‹ Les petits Bollandistes (volume 4)Chapitre 229 sur 229 · SAINT AGRIPPIN, ÉVÊQUE D’AUTUN ET CONFESSEUR · texte numérisé non relu

SAINT AGRIPPIN, ÉVÊQUE D’AUTUN ET CONFESSEUR

Le nom de saint Agrippin est cher aux Autunois parce qu’il se rattache d’une manière étroite à celui du grand saint Germain de Paris, la plus brillante illustration de l’abbaye de Saint-Germain.

Saint Agrippin était déjà évêque au plus tard en 533, car il souscrivait cette année-là même au deuxième concile d'Orléans, convoqué le 23 juin par les soins du roi Childebert. Vingt-huit évêques de France composaient cette auguste assemblée, Cinq ans après, le 7 mai, Agrippin souscrivit encore au troisième concile tenu dans la même ville, avec saint Grégoire de Langres, saint Agricole de Chalon-sur-Saône et saint Placide, premier évêque de Mâcon, préiats qui sont tous des gloires pour le diocèse d’Autun. Vraisemblablement notre saint Evèque n’est pas autre que cet Agrippin, archidiacre de Langres, dont il est parlé dans la vie de saint Jean de Réome; car saint Grégoire, alors évêque de Langres, qui était d’Autun, dut s'intéresser vivement à la nomination de Pévêque de sa ville natale. Il employa donc sans doute la haute influence que lui donnaient le caractère épiscopal, une sainteté reconnue et son ancienne dignité de comte d’Autun, pour qu’un choix si important fût le meilleur possible. Or, connaissant tout le mérite de son archidiacre Agrippin, il le présenta et le fit agréer comme le successeur de Procule II. S'il en a été ainsi, nous ne devons pas être étonnés de lire dans l’histoire que le nouvel évêque gouverna saintement son Eglise, remplit tous les devoirs d’un bon pasteur et mérita de recevoir après sa mort le culte des Bienheureux. Le choix du saint Evèque de Langres ne promettait pas moins. Saint Agrippin eut la consolation, si douce pour son cœur d’évèque, d'admettre dans le clergé d’Autun et d'élever aux saints Ordres l’admirable jeune homme qui devait jeter sur ces lieux un rayon de sa gloire, Germain, le pieux abbé de Saint-Symphorien avant d’être le grand évêque de Paris. Notre Sanit est nommé au martyrologe de France du 4er janvier, et à celui du 9 juillet.

Dinet : Saint Symphorien et son culte.

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