‹ Les petits Bollandistes (volume 4)Chapitre 14 sur 229 · IV JOUR DE JUILLET · texte numérisé non relu

IV JOUR DE JUILLET

MARTYROLOGE ROMAIN

Les prophètes Osée et AGGÉ£. 766 et 520 avant J.-C. — En Afrique, la fête de saint Jucondien, martyr, jeté à la mer pour Jésus-Christ, — Au diocèse de Bourges, saint LAURIEN, évêque de Séville et martyr. Son chef a été porté à Séville, en Espagne. 544. — Dans l’ancienne ville de Sirmium, en Pannonie, les saints martyrs Innocent et Sébastie, avec trente autres. — À Madaure, en Afrique, saint Nampbamon 1, martyr, avec ses compagnons qu'il encouragea au combat et qu'il conduisit au triomphe. — A Cyrène, en Libye, saint Théodore, évêque, qui, durant la persécution de Dioclétien, ayant été battu avec des fouets garnis de plomb, eut la langue coupée, sous le président Dignien, et à la fin mourut en paix avec la qualité de confesseur Vers 310. — Le même jour, le décès des saints Flavien, second du nom, évèque d’Antioche, et Elie, évêque de Jérusalem, qui, ayant été exilés par l’empereur Anastase, pour la défense du concile de Chalcédoine, entrèrent victorieux dans le repos du Seigneur. 518. — A Augsbourg, en Bavière, saint UDALRIG ou ULRIC, évèque, admirable par son abstinence, sa libéralité, sa vigilance, et illustre par le don des miracles, 973. — A Lisbonne, sainte ÉLISABETH, veuve, reine de Portugal. On ne célèbre sa fête que le 8 de ce mois, suivant la disposition du pape Innocent XII. 1336. — A Tours, la translation du corps de saint Martin, évêque de ce siége et confesseur, et la Dédicace de l'église qui porte son nom, consacrée le même jour qu’il avait été ordonné évèque, quelques années auparavant 2.

1. Le martyrologe romain orthographie Mamphanio que l'on traduisait par Namphanion. Or, des inscriptions chrétiennes trouvées récemment en Algérie depuis l'occupation française donnent l'orthographe Namphamo et Nomphamo ; preuve de la popularité de ce martyr parmi ses compatriotes : cette popularité a été si grande, que saint Namphamon à été appelé l’archimartyr, c'est-à-dire le prince ou le premier des martyrs; il fut le premier en effet qui répandit son sang dans une persécution publique — celle de Septime-Sévère, fin du me siècle. — Son culte était si répandu en Afrique que Maxime de Madaure, gram— mairien paien, se plaignait à saint Augustin de voir ce nom barbare effacer le nom de tous les dieux. Le saint docteur touchant adroitement la corde patriotique, admire que le bel esprit d’un homme de lettres s'imagine soulever le ridicule parmi les Africains à l'occasion d'un nom punique; d'autant que sa signification n’a rien qui prête à rire, puisqu'il veut dire en punique bon augure (Aug. Epist. xvI et xvir). Les compagnons du martyre de saint Namphamon sont : Miggine, Lucita et Sanaé, dont les noms semblent puniques. — Cf. Souvenirs de l'Eglise d'Afrique, par le R. P, Cahier.

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