Voir au 11 novembre
MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ
Au diocèse de Cologne, saint Udalric ou Ulric, cité au martyrologe romain de ce jour. — Au diocèse de Cahors, saint Florent, évèque de ce siége et confesseur. Il illustra son Eglise par la douceur de ses mœurs, son habileté dans l'administration des affaires ecclésiastiques, sa patience inébranlable et sa rare bonté envers les nécessiteux. Il assista au concile qui se tint à Valence (Drôme), en 374, sous le pape saint Damase et les empereurs Valentinien et Gratien. Son nom est marqué au troisième rang dans la liste des nombreux évêques qui y assistèrent, ce qui dit assez la réputation dont il jouissait dans la Gaule. — Au diocèse de Reims, saint Thierry, prêtre et confesseur, nommé déjà au martyrologe romain du 4er juillet, jour sous lequel nous avons donné sa vie. — Aux diocèses de Langres et de Lyon, saint ODOLRIC (appelé aussi Odalric Odelric, Udalric et Udulric, archevêque de Lyon, et auparavant chanoine et archidiacre de Langres 1046. — Dans l’ancienne province de l’Artois, sainte BERTHE, veuve, fondatrice et première abbesse du monastère de Blangy (Blangiacum), de l'Ordre de Saint-Benoît. 123. — Au village de Griselles, près Molèmes (Côte-d'Or), au diocèse de Dijon, saint VALENTIN, confesseur. Il est patron de Bagneux et de Lantages (Aube), au diocèse de Troyes. 547. — À Lyon le vénérable AURÉLIEN, archevêque de ce siége. 895. — Au village d'Ennemain (Somme), au diocèse d'Amiens, pèlerinage à Notre-Dame des Joies. Au fort de la bataille que les Français livrèrent aux troupes anglaises, en 1522, sur les bords de la Somme, le commandant français fit vœu d'élever sur l'emplacement du champ de carnage, un sanctuaire à la sainte Vierge, dont l’image était gravée sur ses armes, si elle lui obtenait la victoire. Les Anglais furent en effet mis en déroute, et le sanctuire de Marie fut élevé en 1525. Cinquante ans plus tard, un berger, nommé Heler, découvrit, sur le champ même de bataille, une statue de la Vierge qu’on plaça en grande pompe dans son sanctuaire : c'est de là qu’il prit le nom de Notre-Dame des Joies. Les démolisseurs de 93 voulurent raser ce pieux oratoires, mais un riche propriétaire d’Ennemain l'acheta, et, après les jours de la Terreur, le rendit à sa première destination, en le dotant de grands revenus. Les pèlerinages recommencèrent alors, et, aujourd’hui encore, l’affluence est toujours considérable. — Dans l'église Saint- Sulpice de Fougères à cinq lieues de Landivy (Mayenne), Notre-Dame des Marais, où les habitants de Landivy font célébrer tous les ans la messe du vœu. On présume que ce vœu a été fait à l’occasion d’une épidémie dont la sainte Vierge aurait délivré cette paroisse, on ne sait plus à quelle époque.
MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX
Martyrologe des Basiliens. — A Mitylène, saint André, évêque de Crète, de l'Ordre des Basiliens.
Martyrologe des Chanoïines réguliers. — Dans le diocèse de Reims, saint Thierry, prêtre, disciple de saint Remi, très-célèbre par ses miracles, qui fonda un monastère de clercs réguliers près de Reims, et se reposa dans le Seigneur le 4er juillet 1.
Martyrologe des Franciscains. — La fête de la Dédicace des églises des trois Ordres de Saint-François.
Martyrologe des Servites. — Saint Irénée, évèque et martyr 2.
ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES
À Plaisance, en Italie, saint Antoine ou Antonin, martyr, nommé aussi au martyrologe romain du 30 septembre 3. — Sainte Asclépiade, thaumaturge, saint Théophile et saint Ménigne, martyrs. La première eut la tête tranchée, Théophile périt par le glaive ; on ignore complétement le genre de mort de Ménigne et le théâtre du supplice de ces athlètes de la foi. — En Libye. saint Théodote, martyr, et saint Donat, évêque. — Saint Marc, confesseur. — Dans l'ancienne île de Crète, aujourd’hui Candie, dans la Méditerranée, saint André, évêque et confesseur, différent de saint André de Crète, nommé au martyrologe romain du 47 octobre. Il naquit de parents pieux et craignant Dieu qui l'instruisirent de bonne heure des devoirs de la religion chrétienne. Devenu un sujet d'élite, illustre par sa science comme par sa piété, il fut jugé digne d’être promu à l’épiscopat. Après avoir édifié quelque temps ses ouailles, il mourut dans la paix du Seigneur. Vers 720. — A Cantorbéry, en Angleterre, saint Odon, archevêque de ce siége. Il naquit dans la province des Est-Angles, et montra, dès son enfance, beaucoup de penchant pour le christianisme ; il fréquentait les églises et parlait souvent avec éloge du divin fondateur de notre reli-
1, Voir sa vie à ce jour. — 2, Voir sa vie au 28 juin. — 3. Voir ce jour.
gion. Ses parents ne pensaient pas comme lui ; souvent ils le punirent sévèrement 4 cause de son zèle pour une religion qu’ils n’aimaient pas : ils en vinrent jusqu’à le déshériter et à le chasser de leur maison. Ce traitement devint pour Odon un sujet de joie ; il s’estima heureux d’être dépouillé de tout ce qui aurait pu l’attacher au monde. Il embrassa dès lors l’état ecclésiastique. L’estime et le respect qu'on avait pour lui augmentant de jour en jour, on le choisit pour remplir le siége de Wilton. En 942, il fut transféré sur celui de Cantorbéry. Quelques hagiographes disent qu’il fut aussi évêque de Shirburne. Son nom est célèbre dans tous les martyrologes d'Angleterre. Ses reliques étaient anciennement dans une châsse. Il paraît que lors de la prétendue réforme, on les mit sous une petite tombe que l’on voit encore aujourd’hui à l'endroit où la châsse était autrefois. 961. — A Prague, en Bohème, saint Procope, abbé et confesseur, déja nommé au martyrologe du 4er avril. Il naquit vers l'an 980, à Chotum, d’une famille honorable, et se montra, dès sa jeunesse, un modèle d’innocence et de piété. Pendant qu'il faisait ses études à Prague, il se détermina à embrasser l’état ecclésiastique. Les entretiens qu’il eut ensuite avec un anachorète lui ayant inspiré la résolution de se retirer dans la solitude, il quitta Prague pour aller vivre dans une forêt à quelques lieues du château de Curm et il s’y établit dans une grotte. Sa retraite fut découverte par Ulrich, duc de Bohème, qui bâtit plus tard un monastère sous l’invocation de saint Jean-Baptiste, dont saint Procope prit le gouvernement. Il y mourut, et fut canonisé en 1804 par Pie VII. 4053. — À Hirschau, bourg actuel de Wurtemberg, et ancienne abbaye de Bénédictins, le bienheureux Guillaume, confesseur et abbé de ce monastère. 4091. — A Lodi, en Italie, saint Albert, évêque et confesseur, patron de cette ville qui célèbre sa fête avec la plus grande pompe. Après avoir gouverné saintement son Eglise, guéri son clergé de l’horrible plaie du schisme qui le désolait et donné à tous des exemples d'édification, il mourut plein de jours et de bonnes œuvres. Son corps fat enseveli dans son église cathédrale où il opéra dans la suite beaucoup de miracles. En 1588, un de ses successeurs renferma pieusement ses reliques dans la confession de l'autel de la sainte Trinité et mit son chef dans une belle châsse d'argent, qui fait de nos jours encore l’objet de la vénération de tous les fidèles. 4119. — A Florence, en Toscane, les bienheureux Barduccio et Jean Vespignano, confesseurs laïques. Jean naquit et vécut dans la capitale de la Toscane : il appartevait à une famille distinguée et fut membre du Sénat à une époque où sa ville natale était une république. Le Seigneur lui fit la grâce de trouver un ami fidèle, nommé Barduccio, et la piété fut le lien de leur union. Le corps de ce dernier, inhumé dans l’église du Saint-Esprit, à Florence, fut consumé dans un incendie qui délruisit cet édifice en 1370; celui du bienheureux Jean est encore conservé dans l’église de Saint-Pierre, et son culte fut approuvé par le pape Pie VIT, le 4er octobre 1800. An 1331.
OSÉE ET AGGÉE, DEUX DES DOUZE PETITS PROPHÈTES 165 et 520 avant Jésus-Christ. — Rois d'Israël : Jéroboam If; Darius, fils d'Hystaspe.
Deus prius per Prophelas, deinde per seipsum, postea per Apostolos loculus est.
Dieu à parlé d'abord par les Prophètes, puis par luie même, ensuite par les Apôtres.
S. Aug., de Civit. Dei, lib. xx.
Pendant que, docile aux avis de Jonas, Ninive fléchissait par une pénitence sincère le courroux de Dieu, le ministère prophétique était exercé en Israël par des voix éloquentes qui faisaient entendre à Jéroboam II et à son peuple les terribles menaces du Seigneur. L'infidélité permanente des dix tribus et l’obstination des rois de Samarie dans la voie d’une grossière idolâtrie avaient lassé la patience de Jéhovah. Sa parole se fit entendre à Osée, fils de Bééri. « Donne à ton fils », lui dit le Seigneur, « le nom de Jezraël, parce que l’heure approche où le royaume d'Israël aura cessé d’être. Donne à ta fille le nom de Loruchama (sans miséricorde), parce que