XVI JOUR DE JUILLET
MARTYROLOGE ROMAIN
La fête de Norre-DAmE pu MonNT-CARMEL. 1251. — La naissance au ciel de saint Fauste, martyr, qui fut attaché en croix sous l'empereur Dèce, et y vécut cinq jours ; après quoi, ayant été percé de flèches, il passa à la vie bienheureuse. 250. — A Sébaste, en Arménie, lés saints martyrs Athénogène, évêque, et dix de ses disciples, exécutés sous l’empereur Dioclétien. 302. — À Antioche, en Syrie, le bienheureux décès de saint EUSTATHE, évêque et confesseur, célèbre pour sa science et pour sa sainteté, qui fut exilé à Trajanople, ville de Thrace, pour la défense de la foi catholique, sous Constance, empereur arien, ets’y endormit paisiblement dans Notre-Scigneur.338. — Le même jour, saint Hilarin, moine, qui, ayant été saisi avec saint Donat, durant la persécution de Julien l’Apostat, et ne voulant pas offrir de sacrifices aux idoles, fut meurtri de coups de bâton et consomma son martyre à Arezzo, en Toscane. Son corps à été transféré à Ostie. 1ve ss. — À Trèves, saint Valentin, évêque et martyr. 1ve s. — À Cordoue, en Espagne, saint Sisenand, dincre et martyr, qui fut écorgé pour la foi par les Sarrasins 1, 851. — À Sanchte (ou Saintes), en Hainaut, les saints martyrs REINELDE, vierge, el ses compagnons, qui furent tués par les Barbares pour la foi de Jésus-Christ. 680. — À Bergame, en Lombardie, saint Domnion ou Domnéon, martyr. — À Capoue, dans la Terre de Labour, saint Vitalien, évêque et confesseur 2, vire s. — En Espagne, le TRIOMPHE DE LA SAINTE CROIX,
MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ
À Saint-Denis, au diocèse de Paris, saint FULRADE ou FULRAD, abhé du monastère de ce nom (Sanctus Dionysius in Francia, Ordre de Saint-Benoît, fondé, dit-on, par le roi Dagobert Ier), et fondateur de plusieurs abbayes en Alsace. Il en est fait mention au martyrologe de France du 17 février, qui est le jour de sa translation. 784. — A Evreux, saint Etern ou Ætherius, onzième évêque de ce siège et martyr. Son corps fut transporté à Luzarches (Seine-el-Oise) ; l’église de Villiers-le-Bel, près Paris, possède le crâne presque entier de saint Etern, qu'elle tient de la bienveillance des chanoines de Luzarches. En 1682, la cathédrale d'Evreux obtint également un fragment üe son corps, mais les désordres de 1793 le lui ravirent. L'église de Luzarches perdit ellemême à cette époque son précieux trésor. Dans le pieux dessein de soustraire le corps de saint Elern aux profanalions, des personnes l’enterrèrent dans un coin du cimetière, de nuit et si précipitanment, qu'elles ne purent retrouver la place. L'église de Villicrs-le-Bel resta seule dépositaire des reliques d'Etern. A la demande de Monseigneur d'Evreux, il en fut cédé, en 1838, un fragment à sa cathédrale 3. Vers 663. — À Séez, saint Landri, troisième évêque de ce siêge. Il fut mis, dit-on, par les Barbares qui envahirent son diocèse, dans un tonneau garni de pointes de fer, et roulé du haut en bas d'une montagne. Il mourut le 4 mars, entre les bras de saint Contest, évêque de Bayeux. 480, — A Maëstricht, dans le Limbourg hollandais, les saints Monulphe et Goudulphe, appelés aussi Mondolf et Gondon, évêques de ce siége et confesseurs. Le premier gouverna son Eglise pendant trente-neuf ans et construisit la basilique de Saint-Servais, qu'il choisit pour sa cathédrale. Le second, son successeur, hérita de ses vertus et tint le siége de Maëstricht
1. 11 naquit à Badajoz, capitale de l'Estramadure. Jeune encore il fut reçu dans la communauté des cleres de Saint-Aciscle de Cordoue. Dans la persécution des Arabes, les bourreaux le traînèrent sur la place publique où il offrit joyecsement sa tête pour la foi de Jésus-Christ. Jeté dans la rivière, son corps y resta jusqu'à ce que quelques femmes pieuses recueillirent ses reliques et les firent enterrer dans l'église de Saint-Aciscle. — Godescard.
2. La ville de Catunzaro (Italie méridionale) possède son corps précieux. On raconte que depuis l'an— née 1120 qu'il fut déposé, venant de Capoue, dans la basilique de cette ville, il opérait des guérisons miraculeuses lorsqu'on l'invoquait avec foi, jusqu'en 1584, époque à laquelle on déposa près de lui le corps d'une courtisane ; depuis lors les prodiges ont cessé. — Bollandistes,