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C'était alors le nom de la ville de Saint-Gaudens

2. On éleva plus tard à cet endroit une colonne qui disparut à la Révolution,

8. 11 s’agit de saint Mammès, patron de la ville et du diocèse de Langres, dont nous avons donné la vie au 17 août, où on peut lire des détails sur saint Théodote, sainte Rufine et sainte Ammia.

4. Ce pieux évêque, élu le 28 décembre 531, avait une dévotion particulière envers saint Christophe, martyr, et fit bâtir une petite église sous son invocation. C'est là qu'il fut inhumé après un an, huit mois et cinq jours d'épiscopat seulement, avec les deux prêtres Sanctin ou Saintin, et Mémoir ou Mémorien,

Cuthbert, berger, ayant vu son âme emportée au ciel, quitta son troupeau et,se fit religieux. 654, — À Nusco, saint Aimé, évêque. 4093. — Au mont Senario, près de Florence, le bienheureux Bonajuncta, confesseur, l’un des sept fondateurs de l'Ordre des Servites. Il entretenait ses frères de la Passion de Jésus-Christ, lorsqu'il rendit son esprit entre les mains du Seigneur.

MARTYROLOGE DE FRANCE, REVU ET AUGMENTÉ

A Jouarre (Seine-et-Marne, canton de la Ferté-sous-Jouarre), au diocèse de Meaux, saint Ebrégisile, appelé aussi Ebrigisile et Evrèle, évêque de ce siége et confesseur. Frère de sainte Agilberte (10 et 11 août}, abbesse du monastère de Jouarre (Jotrum), il fut le parfait imitateur de ses vertus dont il donna tout d’abord l'exemple dans le cloître. La mort de Patuse, évèque de Meaux, l’appela ensuite sur ce siége dont il fut une des gloires. Il mourut à Jouarre, et cette ville conserve encore aujourd'hui la plus grande parlie de ses reliques. vir® s. — Au diocèse de Marseille, fête de saint Lazare, premier évêque de ce siége et martyr, patron de la cathédrale et de tout le diocèse 1, — Au diocèse de Nimes, saint Vérédème ou Vrime, évêque d'Avignon (toutefois le Propre de Nimes ne Jui donne que la qualité de confesseur). Il est déjà cité au martyrologe français du 47 juin, où nous avons donné quelques détails sur sa vie. 120 ou 722. — Au diocèse de Sens, saint Raymond Nonnat, cité au marlyrologe romain d'aujourd'hui. — Au diocèse de Nantes, saint VICTOR DE CAMBON (S. Victor Campibonensis), solitaire. vie s. — À Longchamps (Seine), près de Boulogne, au diocèse de Paris, la bienheureuse ISABELLE DE FRANCE, fondatrice du monastère de ce lieu {Longus campus, Humilitas B. M., Abbatia S. M. juxta Clodoaldum). 1210. — Au monastère de Lobbes, en Hainaut, saint Théodulphe ou Thiou, évèque, cité déjà au martyrologe romain du 24 juin. 776. — A Montpellier, fête des Miracles de la très-sainte Vierge, dits AMèracles

qui lui furent inséparablement unis à la vie et à la mort. On montre encore le tombeau de saint Optat dans les cryptes de Saint-Germain, où il fut transféré dans la suite; mais ses ossements avaient été transportés dans le Berry avant le 1xe siècle, où les églises de Dèvres et de Vierzon les possédèrent suc— cessivement. — Fisquet, France pontificale.

1. On trouvera au mois de décembre la vie et l'histoire de saint Lazare. Bornons-nous ici à remar— quer que l'Eglise de Marseille profite de l'Octave de la solennité de son premier Apôtre, pour vénérer, le dimanche dans l’Octave, les saints Evêques, ses successeurs, qui n’ont pas trouvé une place dans son martyrologe. Ce sont saint Eusraonme, saint Honoré Ier et saint HONORÉ II.

Saint Eustache vécut environ de l'an 452 à l'an 470.

Musée lui a dédié la seconde partie de son travail. Ce fut en effet sur les instances du successeur de Vénérius que le savant prêtre marseillais composa le Sacramentaire (Missel et Rituel), qui compléta la liturgie du diocèse à cette époque. Eustache, que Gennade appelle un homme de Dieu et à qui Sidoine Apollinaire donne le titre de Saint, ne nous est guère connu que par le Sacramentaire de Musée et par l'ordination de saint Eutrope. Celui-ci était un riche marseillais, aussi distingué par sa naissance que par ses vertus. Après qu'il eut perdu sa femme, l'évêque de Marseille l'obligea, malgré les répugnances de son humilité, à recevoir le diaconat. Plus tard, il fut élu évêque d'Orange, et il a laissé dans l'histoire générale de l'Eglise des traces glorieuses. Chacun sait que le culte de saint Eutrope fut cher à nos pères, et plusieurs églises furent placées sous son invocation.

Saint Horcré Ier vivait vers la fin du ve siècle. M. le chanoine Antoine Ricard, à qui nous empruntons les détails sur la vie de ces trois saints Evêques, s'exprime comme il suit, à propos de celui-ci, dans son Histoire des Evèques de Marseille :

« Sous la conduite de saint Hilaire d'Arles, Honoré apprit de bonne heure à craindre le Seigneur ct à marcher dans les voies de la perfection. Il possédait à un degré éminent le talent de la parole, toujours prêt à prêcher avec une facilité merveilleuse, citant l'Ecriture sainte avec un tel à-propos qu'on eût dit qu'il la savait par cœur. Sous forme d’homélies, il composa plusieurs discours, malheureusement perdus, où il soutenait la foi et combattait l'hérésie. Il écrivit aussi des vies des Saints, et particulièrement celle de saint Hilaire d'Arles, dont il demeura toute sa vie le reconnaissant et fidèle disciple. Le pape Gélase rendit hommage à l'intégrité de la foi de saint Honoré, en lui écrivant pour l'en féliciter. Les Rogations, ou supplications solennelles pour obtenir les bénédictions de Dieu sur les fruits de la terre, avaient été établies récemment par saint Mamert. Le saint Evêque de Marseille s'empressa de les établir à son tour dans son diocèse. Ce ne fut que beaucoup plus tard qu'elles furent adoptées dans toute l'Eglise ».

Enfin, saint Honoré II vécut environ vers l’an 950. Sa vie est résumée comme il suit dans l'ouvrage déjà cité :

« Voici encore un Saint parmi nos anciens évêques de Marseille, le dernier des successeurs de saint Lazare, qui porte ce titre dans notre glorieuse chronologie épiscopale. Saint Honoré II apparaît pour la première fois, en 948, dans une transaction faite en faveur d'une pieuse dame nommée Thucinde. Les débuts de son épiscopat furent marqués par une de ces cruelles nécessités auxquelles l'invasion sarrasine réduisait trop souvent la piété de nos pères. Gérard de Roussillon, commissaire de Provence pour le roi Lothaire, fit transporter les reliques de saint Lazare de Marseille à Autun, et c'est à cette occasion que le diocèse d'Autun a été placé sous le patronage de notre premier évêque. Honoré IX obtint du comte Bozon une première restitution de biens ayant appartenu à l'abbaye de Saint-Victor. Cette abbaye devait, du reste, être l'objet constant de sa sollicitude pastorale, et il en devint comme le second fondateur.

« Il fut aidé dans cette œuvre de restauration par son frère Guillaume, qui était vicomte de Marseille. Non-seulement ils firent rendre au monastère les biens qui lui avaient été enlevés durant les troubles

des Tables. — Au diocèse d'Orléans, mémoire de saint Ÿ ou AGYLE DE VOISINAT, vicomte d’Orléans et confesseur. vi s. — A Sisteron (Basses-Alpes), au diocèse de Digne, sainte Florentine, vierge et martyre, dont on ne connait plus aujourd’hui que le nom. — A Evreux, le vénérable Henri-Marie Boudon, grand archidiacre de cette Eglise et auteur ascétique t. 1102. — A Rebais (Seine-et-Marne), au diocèse de Meaux, saint AGILE ou AILE, premier abbé du monastère bénédictin de ce nom (Rebascum), fondé, vers 638, par Dadon, chancelier du roi Dagobert, 650, — A Toul, au diocèse actuel de Nancy, saint GAUZLIN, trente-quatrième évêque de cet ancien siêge et confesseur. 962. — Autrefois, au diocèse de Nevers, saint Gildard, prêtre, qui édifia par ses vertus la paroisse de Lurey-le-Bourg (Nièvre, arrondissement de Cosne, cauton de Prémery), où il mourut le 24 août ; sa fête était renvoyée au 31 du même mois, à cause de l'occurrence de celle de saint Barthélemy. Saint Gildard fut enseveli dans l’église de Saint-Loup, près Nevers. vIIe s. — Autrefois, à Limoges, saint Nice, que l’on croit avoir été disciple de saint Martial, apôtre du Limousin. Son corps reposait dans l’église cathédrale,

MARTYROLOGES DES ORDRES RELIGIEUX

Martyrologe de l'Ordre de la bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel. — La dédicace des églises de l'Ordre de la bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel. — À Cordoue, en Espagne, saint Raymond Nonnat, cardinal et confesseur, de l'Ordre de la bienheureuse Vierge Marie de la Merei pour la Rédemption des Captifs, et dont la fête se célèbre le jour suivant. 1240.

Martyrologe de l'Ordre des Servites de la bienheureuse Vierge Marie. — Près de Florence, sur le mont Sénario, le bienheureux Bonajuncta, un des sept fondateurs de notre Ordre, célèbre par ses mérites remarquables. Après avoir dit la sainte messe, revêtu des habits sacrés, comme il faisait à ses confrères une instruction sur les paroles de la Passion de Jésus-Christ, arrivé à ces mots de l'Evangile : « Et ils le crucifièrent », il étendit les bras et les mains comme s'il devait être attaché à la croix, prononça ces paroles : « Je remets, Seigneur, mon esprit entre vos mains », et rendit tout à coup le dernier soupir.

Martyrologe de l'Ordre des Carmes déchaussés. — De même que chez les Carmélites.

ADDITIONS FAITES D'APRÈS LES BOLLANDISTES ET AUTRES HAGIOGRAPHES

En Angleterre, sainte Cuthburge, vierge et abhesse. Elle épousa Alfred qui, en 685, fut couronné roi des Northumbres. Son mari lui permit d'exécuter la résolution qu’elle avait prise de rester vierge et de se retirer dans le monastère de Barking, au comté d’Essex. Elle fonda depuis celui de Winburn, dans le comté de Dorset, et en prit le’ gouvernement. Elle y joignit les austérités de la pénitence à la ferveur de la prière ; sa douceur et son affabilité pour le prochain la faisaient universellement aimer et respecter. La sainte Abbesse mourut après avoir été purifiée par une maladie longue et douloureuse. Ses reliques ont été vénérées à Winburn jusqu'à la prétendue Réforme. Entre 720 et 130. — À Padoue, ville forte du royaume d'Italie, saint Syr, neuvième évêque de ce siége, qu'il tint pendant vingt-quatre ans, et confesseur. Il y a, sur le territoire de Padoue, une église dédiée sous son invocation. 111€ s. — À Spolète, ville archiépiscopale d'Italie, saint Primien, martyr. Arrêté pendant la persécution de Dioclétien et de Maximien, il fut d'abord étendu sur le chevalet ; on lui déchira ensuite les côtés avec des ongles de fer, puis on les lui brüla avec des torches ardentes ; enfin il fut décapité. 11e s. — À Fossombrone (Forum Semproniü), ville épiscopale d’Iialie, les saints Maurence, Urbain, Avite, Maternien et Vincent, moines, disciples de saint Palernien, évêque de Fano (Fanum Fortunæ), et martyrs. Le chef de saint Maurence se conserve religieusement à Fossombrone. 1119 s. — À Ancyre, en Galatie, les saints martyrs Gaïen,

causés en Provence par les barbares, mais leur pieuse libéralité lui en procura beaucoup d'autres. De concert avec son clergé, le saint Evêque plaça dans ce monastère une nouvelle colonie de moines, sous la Règle de Saint-Benoît. A la suite d'un acte qui relate des concessions importantes faites par l'Eglise de Marseille à Saint-Victor, le pieux prélat ajoute : « Moi, Honoré, évêque, et mon clergé, nous vous accordons la permission de rechercher les terres de Saint-Victor que nous ne possédons pas ; et, dès que vous les aurez découvertes, d'interpeller ceux qui les retiennent et de les posséder ensuite, sans que l'intervention d'aucun évêque soit nécessaire ». La concession fut faite ct publiée à Marseille, un mercredi 31 octobre, sous le règne de Conrad : elle fut signée d'abord par l'évêque saint Honoré.

« Une autre donation, émanée du comte de Provence, fut accomplie en présence de saint Honoré et de son frère. Elle est conçue en ces termes : « Je donne tout ce que je possède dans ce territoire (de la Cadière), par ia libéralité du roi, c'est-à-dire le fisc royal, à Saint-Victor et aux moines qui demeurent dans ce même lieu ».

« Le dernier acte où figure le nom du saint Evêque est daté de 967, et il est encore relatif à une revendication de terres appartenant à Saint-Victor ».

1. Nous donnerons sa vie dans le volume consacré aux Vénérables.

Lucien, Rufin, Vincent, Silvain, Emelin, Florentin, Anfinée ; et les saintes Vitalique, Antiquore, Juste et Julie, martyres, cités par les apographes de saint Jérôme. — En Angleterre, sainte Eanswide, vierge, abbesse du monastère bénédictin de Folkstone (Fo/kstontense cænobium, fondé vers 630), au comté de Kent. Elle était petite-fille d'Ethelbert, roi de Kent, et fille du prince Edbald, Repoussant les riches alliances que son père voulait lui faire contracter, et désireuse de n'avoir d'autre époux que Dieu seul, elle s’enferma dans le monastère de Folkstone que son père venait de fonder, y donna l’exemple de toutes les vertus, s’y endormit dans le Seigneur et y fut ensevelie. 640. — À Saragosse (Cæsarea Augusta), ville archiépiscopale d'Espagne et ancienne capitale de l’Aragon, saint Dominique de Val, enfant de sept ans, mis à mort par les Juifs, en haine de la religion catholique. 1250. — A Arezzo, ville épiscopale de Toscane, le bienheureux Benoit d’Arezzo, de l'Ordre des Frères Mineurs. Il fut un des premiers disciples de saint Francois, et illustra de l'éclat de ses vertus les cemmencements de son Ordre. Vers 1280. — Au monastère Camaldule de Sainte-Croix de Font-Avellane, en Ombrie {provinces actuelles de Spolète et d'Urbin), le bienheureux Albertin, prieur de ce monastère. Ses précieux restes se conservaient dans celle abbaye, renfermés dans une châsse d’or. Vers 1285.

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