‹ Les petits Bollandistes (volume 4)Chapitre 33 sur 229 · VI JOUR DE JUILLET · texte numérisé non relu

VI JOUR DE JUILLET

MARTYROLOGE ROMAIN

L'Octave des apôtres saint Pierre et saint Paul. — En Judée, saint IsAŸE, prophète, qui, sous le roi Manassès, fut scié en deux et enterré sous le chène de Rogel, près du courant des eaux. — À Rome, la fête de saint Tranquillin, martyr, père des saints Marc et Marcellien, qui fut converti à Jésus-Christ par saint Sébastien, martyr, baptisé par saint Polycarpe, prêtre, et ordonné prètre par le pape saint Caïus. Le jour de l'Octave des Apôtres, comme il priait au tombeau de saint Paul, ayant été pris par les païens et lapidé, il consomma son martyre sous l’empereur Dioclétient. 286. — À Fiésole, dans l’ancienne Etrurie, saint Romule, évêque et martyr, disciple de l’apôtre saint Pierre, qui lui donna la mission de prêcher l'Evangile ; après avoir annoncé Jésus-Christ en plusieurs lieux de l'Italie, étant de retour à Fiésole, il reçut, avec quelques-uns de ses compagnons, sous l’empereur Domitien, la couronne du martyre. 1° s. — En Campanie, sainte Dominique, vierge et martyre, qui, après avoir brisé des idoles, sous l’empereur Dioclétien, fut exposée aux bêtes ; mais, n’en ayant reçu aucun mal, elle eut la tète tranchée, et son âme s’envola au ciel, Son corps est conservé avec une grande vénération à Tropéa, en Calabre. 1ve s. — Le mêmè jour, sainte Lucie, martyre, née en Campanie, qui, ayant êté prise et tourmentée cruellement par le lieutenant Rictiovare, le convertit à Jésus-Christ. On leur adjoignit Antonin, Séverin, Diodore,

Dion et dix-sept autres, qui partagèrent leurs tourments et leur couronne. — Dans le territoire de Trèves, saint GoAR, prêtre et confesseur. 575.

MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ÉT AUGMENTE

À Chälon-sur-Saône, saint GERVAIS, diacre de l'Eglise du Mans et martyr. — Dans l’ancien monastère de Saint-Pierre de Caunes (Sanctus Petrus de Caunis, abbaye de Bénédictins, fondée par saint Aignan, vers la fin du virr° siècle), au diocèse de Carcassonne, les saints martyrs Amand, Alexandre, Lucius et Audalde, dont nous avons donné la notice au 5 juin. Commencement du 1ve s. — Aux environs d'Ostende, en Belgique, sainte GODÉLEINE où GODELIVE, femme d’une insigne piété, qui, après une infinité d'insultes et de mauvais traitements qui exercèrent longtemps sa patience, fut cruellement massacrée par l'ordre de Bertulphe, son mari, à qui son innocence et sa sainte vie étaient insupportables. 1070. — À Menoux, près Faverney (Haute-Saône), le martyre de saint BERTHAIRE Où BERTHIER, prêtre, et de saint ATHALÈNE Ou ATTALEIN, diacre, dont les reliques sont honorées à Florival, au duché de Luxembourg. 764. — À Magné, près de Niort, au diocèse de Poitiers, les saintes MACRINE, PÉZENNE et COLOMBE, vierges. Pézenne, appelée aussi Pécine, Pexine, Péchinne et Persévérande, est citée au martyrologe romain du 26 juin. 1x2 s. — Au monastère de Diessen, en Bavière, sainte MECHTILDE ou MATHILDE, vierge, dont l'éminente sainteté a été manifestée par plusieurs miracles. Vers l'an 1160. — Au diocèse d'Auxerre, saint Hugues,

1. Un os iliaque du Saint fut envoyé de Rome à Harbonnières, à l'abbé fsaac de Pas-Feuquières. C’est depuis ce temps qu'il est devenu le patron secondaire de cette église, où une chapelle lui est consacrée. Dans la châsse moderne, de style flamboyant, se trouve un procès-verbal du 17 messidor 1795, constatant que la relique fut mise dans une châsse de verre, alors que le reliquaire de cuivre fut transporté au district de Montdidier. Une neuvaine de pèlerinage commence le 6 juillet. — M. l'abbé Corblet.

solitaire. Commencement du 1xe s. — Au diocèse de Besancon, saint Amand, évêque de ce siége. Après la destruction de Besancon par Attila, la résidence de ses évêques fut transférée à Nyon. Cette ville, située sur les bords du lac Léman, appartenait encore à la Grande Séquanie, mais sa position la mettait à l'abri de l'invasion des barbares qui inondèrent ce pays pendant la seconde moitié du vesiècle. On croit que ce fut saint Amand qui opéra la translation du siége de Besançon. Vers lan 545. — À Pontivy (Morbihan), au diocèse de Vannes, sainte Noyala ou Noaluen, vicrge et martyre. Son culte, aujourd’hui nul, était fort célèbre en Bretagne, et du Bonetiez, curé de Pontivy, interrogé en 1719 sur le culte de cette Sainte, écrivait aux Bollandistes : « Il existe ici, à deux pas de ma paroisse, une chapelle très-antique et fort élégante, sous le vocable de Sainte-Noaluen. J'y ai vu une ancienne toile sur laquelle le pinceau assez grossier d’un artiste avait reproduit les principaux épisodes de sa vie : le tout était accompagné d'inscriptions en caractères gothiques. Voici sa légendes On la fait venir d'Angleterre avec sa nourrice, et aborder dans notre Bretagne sur une feuille d'arbre. On rapporte qu'elle fut décapitée non loin d’un village appelé Reignan, par l’ordre d’un certain Nizon ou Nizan, et qu’elle vint elle-même apporter sa tête à Pontivy. Le peuple célèbre sa fète avec la plus grande pompe, et pendant le Carême, un grand concours de pèlerins affluent à sa chapelle, de tous les bourgs du voisinage. Cette chapelle, par son architecture et son ornementation, ne le cède à aucun de nos plus beaux monuments de Bretagne. Plusieurs villages, bourgs ou villes, et plusieurs familles portent encore aujourd’hui le nom de la Sainte et disent assez la popularité dont elle jouit ».

ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES

À Fiésole, dans l’ancienne Etrurie, et à Volterra, dans la même contrée, avec saint Romule, évêque, cité au martyrologe romain de ce jour, les saints Marchitien, Crescent, Dulcissime et Carissime, martyrs, ses compagnons. Lorsqu’en 1491, l’ancienne basilique de Saint-Juste de Volterra fut restaurée, les ouvriers découvrirent un puits rempli d’ossements ; ils en soulevèrent le couvercle et soudain l’église fut embaumée de la suave odeur qui s’en exhalait. Tous les spectateurs furent saisis d’admiration, et l’on procéda à la reconnaissance des corps saints, mais on ne découvrit que trois inscriptions qui donnaient les noms de Dulcissime, Carissime et Crescent. L'abbé du monastère de Saint-Juste fit transporter avec grande pompe ces précieuses reliques dans l’église abbatiale, et les reénferma religieusement dans une châsse de marbre, avec l’inscription dont nous avons parlé. 1er 8. — A Alexandrie, saint Artote, appelé aussi Arithon, Ariote, Artole et Arthote, martyr. C'est peut-être le même que saint Arpotes, nommé hier. — En Syrie, les saints Zotique, Pallade, Sévère, Zète, Philippe et Arateur ou Orateur, martyrs, cités au martyrologe de saint Jérôme. — Les saints Isaure, Félix, Pérégrin, Ermias, et leurs compagnons, martyrs, on ne sait plus en quel endroit. Ils naquirent à Athènes, sous l’empereur Numérien. Ayant quitté leur patrie et distribué tous leurs biens aux pauvres, ils se retirèrent dans une ville que les anciens appelaient Apollonias; là, ils s’enfoncèrent dans une caverne profonde et se livrèrent à la contemplation. Le président de la ville ayant découvert leur retraite, il fit trancher la tête au diacre Isaure ; ses compagnons furent jetés sur un brasier ardent : mais. les flammes les ayant respectés, ils furent décapités. 1ve s. — Chez les Grecs, les saints martyrs Archippe, Philémon, Apollonius, Alexandre, Epimaque et Onésime, Le premier fut écartelé, le second attaché à une croix, le troisième jeté à la mer dans une barque où l’on mit le feu; Alexandre, une meule attachée au cou, fut précipité du haut d’un tertre; Epimaque périt par le glaive, ainsi qu'Onésime. — A Durazzo, en Macédoine, saint Aste, aussi appelé Astée, Astius et Abériste, évêque et martyr. Sous l’empereur Trajan et le juge Agricola, il fut, en haine de Jésus-Christ, attaché à un arbre après qu’on eut enduit son corps de miel, et exposé ainsi, pendant les chaleurs de l'été, à la voracité des moucherons. Le martyrologe romain en fait mention au 7 juillet, — A Brescia, en Lombardie, les saints martyrs Nicolas et Jérôme. Ils furent convertis à la foi et baptisés par l’évêque saint Apollonius, qui, aidé de quelques généreux chrétiens, les encouragea au martyre et leur passa le pain des anges, pendant la nuit, à travers l’étroite fenêtre de fer de leur prison. Leurs corps furent déposés dans l’église Sainte-Afre de Brescia. 123. — A Fordun, à quinze milles d’Aberdeen, en Ecosse, saint Pallade, évêque et <onfesseur, apôtre des Scots. Il arriva chez ces peuples l’an 431. On comprend combien la mission qu’il entreprit de les convertir à la foi dut lui coûter de peines et de fatigues. Les Scots ayant été s'établir dans le nord de la Bretagne, vers le temps où les Romains commencèrent à abandonner le pays, le Saint jes y suivit : il prècha parmi eux avec beaucoup de zèle et forma une Eglise nombreuse. Ses reliques se gardaient autrefois dans le monastère de Fordun. En 1409, Guillaume Scènes, archevêque de Saint-André et primat d’Ecosse, les mit dans une nouvelle châsse qui était enrichie d'or et de pierreries. Vers 450. — Dans la Grande-Bretagne, sainte Darerque, appelée aussi Monynne, vierge, célèbre par ses grandes austérités et le don de prophéties et de miracles dont le Seigneur la gratifia durant sa vie. ve ou vie siècle. — À Césène, en Italie, saint Sévère, évêque et confesseur. Pendant qu'une longue sécheresse désolait son diocèse, il obtint par ses ferventes prières une pluie bienfaisante qui réjouit le cœur de ses ouailles et le fit avoir en grande vénération.

Fin du vie s. — An monastère d’Ely, en Angleterre, sainte SEXBURGE, abbesse. Fin du VII 8. — En Bohème, sainte Angèle, vierge carmélite. Fille de roi, elle quitta le monde de bonne heure et se donna tout entière à Dieu, elle fut ensevelie à Prague, et la ville de Cologne, dans la Prusse rhénane, possède une petite portion de ses reliques. — A Viterbe, en Italie, le bienheureux Pierre

de la Croix, de l'Ordre des Servites. 1522.

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