‹ Les petits Bollandistes (volume 4)Chapitre 88 sur 229 · XI JOUR DE JUILLET · texte numérisé non relu

XI JOUR DE JUILLET

À Rome, saint PIE Ier, papé, qui recut la couronne du martyre durant la persécution de Marc- Aurèle-Antonin. 457. — A Nicopolis, en Arménie, la fête de saint Janvier et de sainte Pélagie, qui, ayant été torturés pendant quatre jours par les supplices du chevalet, les ongles de fer, les têts de pots cassés, accomplirent heureusement ieur martyre. 1Ve s. — Dans le diocèse de Sens, saint Sidroin, marlyr. 1119 s. — À Iconium, en Phrygie, saint Morcien, qui, éprouvé par beaucoup de tourments, parvint à la palme du martyre sous le président Pérennius. 243. — A Side, en Pamphylie, saint Cindée, prêtre, qui, sous l’empereur Dioclétien et le président Stratonique, fut, après plusieurs tourments, jeté dans le feu ; mais, n’en ayant recu aucun mal, il rendit l'esprit en priant Dieu. 1119 s. — A Brescia, en Lombardie f, les saints martyrs SAVIN et CYPRIEN. ve ou vis s. — À Bergame, en Lombardie, saint Jean, évêque, qui, pour la défense de la foi catholique, fut massacré par les Ariens. 683. — A Cordoue, en Espagne, saint Abonde, prêtre, qui obtint la couronne du martyre pour s'être élevé contre la secte de Mahomet. 854, — En Poitou, saint Savin ou Sabin, confesseur, vI® s.

MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ

A Trèves et à Saint-Dié, saint HiDULPHE ou Hipou, évêque de ce siège, qui laissa cette grande prélature pour se faire solitaire dans les déserts des Vosges, où déjà s'était retiré saint Dié, ancien évèque de Nevers; il y mena une vie plus angélique qu'humaine et y assembla plusieurs disciples qui ont été dans la suite les pères de plusieurs monastères. Le pape saint Léon IX a fait son éloge. 107 — Aux diocèses de Bayeux et de Laval, sain Berlivin, martyr. Il naquit sur la fin du 1xe siècle, dans le diocèse de Lisieux, et montra dès sa plus tendre enfance de grandes disposi-

1. Le martyrologe romain à sans doute voulu dire La Bresse, ancienne province de France et pays natal de ces Saints, plutôt que Brescia, qui est une viile d'Italie et n'a rien à faire avec nos pieux personnages. Il est plus que probable, à notre avis, sauf le respect que nous professons pour la lettre du Fe romain, que sa dernière mention : « En Poitou, saint Savyin, confesseur », n'est qu'une répétition,

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tions à la vertu, ce qui le fit admettre de bonne heure dans l’état ecclésiastique. Lors de l’invasion des Normands, il se retira aux environs de Laval. Sa haute réputation parvint bientôt aux oreilles du comte de Laval qui lui confia l'éducation de ses enfants, ce dont il s’acquitta avec beaucoup de zèle. Malheureusement ses vertus lui firent des jaloux, et un familier du comte, profitant de l'instant où notre Saint était en prières, le perça de son glaive et le jeta dans l’eau d’une fontaine voisine : cette eau reçut dès lors la vertu de guérir les infirmes. Les pèlerins affluèrent bientôt sur le théâtre du massacre, ce qui donna naissance à l'église, puis à la paroisse de Saint-Berthevin-sur-Vicoin (Mayenne), et à celle de Saint-Berthevin-la-Tonnière (Mayenne). Le corps saint, retiré de l’eau, fut religieusement enseveli, avec ceux des saints Ursin et Patrice, dans l'église alors cathédrale de Lisieux, et ces précieux restes s'y sont gardés jusqu'à la Révolution de 93. xe s. — Aux diocèses d'Orléans, de Saint-Flour et du Mans, translation des corps de saint Benoît et de sa sœur, sainte Scholastique, du Mont-Cassin (royaume de Naples) en France; le premier fut déposé dans l’abbaye de Fleury ou Saint-Benoîtsur-Loire (Floriacum ad Ligarim, diocèse d'Orléans), le second dans la ville du Mans. 653. — A Cahors, saint Aleth, évêque de ce siége et confesseur. Romain de naissance, il fut l'époux de sainte Rufine et gendre de la célèbre sainte Paule. On raconte qu'ayant perdu son épouse, il fut envoyé sur le siège de Cahors. Saint Paulin de Nole a fait son éloge. I illustra jusqu'à sa mort l'Eglise de Cahors. 440. — A Bordeaux, saint LÉONCE LE JEUNE, évêque de ce siége et confesseur, qui, ayant bien gouverné sa maison dans l’état du mariage, gouverna encore plus saintement la maison de Dieu, qui est son Eglise, dans les sollicitudes de la charge pastorale. 564. — A Malines, en Belgique, le triomphe de sajnt Norbert. — A Bourges, saint Just, confesseur, qui seconda les travaux apostoliques de saint Ursin, premier évêque de ce siége. Il mourut près d’un petit bourg des bords de l’Auron, nommé Chambon (Cher), où il est aussi honoré. Fin du 1110 s. — Au Puy, fête de la Dédicace de l’église de Notre-Dame du Puy. — À Saint-Claude, saint Viventiole, moine de Condat et archevêque de Lyon 1. — A Cologne, fête de saint Agilulf ou Agilolf, déjà nommé le 9 juillet 2. — A Besancon, fête du SAINT-SUAIRE de Notre-Seigneur, apporté d'Orient dans cette ‘ville après la prise de Constantinople. 1204. — A Chelles (Calensis abbatia, Seine-et-Marne), au diocèse de Meaux, les saints Flour, Fabricien et Florentin, martyrs, dont les reliques se trouvent actuellement dans l’église Saint-André de ce lieu; elles avaient, avant la Révolution, appartenu à l'église abbaliale de cette ville. — Au diocèse de Quimper, saint Turiaï, évèque et confesseur 5, — Au diocèse de Clermont, saint Sidoine Apollinaire, évêque *.

MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX

Martyrologe des Chanoïnes réguliers. — Les bientieureux fils de sainte Félicité, couronnés du martyre le 10 de ce mois.

Martyrologe des Prémontrés. — La fête de saint Norbert, confesseur, archevèque de Magdebourg, instituteur de l'Ordre de Prémontré, dont l'entrée au ciel est le 6 juin.

Martyrologe des Bénédictins. — Sainte Véronique Giuliani, abbesse, dont il est fait mention le 9 juillet.

Martyrologe des Cisterciens. — Sainte Elisabeth, veuve, reine de Portugal,

Martyrologe des Augustins. — Sainte Véronique Giuliani.

Martyrologe des Servites. — Sainte Véroniqne Giuliani.

Martyrologe des Capucins. — À La Brille, en Hollande, le triomphe des dix-neuf Martyrs de Gorkum, parmi lesquels se trouvaient onze religieux de l'Ordre des Mineurs, savoir : Nicolas Pik, gardien des Cordeliers, Jérôme de Werden, vicaire, Villald, Nicaise, Thierry, Antoine de Hornaer, Antoine de Werden, Godfroy, François, Pierre et Corneille.

Martyrologe des Carmes.— À Reggio, dans l’Emilie, la bienheureuse Jeanne Scopelli, vierge, carmélite, dont la naissance au ciel est le 7 juilleé.

ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES

À Messines, petite ville de la Flandre occidentale (Belgique), saint Sidrone, martyr. Il souffrit à Rome, sous l’empereur Aurélien, mais ses reliques furent portées en Flandre après le milieu du XIe siècle par la bienheureuse Adèle, veuve du comte Baudouin IV. Elle les fit placer dans le monastère de Messines qu'elle avait fondé. Messines (Messina et Misseniacum) était une abbaye de femmes, de l'Ordre de Saint-Benoît, créée l’an 1060, près de la ville d’Ypres, sous l’invocation de la sainte Vierge. Vers 272. — A Rome, les saints martyrs Etienne, Léonce, Maurice, Domne, Militon, Achillée, Daniel, Diomède, Cyrique, Antoine, Jason, Jean, Sisinne, Eustase, et trente de leurs compagnons, cités par saint Jérôme. — A Alexandrie, saint Eutychius, martyr, nommé par le même. — À Antioche, les saintes Prodocie, Véronique et Spéciose, vierges. — En Afrique, les saints Marien et Janvier, martyrs. — Chez les Grecs, saint Martyrocle, martyr, qui fut percé de

1. V. sa vie au jour suivant. — 2. V. ce jour. — 3. V. sa vie au 13 juillet, — 4. V. sa vie au 25 août VIES DES SAINTS. — TOME VII. 16

flèches. — Chez les Grecs encore, saint Léon, confesseur. — En Ecosse, saint Drostan, confesseur. Né du sang des rois d'Ecosse, il méprisa de bonne heure toutes les vanités de ce monde et prit Fhabit de Saint-Benoît dans un monastère de son pays. Son culte était autrefois célèbre, et nombre d’autels furent élevés, nombre de chapelles furent dédiées sous son invocation. Vers 600. — Au diocèse de Coire, en Suisse, saint SIGISBERT où SIGEBERT, moine de Luxeuil et premier abbé de

.Dissentis (Disertina), et saint Placide, son compagnon. 645. — A Viborg, petite ville du Danemark (Jutland), saint Kétille, confesseur. Né de parents illustres qui eurent soin de le faire élever dans l'étude des sciences sacrées et profanes, il fit des progrès rapides dans les premières, et montra dès son bas âge une grande aptitude pour le service de Dieu. Son humilité, sa charité, sa douceur le rendaient recommandable et le faisaient aimer de tout le monde. La réputation croissante de sa sainteté parvint aux oreilles de l’évêque de Viborg : il attacha Kétille à son église cathédrale, et bientôt après l’ordonna prêtre. Dans ses nouvelles fonctions, le serviteur de Dieu -donna l'exemple de toutes les vertus. Elles lui créèrent des envieux : un jour qu’il récitait pieusement les heures canoniques dans son église de Sainte-Marguerite, des étrangers envahirent la basilique et percèrent de leurs traits le prêtre vertueux. On pense qu’il mourut Chanoine régulier de Ordre de Saint-Augustin, 4454.

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