XVIT JOUR DE JUILLET
MARTYROLOGE ROMAIN
La fête de saint CAMILLE DE LELLIS, confesseur, instituteur des Clercs réguliers ministres des infirmes, dont le décès est marqué au 44 de ce mois. 1614. — À Tivoli, sainte SYMPHOROSE, femme de saint Gétule, martyr, et ses SEPT FILS Crescent, Julien, Némèse, Primitif, Justin, Stactée et Eugène. La mère, pour son invincible constance, fut d’abord longtemps souffletée, puis suspendue par les cheveux, enfin précipitée dans la rivière, avec une pierre au cou. Ses enfants, attachés à des poteaux et tirés avec des poulies, consommèrent leur martyre par divers genres de supplices. Leurs corps, ayant été transportés à Rome, furent trouvés dans la diaconie de Saint-Ange in piscina, sous le pontificat du pape Pie IV. Vers 120. — A Carthage, sainte Gondène ou Guddène, vierge, qui, après avoir confessé Jésus-Christ, fut quatre fois, en divers jours, étendue sur le chevalet et horriblement déchirée avec des ongles de fer, par l’ordre du proconsul Rufn. Enfin, après avoir longtemps souffert l'infection d'un cachot, elle fut décapitée. 203. — A Dorostore, en Mysie, saint Emilien, martyr, qui fut jeté dans une fournaise ardente au temps de Julien l’Apostat, sous le président Capitolin : ce qui lui mérita la palme du martyre. 362. — A Utrecht, saint FRÉDÉRIC, évèque et martyr. 838. — En Galice, province d'Espagne, sainte Marine, vierge et martyre 1. — À Milan, saint Materne, évêque, qui fut mis en prison sous l’empereur Maximien, pour la foi de Jésus-Christ et pour la défense de son troupeau ; flagellé à diverses reprises, il mourut enfin paisiblement en Notre-Scigneur, célèbre par les confessions réitérées de sa foi. Commencement du 1VS s. — À Brescia, la naissance au ciel de saint PHILASTRE, évêque de cette ville, qui combattit longtemps, tant de vive voix que par écrit, contre les hérétiques, surlout contre les Ariens, dont il eut beaucoup à souffrir. Enfin, Dieu l’ayant rendu illustre par plusieurs miracles, il mourut avec la qualité de confesseur, d’une mort naturelle et tranquille. 386. — A Metz, saint ARNOUL ou ARNOULT, évèque de ce siége, renommé pour sa sainteté et pour ses grands miracles, qui quitta l’épiscopat pour embrasser la vie érémitique, dans laquelle il parvint à une fin bienheureuse. 641. — À Segni, saint BRUNO, évêque et confesseur.-4125, — À Forlimpopoli, en Italie, saint Rufl ou Roguil, évêque de ce siége. 385.
MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ
Au diocèse de Chartres, saint Arnoul, archevêque de Tours et martyr, déjà nommé hier et différent de l’évêque de Metz du même nom, cité au martyrologe romain de ce jour. Il prêcha la foi parmi les Francs, après que le roi Clovis eut été baptisé par saint Remi. Ses travaux apostoliques furent traversés par de grandes contradictions : il reçut la couronne du martyre entre Chartres et Paris, dans la forêt d'Yveline. Son culte est fort célèbre à Paris, à Reims et dans toute la France. On bâtit une église en son honneur sur le lieu de son martyre, et son corps y fut déposé ; depuis il a été transporté à Crespy-en-Valois (Oise), où il était honoré dans un monastère de son nom (S. Arnulphus Crispeiensis, Ordre de Saint-Benoît, fondé en 1008), au diocèse de Beauvais. vre s, — Au diocèse de Vannes, saint Goneri ou Gonéry, originaire de la Grande-Bretagne, qui mena d’abord la vie solitaire dans la forêt de Brenguilly, près de Rohan (Morbihan), et qui, pour se dérober à la vénération des peuples, alla se cacher à Plougrescant, sur la côte de Tréguier, où il continua sa pénitence et finit heureusement ses jours. Il y a à Plougrescant une chapelle dédiée à saint Goneri et bâtie sur le lieu même de sa sépulture ; une partie de cet édifice paraît remonter au vrsre siècle. Le tombeau du Saint, son chef et ses principaux ossements, se conservent encore dans cette chapelle, ainsi qu’une chasuble de satin brun, de forme antique, et qu’on assure être celle du Saint. Les habitants de Plougrescant honorent la mère de saint Goneri sous le nom de
1. Elle souffrit le martyre près d'Orense fAguæ calidæ), petite ville de Galice où son corps repose
dans une église de son nom. Cette Sainte est fort populaire en Espagne où nombre de chapelles sont dédiées sous son invocation. — Acta Sanctorum.
sainte Libouban ; mais elle ne reçoit aucun culte public. vie s, — À Paris, à Bayeux et à Beauvais, saint CLAIR, prêtre et martyr dans le Vexin français (Wulcassinus pagus, dans l’ancienne Ile-de-France). 886. — En Franche-Comté, saint Anségise, abbé de Luxeuil (Luxovium, Ordre de Saint-Benoît, monastère fondé vers 590). Nous en donnerons la vie au 20 juillet, jour où on l’honore au diocèse de Beauvais. 831. — Au diocèse de Tours, saint Ours et saint Leubace, appelé aussi Libesse, Leubasse, Léobat et Loubace, abbés, dont saint Grégoire de Tours a fait l’éloge. Nous en parlerons au 28 juillet, jour où ils sont honorés au diocèse de Bourges. vie s. — Au diocèse de Chartres, sainte Scariberge, épouse de saint Arnoul, archevêque de Tours, cité plus haut. Elle demeura vierge comme son mari. Le martyrologe de France la nomme aussi au 2 octobre. vie &. — Dans l’Anjou, saint Hervé de Chalonnes, disciple de Robert d’Arbrissel. Natif de la Grande- Bretagne, il entra de bonne heure dans le monastère de Vendôme, alors au diocèse de Chartres, sous la conduite, du saint abbé Bernon, Robert d’Arbrissel ayant fondé dans la forêt de Craon une nouvelle Thébaïde, Hervé obtint de son abbé d'aller se mettre sous sa direction. Dans la suite, il mena la vie solitaire à Chalonnes (Maine-et-Loire), dans une terre que lui avait cédée Rainaud de Martigné, évèque d'Angers. Il y termina ses jours, et son corps fut déposé dans le petit oratoire qu’il avait fait bâtir auprès de son ermitage, avec cette épitaphe : « Ici repose Hervé, le conseil du peuple, la voix de l’opprimé, la langue des assemblées publiques ». 4119. — En Belgique, la bienheureuse BERTHE DE MARBAIS, première abbesse de Marquette, au diocèse de Cambraïi.1247.
MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX
Martyrologe des Bénécictins. — Saint Alexis, confesseur, nommé hier. 404,
Martyrologe des Dominicains. — La solennité de la bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel.
Martyrologe des Franciscains. — À Cracovie, le bienheureux Simon de Lipninza, confesseur, de l'Ordre des Mineurs, célèbre par sa doctrine, son humilité. et sa prédication i. 4482.
ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES
En Allemagne, saint Arnold, confesseur, grec de naissance, qui, pour trouver à gagner sa vie, vint en Allemagne et s'établit dans le village de Ginnezviller, appelé depuis Arnoldsviller ou Arnsviller, où il se fit remarquer par sa charité envers les pauvres et les affligés. 1x° s. — Au diocèse d’Augsbourg, sainte Radegonde (Radiana), vierge et servante à Wellembourg, célèbre par sa compassion pour les infirmes et les malades. Un jour qu'elle allait les soigner, et traversait un bois pour se rendre du château de ses maîtres à l'infirmerie, elle fut attaquée par deux loups qui la blessèrent mortellenent. Ses maitres firent enterrer son corps près de l'hôpital et ériger une chapelle sur son tombeau. En 1521, cette chapelle fut changée en église. En 1812, ses reliques furent. transférées à Woldberg, où une église fut dédiée sous son invocation en 1820. Sa fête s’y célèbre tous les ans le quatrième dimanche après la Pentecôte. xr119 8. — A Florence, en Italie, le bienheureux Ange Augustin Mazzinghi, carme de l’ancienne Observance, célèbre pour sa tendre dévotion envers Marie, dévotion qu'il travailla constamment à répandre. Son corps se conservait dans l’église des Carmes de Florence où une vieille peinture le représentait avec des roses et des lis sortant de sa bouche. 1438. — A Dorostore, en Mysie, avec saint Emilien, nommé au martyrologe romain de ce jour, les saints Basse, Maxime, Paul, Marin et Juste, et les saintes Seconde et Donate, martyrs, cités par saint Jérôme. — Saint Faltée ou Falvée, évêque, et saint Joconde, tous deux martyrs, cités par le même, sans plus de détails. — A Capo d'Istria (Justinopolis), dans les Etats autrichiens, saint Elie, confesseur, dont le corps repose dans l’église cathédrale de cette ville : quelques parcelles sont renfermées dans une petite châsse vitrée qu'on expose, le jour de la fête du Saint, à la vénération publique. On l’invoque contre les maux de tête. — En Ecosse, sainte Thenne ou Thenew, mère de saint Kentigern, célèbre par les austérités dont elle fatiguait son corps au milieu des délices de la cour. Vers 580. — Près de Sulmo, aujourd'hui Solmona, petite ville d'Italie, le bienheureux Robert de Salente (aujourd’hui Soleto, dans la Terre d'Otrante), religieux célestin. Son père s'appelait Thomasio et sa mère Benevenuta : ils l’élevèrent chréliennement. S’étant confessé au bienheureux Pierre Célestin, il lui prédit qu'il prendrait un jour l’habit de son Ordre, ce qu’il fit en cflet. Il mena pendant douze ans une vie très-mortifiée qu’on pouvait appeler un long et continuel martyre : Dieu récompensa son serviteur dès cette vie en le gratifant du don des miracles et en l’honorant de sa familiarité. Il s’appliqua avec ardeur à la fondation de nouveaux monastères, et mourut riche de bonnes œuvres, 1341.
1. 11 naquit au village de Lipninza, à sept lieues environ de Cracovie (Carrodunum), ville de l'anciénne Pologne, aujourd'hui à l'Autriche (Galicie). Ses dépouilles mortelles furent enterrées dans l'église de Saint-Bernardin, près de Cracovie, et honorées aussitôt d'un culte publie. — Cf. Continuateurs de Godescard.