosse. Ayant recu les ordres sacrés, il passa avec saint Wiron, évêque, et saint Otger, diacre, dans cette partie de la basse Allemagne qui n’avait point encore été éclairée de la lumière de la foi. Soutenu par la protection de Pépin, maire du palais d’Austrasie, il convertit au christianisme le pays qui compose la Gueldre et les duchés de Clèves et de Juliers, ainsi que plusieurs autres contrées situées entre le Rhin, la Wahal et la Meuse. On l’enterra dans l’église située sur le mont Saint-Pierre, près de Ruremonde, et dite aujourd’hui de Sainte-Odile. Il s’est opéré plusieurs miracles par la vertu de ses reliques dont la plus considérable se garde à Odenzel, dans la province d’Over-Yssel. 132. — A Vic, au diocèse de Nancy, le bienheureux BERNARD DE BADE, confesseur, patron de cette paroisse. 4458, — À Angers, saint Benoit, évêque de ce siége, qu'il illustra pendant vingt ans. Ses reliques se sont conservées dans son église cathédrale jusqu'à la grande Révolution. Vers 820. — A Troyes, sainte APRONIE Ou APRONE, vulgairement sainte EVRONIE, vierge, sœur de saint Epvre, évêque de Toul. Vers 420. — A Luzarches (Seine-et-Oise), saint Etern ou Ætherius, onzième évêque d’Evreux, tué en ce lieu par les hérétiques, en haine de la religion. Le diocèse d’Evreux n’en fait la fête que le 46 juillet, jour sous lequel on peut lire quelques détails sur lui. Vers 663. — A Montbrison, au diocèse de Lyon, saint AUBRIN, mentionné sous le synonyme d’Albrique, au martyrologe de France du 15 juin. — Au pensionnat des Sœurs de la Charité et Instruction chrétienne de Nevers, sainte Valentine, vierge et martyre. M. l’abbé de Coissigny, vicaire général de Nevers, se trouvant à Rome, obtint du cardinal Patrizzi, vicaire de Sa Sainteté Grégoire XVI, le corps de cette jeune martyre, retiré des catacombes, et en fit présent au pensionnat de Nevers. Mgr Dufêtre, le 28 mai 1852, a fixé sa fête au 15 juillet 5. — Au diocèse de Belley, saint RoLAND, abbé de Chézery ou Chissery, et NOTRE-DAME DES SEPT DOULEURS, à Confort, au même diocèse. — Au diocèse de Langres, saint EVRARD, berger. virre siècle.

MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX

Martyrologe des Basiliens. — À Palerme, en Sicile, l'invention du corps de sainte Rosalie, vierge, de l'Ordre de Saint-Basile, née dans la même ville et sa patronne principale. Son saint corps fut tiré de l'endroit où il était enseveli au mont Pérégrin pour être honoré d'un culte public. De nombreux miracles accompagnèrent cette translation. — A Thessalonique, en Macédoine, saint Joseph, évêque, de l'Ordre de Saint-Basile, tourmenté pour le culte des saintes images, sous l’empereur Théophile.

1. Voir sa vie au 4 septembre. — 2. Nous ayons donné sa vie sous le 13 juin, tome vr, page 637. — 3. Hagiologie Nivernaise, par Mgr Crosnier.

Martyrologe des Chanoïnes réguliers. — A Deventer, en Hollande (Over-Yssel), saint Marcelin, prêtre, chanoine régulier, qui convertit une grande partie des Frisons, et rendit son âme à Dieu, le 44 juillet.

Martyrologe des Franciscains. — À Foligno, en Italie, la bienheureuse ANGELINE DE MARs- CIANO, veuve, issue d’une illustre origine, qui, méprisant le monde, le faste et les richesses, prit Thabit du Tiers Ordre de Saint-François, après la mort de son époux. La première, elle prononca les vœux monastiques au monastère de Sainte-Anne, construit par elle, et fonda ainsi l'Ordre des Tertiaires. Ses rares vertus se sont manifestées par d'éclatants miracles, avant comme après sa mort. Le pape Léon XII ratifia son culte immémorial. 4435;

Martyrologe des Cisterciens. — À Rieti, en Italie, saint Baudoin, disciple de saint Bernard, qui le chérissait d’une affection particulière, prieur du monastère de Saint-Pasteur, Ayant donné de grandes preuves de vertu, il fut enseveli avec honneur dans l’église cathédrale de Rieti. Il est ie principal patron de cette ville.

ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES

À Rome ou à Porto, avec sainte Bonose, citée au martyrologe romain de ce jour, la mémoire de cinquante bienheureux soldats convertis par elle,et déjà cités au même martyrologe du 8 juillet. — À Sirmich, en Pannonie, les saints Agrippin, Second, Maxime, Fortunat et Martial, martyrs. == A Cantorbéry, en Angleterre, saint Deusdedit, sixième archevèque de ce siége. 664. — En Ecosse, saint Donevald ou Donald, confesseur, avec ses neuf filles, vierges. vIr19 s. — A Anspach, en Bavière, saint Gombert, confesseur. vitre s. — A Lauffen, ville du royaume de Wirtemberg, au diocèse de Wurtzhourg, sainte Reginswinde ou Régensvide, jeune fille de sept ans, tuée par sa nourrice et jetée par elle dans la rivière du Neckar : quelques habitants de Lauffen l'y découvrirent et la firent enterrer avec honneur dans le cimetière de la ville, 1x 8. — A Sarzane, en Italie, saint Térence, évêque de l’ancien siége de Luna, aujourd’hui Luni ou Lunegiano, transféré actuellement à Sarzane. Il était fort libéral envers les pauvres : comme il leur distribuait un jour ses aumônés sur les bords de la Macra, rivière qui baigne la ville de Luni, ii fut assailli par une troupe d’envieux qui le massacrèrent. Une église de son nom a été construite sur le lieu de son martyre. 1x s. probablement. — À Nocera, entre Assise et Camerino, en Italie, saint Félicissime, confesseur. Jeune encore, il se retira au monastère de Saint-Eutychius de Nursia (aujourd’hui Norcia), et s’y perfectionna dans la science du salut. Revenu près de son père, ses aumônes attirèrent sur lui sa colère : il fut obligé de se confiner dans une solitude, où il passa le reste de sa vie dans lexercice de toutes les vertus. — A Ratzebourg, en Danemark (Lauenbourg), saint Ansuère, et plusieurs autres moines, prêtres et vierges, martyrs. Ansuère fut lapidé avec trente moines qu'il dirigeait dans les voies de la vertu, en un monastère dédié au martyr saint George, près de Ratzebourg. On a longtemps conservé, dans l'église de Notre-Dame de cette ville, un bras de notre Saint. 1066. — En Scandinavie, saint David, abbé. Anglais de naissance, il entra de bonne heure, pour se livrer tout entier aux exercices de la piété, dans un monastère de Bénédictins; dans la suite, il parcourut les villes de la Suède et y prècha l'Evangile jusqu'à ce que, brisé par la vieillesse, 11 s’endormit dans le Seigneur. Vers 4050. — Dans l'ile de Palma, une des Canaries, le bienheureux IGNACE D’AZEVEDO et ses compagnons, martyrs. 1570,

SAINT JACQUES, ÉVÊQUE DE NISIBE, EN MÉSOPOTAMIE 359, — Pape : Saint Jules Ier, — Empereur romain : Constance IL.

Si vous ne pouvez toujours prier de bouche, priez de désir et de pieuse intention : c'est toujours prier que de bien faire; on ne cesse point de prier quand on gémit sur les maux du passé et qu'on soupire après les biens de l'avenir.

Thomas à Kempis.

. Nisibe, aujourd'hui Nisibin ou Nézib, est une grande ville de la province de Mésopotamie, en Asie. Elle était autrefois sur les confins de l’em-

Page 1