SAINT LIVAIRE OÙ LIVIER
MARTYR A MARSAL, AU DIOCÈSE DE NANGY (v° siècle).
Livaire, né dans le territoire de Metz, d’une famille noble, donna des preuves éciatantes de sa foi et de toules les vertus chrétiennes. Lorsque les Huns vinrent ravager la ville de Metz et tout le pays, vers l'an 450, il combattit vaillamment pour la défense de sa patrie et de sa foi, fut fait prisonnier sur le champ de bataille et emmené par les ennemis jusqu’à Marsal. Il fut mis à mort en ce lieu, avec Purgence et Agence, ses compagnons, pour n'avoir pas voulu renier le Christ, et fué inhumé dans l'endroit même de son supplice. Sur la fin du xe siècle, Théodoric ou Thierry, évêque de Metz, transféra le corps du bienheureux Martyr et le déposa dans la basilique de Saint-Vincent, qu'il venait de fonder. 1] fut dans la suite porté dans l’église de Saint-Polyeucte, qui prit le nom de Saint-Livaire, à l’exception de quelques petits ossements qui demeurèrent à Saint-Vincent. Ces restes vénérés disparurent à la fin du xvrrte siècle ; l'église de Saint-Livaire n'existe plus ; mais le corps entier de l’illustre martyr vient d’être retrouvé.
L’enlèvement des reliques de saint Livier, du lieu qu'il avait consacré par son martyre et où, pendant cinq siècles, il avait reposé, n’a pas fait cesser le culte que les peuples lui rendaient. Loin de là, les fidèles de la contrée ont toujours continué à vénérer le sol humecté par le sang de ce Confesseur et sanctifié par le contact de sa cendre. Dans ces derniers temps, l'antique chapelle à été convenablement restaurée ; on y a placé quelques parcelles du corps qu'auparavant elle avait possédé tout entier, et la confiance dans l’intercession de saint Livier y amène encore, même de localités éloignées, bon nombre de pèlerins. Depuis, encore, M. l'abbé Germain, vicaire général de Metz, né à Marsal, a obtenu, pour l’église de cette paroisse, une relique du saint Martyr qu'il a placée dans un beau reliquaire et remis lui-même, en cérémonie, à M. l'abbé Humbert, curé du lieu.
Propre de Metz complété avec des notes dues à l'obligeance de M. l'abbé Guillaume, chanoine de Nancy.
Ai2 48 JUILLET.