SES
Rome, saint SYMMAQUE, pape, qui fut longtemps troublé par les factions des schismatiques ; s'étant rendu célèbre par sa sainteté, il s’endormit paisiblement dans le Seigneur. 514. — A Vérone, saint Félix, évêque. — Sur la montagne de Scété, en Egypte, saint ARSÈNE, diacre de l'Eglise romaine, qui, s'étant retiré dans la solitude, au temps de l’empereur Théodose, s’y perfectionna dans toutes les vertus, et, jouissant continuellement du don des larmes, se reposa enfin en Jésus-Christ. 450. — En Cappadoce, sainte MACRINE, vierge, sœur de saint Basile le Grand et de saint Grégoire de Nysse. 379.
MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ
À Utrecht (Trajectum ad Rhenum), ville du royaume de Hollande, le bienheureux Bernoul ou Bernulphe (Bernulphus), appelé aussi Bernold, archevêque de ce siége. D'abord curé du village d'Oosterbeck, près d’Arnheim, dans la Gueldre, l’empereur Conrad, frappé de sa sainteté et de son zèle, l’appela, en 1026, sur le trône archiépiscopal d'Utrecht, qu'il illustra pendant vingt-sept ans. Il y fonda deux églises collégiales, celle de Saint-Pierre et celle de Saint-Jean-Baptiste, et s’occupa de relever les basiliques ruinées de son diocèse. Il fut enterré dans l’église de Saint-Pierre. 1054. — À Autun, saint Rhétice ou Rétice, appelé aussi quelquefois Ritice, évêque de ce siége, dont nous avons donné la vie sous le 45 mai. Saint Grégoire de Tours, saint Jérôme et saint Augustin en parlent avec éloge. 334. — A Dijon, le bienheureux Garnier, prévôt de Saint-Etienne de cette ville (S. Stephanus Divionensis), ancienne église séculière et abbaye de l'Ordre de Saint-Augustin, dans le diocèse primitif de Langres. Après le 1xe s. — A La Brille, petite ville de la Hollande méridionale, plusieurs nouveaux Martyrs massacrés par les Calvinistes, comme ceux de Gorkum, dont nous avons donné la vie au 9 juillet. — A Lyon, saint Rustique, prêtre. — Dans l’ancien diocèse d'Auxerre (archidiocèse actuel de Sens) et à Poitiers, fète de la translation des reliques de saint Nectaire ou Victorin, premier évêque connu de cette dernière ville 1. — A Poitiers, saint Libère, deuxième évêque connu de ce siége. Après avoir fermé les plaies faites à l’Eglise de son diocèse par la persécution de Dioclétien, une mort précieuse devant le Seigneur consacra sa mémoire dans le souvenir des peuples. 1x° ou x® s. — Au diocèse de Cahors, saint Vincent de Paul, cité au martyrologe romain de ce jour, un des patrons de cette Eglise.
MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX
Martyrologe des Basiliens. — En Cappadoce, sainte Macrine, vierge, abbesse, sœur de saint Basile et de saint Grégoire de Nysse ; on trouve un beau panégyrique de sa vie dans les œuvres du mème Grégoire. 319.
Martyrologe des Franciscains. — À Léopolis, en Russie, le bienheureux Jean de Dukla, confesseur, de l'Ordre des Frères Mineurs, remarquable par ses vertus et par le don qu'il avait de guérir les malades. Il décéda le 29 septembre 1484 ?.
ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES
À Constantinople, sainte Darie, citée par saint Jérôme. — A Alexandrie, saint Sisinne, martyr, cité par le même. — A Antioche, les saints Machadore, Lampade, Lucien, Philippe, Pierre, Torquat, Tinnin et Jocius, martyrs. — À Constantinople, saint Die, archimandrite et thaumaturge. On lit dans les apographes grecs de saint Ambroise qu'il vivait du temps de Théodose le Grand à Antioche de Syrie, où il mena la vie ascétique. Sur une révélation divine, il gagna Constantinople et y fonda un monastère autrefois célèbre, à la construction duquel Théodose contribua par ses largesses à notre Saint. Le bienheureux Atticus, patriarche de Constantinople, lui conféra la prètrise. Il mourut dans l'exercice des plus sublimes vertus, après avoir prédit le jour de son décès et opéré des miracles éclatants. Vers l’an 430. — À Naples, saint Laurent, évêque de ce siége, qu’il tint pendant quinze ans et six mois et illustra par ses vertus. On croit que son corps repose dans son église cathédrale, sous l’autel de la chapelle de Saint-Sauveur, avec celui de saint Athanase, également évêque de Naples. Vers l’an 717. = Au monastère de Saint-Vincent-sur-le-Vol-
1. Voir Origines de la province et de l'Eglise de Poitiers, par M. l'abbé Auber, les Petits Bollandistes au 2 novembre et le martyrologe romain du même jour.
2. Jean de Dukla était disciple de saint Jean de Capistran. Il consacra une partie de sa vie à évangéliser la Pologne où la sainteté de sa vie et son éloquence amenèrent au Christianisme un grand nombre d'âmes. Le modèle qu'il avait donné à sa vie était la sainte Vierge envers laquelle il avait une très-grande dévotion. Devenu aveugle dans ses dernières années il n'en continua pas moins d'exercer le saint ministère jusqu'au moment de sa mort arrivée le 29 septembre 1484. Clément X approuva son culte et fixa sa fête le 19 juillet, — Voir, pour plus de détails, notre Palmier Séraphique, au 19 juiliet.
turne, près de Bénévent, en Italie, saint AMBROISE AUTPERT, abbé, Père de l'Eglise, et écrivain ecclésiastique. 718. — Au monastère de Saint-Marienberg /Mons Sanctæ Mariæ, Ordre de Citeaux, fondé en 1197), dans la basse Hongrie, la bienheureuse Stilla, vierge. Elle est honorée à Eichstædt (Dryopolis), petite ville de Bavière, dans le cercle de la Regen. xr1e ou xr11e s. — A Foligno, ville de la délégation de Pérouse, en Italie, saint Pierre, confesseur. Né de parents riches, il mena une jeunesse toute profane ; mais il revint promptement à la vertu, pleura amèrement ses péchés, et distribuant tous ses biens aux pauvres, il se réduisit à vivre d’aumônes. Très-assidu à l’oraison et à la contemplation des choses du ciel, il affligea son corps par de grandes macérations, ce qui lui permit de résister avec courage aux tentations de l'ennemi du salut qui ne manqua pas de le séduire par le souvenir de la vie molle et connue de ses premières années. Enfin, arrivé au terme de ses combats, il s’envola au ciel recevoir la palme promise aux bons serviteurs. 1323.